Serge Franklin (compositeur des musiques de films d’Alexandre Arcady: Le coup de sirocco, Le grand pardon, etc.) a très gentiment accepté de revenir pour Dans l’ombre des studios sur ces séances, celles des autres albums du label Daphy, et sur ses débuts.
Remerciements à Serge Franklin, Clément Fontaine (Disques Cinémusique) et Laurent Lafarge (Music Box Records).
SERGE FRANKLIN : CHANSON, SITAR ET MUSIQUES DE SCÈNE
Serge Franklin fait ses débuts d’auteur-compositeur-interprète en chantant dans les cabarets rive gauche et en fréquentant les jams de jazz manouche, ainsi que les hootenannies, scènes ouvertes folk du Centre américain boulevard Raspail (lieu tenu par Lionel Rocheman, que j’ai précédemment évoqué dans mes interviews de Pat Woods et Victoria Riddle). « Mon père était décédé, et Lionel Rocheman m’a appris qu’il le connaissait, ils étaient dans le même lycée dans les années 35-38. Je cherchais un endroit pour jouer de la guitare et du folk, donc le Centre américain était le bon endroit. À l’époque, la vedette en était Alan Stivell. Mais un soir, Leonard Cohen est passé, il est juste venu chanter une chanson et s’est barré, tout le monde était époustouflé, et moi le premier. Ça m’a inspiré, et pour mes chansons, je voulais chanter comme ça. Mais ma carrière de chanteur n’a pas été inoubliable. »
Serge Franklin sort deux 45 tours pour le label Epic (créé par CBS). « Le premier titre, « Le Président », n’était pas très réussi. Mais il y en a que j’aime bien, comme « Klu Klux Klan », qui est marrant. « Hiroshima », je l’ai chanté au Festival de Sopot, en Pologne. CBS m’avait envoyé au casse-pipe. T'imagines un mec qui a fait des petits cabarets de la rive gauche, qui ne savait même pas à quoi ressemblait un studio quand il a enregistré son premier 45 tours et on lui dit « Si tu veux, on t’inscrit au Festival de Sopot ». Moi, dès l'instant où il s'agit de prendre la guitare et aller me balader, ça me plaît, donc j'y vais. On me demande si je veux répéter avec l'orchestre, je réponds que je veux chanter avec ma guitare comme je chante dans les cabarets. On ne fait pas de répétition, on m’amène en taxi et je me rends compte que c’est dans un stade. Il y avait peut-être 50.000 ou 60.000 personnes, et 50 mètres entre l’orchestre de 60 musiciens et mon micro. Les gens ont gentiment applaudi, mais l’orchestre était mort de rire. La plupart des chanteurs venaient de l’URSS, c’était un festival qui concurrençait un peu l’Eurovision. Il faut être fou pour faire des trucs comme ça. Plus jamais (rires) ! »
Serge Franklin commence à s’intéresser à l’orchestration (il suit des cours d’harmonie et de contrepoint avec une professeure intéressée par des profils en marge des conservatoires), il en parle à Bernard Gérard, qui a orchestré ses deux premiers 45 tours : « Bernard m’a conseillé de prendre les partitions des grands arrangeurs comme Messieurs Stravinsky et Ravel, et de les suivre en essayant de comprendre comment ils organisent les trucs, comment ils évitent certaines choses, etc. Et j’ai beaucoup travaillé comme ça. »
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| Ravi Shankar |
Serge Franklin devient l’un des deux ou trois joueurs de sitar employés dans les studios parisiens et sur scène : « Pour le sitar, j’arrivais en avance aux séances, pour m’assurer de la tonalité. Ça m’est même arrivé que l'arrangeur me passe un coup de fil avant pour me demander la tonalité que je pouvais prendre pour être à l’aise (do dièse par exemple). Les cordes sont assez sensibles, si tu montes trop, elles cassent. J’ai accompagné Georges Moustaki à Bobino, mais aussi Michel Jonasz à ses débuts, on était tous les deux chez AZ et j’avais du sitar dans mon titre « Exister », un titre que j'aime beaucoup, avec un arrangement super, très psychédélique, et un texte en hommage à Jean-Paul Sartre. J’ai joué aussi du sitar dans l’album La mort d’Orion de Gérard Manset. Il m’avait demandé de faire une espèce de grand prêtre avec une sorte de cantilène un peu orientale, et il était fou de joie. Il y avait dans la séance Anne Vanderlove, un nom que je n’ai pas prononcé depuis 50 ans. On l’a enregistré chez Bernard Estardy. Je me suis spécialisé dans les instruments africains et orientaux : j’avais une kora africaine, des flûtes orientales, un oud, un bouzouki, etc. Il y en a certains que je ne maîtrisais pas du tout, mais comme personne ne savait en jouer, ce n’était pas un problème, il suffisait de faire des sons. Je me souviens avoir fait une fois une séance de didgeridoo où vraiment je ne jouais pas bien du tout, mais ça suffisait pour faire le suspense. »
Michel Legrand était bien connu pour son caractère pour le moins… compliqué : « Avec moi il a toujours été d’une absolue correction, d’une gentillesse hallucinante. Mais je l’ai vu au Studio Davout pourrir la vie d’un merveilleux pianiste (que j’emploierai moi pour mes séances), j’avais honte, je n’avais jamais vu ça. « Tu ne sais pas jouer ! Regarde, là, le renversement est comme ça ! » en jetant son chronomètre. Une autre fois, il m’a appelé et m’a demandé « Je sais que tu travailles beaucoup à Prague, est-ce que tu veux bien me donner les coordonnées d’un orchestre sur place ? ». Je lui donne les coordonnées, il va à Prague, et ça s’est très mal passé, à telle enseigne que le premier violon lui a dit « Écoutez, Monsieur Legrand, on vous respecte beaucoup, mais si vous continuez comme ça, on va tous s'en aller. » Alors qu'il avait tous les prix possibles et imaginables au conservatoire, il n’avait rien à nous prouver, on savait que c'était un des meilleurs compositeurs français. Mais il ne maîtrisait pas toujours sa peur. Et ça, je sais ce que c’est, car quand je vais devenir compositeur de musique de film, je vais avoir la trouille. Chacun gère sa peur différemment, mais je pense qu’il faut respecter l’orchestre. Et lui était très exigent avec les autres, mais aussi avec lui-même.»
À la suite de cette première participation à la Compagnie Renaud-Barrault comme musicien, Jean-Louis Barrault propose à Serge Franklin d’intégrer la compagnie, comme directeur musical et compositeur d'une partie des musiques de scène. « En janvier, au moment des dernières de Jarry sur la butte, Jean-Louis me dit qu’il est content de m’avoir rencontré. Cette phrase, ça m'amuse toujours car quand un metteur en scène pour qui tu t’es défoncé te serre la main, tu sais que tu ne recevras jamais d’autre coup de fil de sa part. Mais là, il m’a appelé. Je n’ai jamais compris pourquoi. Peut-être parce que j’arrivais très tôt pour accorder mes instruments. Ou parce qu’il avait su que, n’étant pas beaucoup présent sur scène, j’avais proposé mon aide à la jeune femme qui était éclairagiste-en-chef, Jo Soubirous, et j’avais dépanné pour les éclairages. Ça avait dû lui plaire. »
Serge Franklin compose pour d’autres compagnies théâtrales et dans tous les styles, du classique au très moderne: « Avoir des sons étranges attire les créateurs. J’ai fait beaucoup de musiques pour des pièces avant-gardistes, très hippies, avec des acteurs à moitié à poil. » Au gré des pièces, il rencontre Alexandre Arcady et Diane Kurys, qui accompagneront son parcours de compositeur de musiques de films mais ça, c’est une autre histoire…
PRODUCTIONS ET ÉDITIONS SONORES / DAPHY
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| Claude Dejacques |
Serge Franklin : Bhupali
Serge Franklin participe comme arrangeur à la plupart des disques de cette collection d’illustration sonore, distribuée par Pathé : « C’était une assez grosse distribution. Tous se sont vendus raisonnablement, notamment celui sur les Caraïbes, qui était un vrai succès car il est dansant. Mais celui sur Kyoto a fait un bide noir, on n’a dû en vendre qu’une dizaine. C’était dommage, car j’avais trouvé une super musicienne de koto, une japonaise très gentille et très jolie. Et un jour je vais au cinéma avec ma femme, et une pub pour Obao passe avec « Sakura, sakura ». C’était l’arrangement que j’avais fait pour le disque Pour recevoir vos amis comme à Kyoto. Ma répartition SACEM était chétive à l’époque, et elle a fait un bond, je recevais l’équivalent de 3.500€ par trimestre juste pour cet arrangement. Pour un mec qui jouait dans les cabarets pour 30€ par soirée, ça avait arrangé les choses. » Dans chaque disque, Claude Dejacques autorise Serge Franklin à glisser au moins une de ses compositions personnelles : « Ça me faisait travailler dans des styles différents, mais évidemment dans la couleur du disque ».
Le succès de la collection incite Didier Appert à créer un sous-label de Production et Éditions sonores, le label Daphy, entièrement consacré à l’illustration sonore. Les collections du label sont supervisées par Claude Dejacques, et Serge Franklin est associé comme arrangeur à la plupart des nouvelles collections : « Musiques et instruments insolites » (Serge Franklin travaille sur celui sur les structures sonores Baschet et celui sur la harpe celtique), « Les itinéraires de l’évasion » (collection « cousine » de « Pour recevoir vos amis comme ». Serge Franklin en arrange trois sous son vrai nom (Alain Amaraggi) et un sous son nom d’artiste) et enfin « Pleins sons » (sous son nom d’artiste, et sous les pseudonymes d’ « Alphonse et son kitch ensemble » et « The Western Pioneers »).
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| Console du Studio Gaffinel |
L’ingé-son d’une grande partie des séances des disques Daphy était Dominique Blanc-Francard. « Il a un studio en Normandie à Deauville, pas très loin de chez moi. Il faudra que j'aille le voir un jour. On s'est un peu perdu de vue, mais je le suis sur Facebook. On était absolument tombé copain comme cochon avec Dominique. Un jour, j’ai fait une plage de près de 20 minutes avec des sons étranges, avec lui. Il était en train d’étalonner des multi-pistes et se servait d’une fréquence que je trouvais extraordinaire, il n’y avait pas de synthétiseur à l’époque. Et je me suis amusé avec ce truc. On s’est servi de ça il me semble sur l’album Pour recevoir vos amis comme à Ouagadougou, c’était de la musique plus que contemporaine, mélangée à des percussions africaines, dans une improvisation complète. C’était formidable, très marrant, et Didier Appert était fou de joie. »
Pour la collection « Pleins sons » (disques sortis vers 1973), Serge Franklin se penche sur le répertoire des films de Marilyn Monroe, Marlene Dietrich, Vincent Scotto, Disney, Charlie Chaplin, John Wayne, Gérard Philipe, Prévert et Kosma. « On n’avait pas beaucoup de budget, donc je ne pouvais pas prendre 50 musiciens, mais quand j'avais besoin de plus de monde pour la qualité du disque, Claude me défendait. Et on pouvait aussi s'arranger en créant un effet de masse grâce aux re-recordings. Je n’étais pas payé, je touchais seulement les droits d’arrangeur et les droits sur le titre inédit que je composais. Et j’avais quartier libre pour choisir les titres que je voulais arranger. J’aimais beaucoup le cinéma donc je n’avais pas de difficultés à trouver les chansons des grands films de l’époque, même sans l’aide d’internet. »
L’album sur les films interprétés par Gérard Philipe lui permet quelques grandes rencontres : « Pour Fanfan la tulipe, j’ai rencontré le compositeur Maurice Thiriet. Il habitait tout près du Trocadéro dans une petite maison qui lui permettait d’avoir son grand piano pour travailler. Il était déjà relativement âgé, et il m’a reçu tellement gentiment ! Il m’a donné une réduction d’orchestre de Fanfan la tulipe et m’a dit que je pouvais en faire ce que je voulais. J’ai discuté avec lui, et il m’a appris que pendant la guerre, les juifs n’avaient pas le droit d’écrire de la musique de film, ils avaient été exclus de beaucoup de professions. Maurice Thiriet était très ami avec Joseph Kosma, et donc il a signé pour lui les musiques que faisait en secret Kosma. C’était interdit, et dangereux. Il lui reversait, j’imagine, de l’argent en cachette, et a régularisé tout après la guerre auprès de la SACEM.
Pour préparer le disque, j’ai également rencontré René Cloërec, compositeur de la musique du Rouge et le noir, c’était un homme très secret qui vivait dans une maison en dehors de Paris, j’étais allé en 2 CV.
Quant à Jean Wiener, qui était beaucoup plus populaire pour beaucoup de raisons, je l’ai rencontré chez Barrault. Pour Sous le vent des îles Baléares (1972), Jean-Louis avait fait un mélange de deux pièces en hommage à Claudel. Jean Wiener avait presque 80 ans et la pêche d’un homme de 20 ans. Il jouait la partition de Honegger en réduction de piano, et moi je faisais de la musique très improvisée, avec du koto vietnamien et quelques flûtes et petites percussions. C'était extraordinaire, et le soir, on jouait ensemble, et il me faisait des blagues musicales d’un niveau très élaboré. Le soir de Noël, il a joué « Petit Papa Noël » en truquant les accords. Quel homme merveilleux. »
Pour l’album Pleins sons sur les musiques des films de Jacques Prévert et Joseph Kosma, Joseph Kosma est décédé depuis peu, mais Serge Franklin arrive à joindre Jacques Prévert : « Prévert était un ami de mon beau-père. Ça datait du groupe Octobre. Mon beau-père n’était pas dans le milieu artistique, il était hôtelier, mais il donnait à manger à ceux qui crevaient la dalle. Il m’a donné les coordonnées de Prévert. J'ai appelé Prévert et lui ai demandé s’il accepterait de faire une petite préface pour le disque, mais il a refusé. Il m’a dit qu’en temps normal il ne répondait plus au téléphone, qu’il ne voulait rien faire, et ne plus rien entendre de ce métier. »
C'est finalement... Jean-Louis Barrault qui préface le disque.
Pour cet album, Serge Franklin emploie très exceptionnellement des chanteurs, les autres disques étant principalement instrumentaux. « J’ai chanté « Rio Bravo » dans le disque sur John Wayne, et pour le disque sur Marlene Dietrich, Dietrich était encore vivante mais elle n’aurait jamais voulu venir, donc j’ai demandé à une amie allemande âgée, femme d’un très grand peintre suisse, de venir lire un texte sur « Lili Marleen ».
Pour le Prévert et Kosma, Claude et moi avons eu l’idée de solliciter des chanteurs, ce n’étaient pas des adaptations, mais vraiment le patrimoine du cinéma français. On a demandé à Jean Stout de convoquer une équipe de choristes, et on a négocié auprès de Didier Appert pour qu’ils aient un supplément de cachet. Je garde de très bons souvenirs de ces enregistrements car il n’y avait pas de pression. Lorsque j’ai des séances d’orchestre avec 70 musiciens en face de moi, des choristes, etc. j’ai mal au ventre en arrivant au studio. Mais là sur ces musiques magnifiques, c’étaient des arrangements simples qui laissaient beaucoup de place aux musiciens et aux chanteurs. Les chanteurs prenaient beaucoup de plaisir et tout était dans la bonne humeur. On se distribuait les couplets comme ça, et ils savaient que j’allais leur demander un arrangement de tierce ou de quarte avant même de le dire. Anne Germain disait « Je ferai la 7ème, puis ensuite je ferai comme ça, tu vas voir, ça va être joli ». Qu’est-ce que tu vas embêter des gens comme ça, j’aurais été bien prétentieux. Et pour les musiciens, pareil. Je ne mettais parfois que la grille pour l’accordéoniste, je ne vais pas l’enquiquiner en lui donnant des notes sur une chanson qu’il a jouée une centaine de fois dans des bals. Idem pour les guitaristes, qui me proposaient un petit contrechant à la Django. Je vais les retrouver pour Le Grand Pardon : Michel Gésina et Fernand Garbasi. Tous deux étaient pieds-noirs, donc quand ils ont vu le film, ils ont commencé à sauter au plafond. Ils m’ont fait des propositions, que j’ai gardées. Pour la batterie j’avais André Arpino et Marc Chantereau ou l’un de ses copains aux percus. Je les ai également retrouvés plus tard dans des musiques de films. Parfois ils me disaient « Il faudrait qu’on le fasse à l’octave en-dessous car là ça nous gêne », mais ils le faisaient dans la discrétion et l’amitié »
Les chanteurs sont principalement Géraldine Gogly (créditée Anne Géraldine sur la pochette du disque) et Jean Stout (crédité Jean Start).
L’autre chanteur masculin est Vincent Munro (chanteur lyrique venu en France dans les années 50, avant de faire une carrière de choriste studio et de disparaître prématurément en 1979). Ce n’est pas l’une des voix que je sais identifier. J’aurais eu tendance à mettre toutes les chansons de baryton et ténor à son crédit, mais mon pressentiment que Jean Stout (connu habituellement comme basse chantante ou profonde) a pu en enregistrer en voix de baryton m’est confirmé par Serge Franklin. « Stout pouvait faire un timbre à la Montand, il y a plusieurs morceaux dans ce style. Pour « Compagnons des mauvais jours », je ne sais plus si c'était parce que je trouvais la mélodie moins intéressante, mais je lui ai demandé de parler le texte, et il était très bien, il aurait pu faire de la radio » Anne Germain, en plus des chœurs, n’a que deux soli : une vocalise solo dans « Tu étais la plus belle » et un couplet avec texte dans « À la belle étoile », mais ces soli sont remarquables par ses qualités exceptionnelles d’interprète. Sa façon de dire « ils l’ont assai…sonné » n’est pas sans rappeler son évocation des chanteuses réalistes dans la « Jésus Java » de Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Françoise Walle est créditée sur le disque mais ne chante a priori pas comme soliste. « Françoise Walle était l’une des choristes les plus prises à l’époque. Ça m’était arrivé de la demander sur des publicités, et elle refusait parfois, on ne l’avait pas facilement. »
Ces enregistrements sont une petite bulle de bonheur (mention spéciale pour « Les enfants qui s'aiment », « À la belle étoile » et « Tournesol »). Les bandes ont malheureusement été détruites, mais le producteur Clément Fontaine (Disques Cinémusique) décide de rééditer une partie des titres du Pleins sons Gérard Philipe, et la plupart des Prévert-Kosma en 2004. Il me répond : « J'avais déjà un intérêt pour Serge Franklin puisque j'ai commencé ma carrière de producteur phonographique en 2002 avec un CD regroupant deux de ses des musiques de films, Une petite fille particulière / Le Prince des imposteurs. Mais, très vite, d'autres labels en France ont pris la relève pour ressortir d'autres de ses enregistrements, principalement en numérique. Comme personne ne semblait intéressé par ces Pleins sons de 1973, j'ai décidé de le rééditer en bonne partie. J'aime ce répertoire et l'approche rafraîchissante qu'a adoptée Franklin dans ses arrangements. De plus, la voix d' Anne Germain me plait beaucoup. J'ai ressorti une première fois les 15 pièces en 2004 sur un coffret de 4 CDs intitulé Musiques de l'âge d'or du cinéma français, dont il subsiste peu de traces aujourd'hui. »
Depuis mai 2026, ces titres sont désormais grâce à Cinémusique sur les plateformes de streaming (et en téléchargement légal sur Qobuz). Voici mon relevé de voix pour le Prévert-Kosma, en vous souhaitant une bonne écoute:
« Chanson du vitrier » (du film Adieu Leonard)
Duo: Jean Stout (a priori) et Géraldine Gogly
https://www.youtube.com/watch?v=eM0DrjdCyY4
« Complainte de Gilles » (du film Les Visiteurs du Soir)
Duo: Vincent Munro (a priori) et Françoise Walle (ou Géraldine Gogly, mais plus probablement Françoise Walle)
Et groupe vocal mixte
https://www.youtube.com/watch?v=2PfO2mgNP7Y
« À la belle étoile » (du film Le Crime de Monsieur Lange)
Solo 1 (boulevard de la Chapelle): Vincent Munro
Solo 2 (boulevard Richard Lenoir): Anne Germain
Solo 3 (boulevard des Italiens): Jean Stout
Solo 4 (boulevard de Vaugirard): Géraldine Gogly
Et groupe vocal mixte dont Françoise Walle (lead soprano) et Jean Stout https://www.youtube.com/watch?v=177sWjDu0jI
« Tournesol » (du film Souvenirs perdus)
Groupe vocal mixte
https://www.youtube.com/watch?v=OmZZNkgjaE0
« Quai du Point du Jour (Instrumental en hommage à Jacques Prévert et Joseph Kosma)»
Sifflements et groupe vocal mixte
https://www.youtube.com/watch?v=iXBvDdBPInw
« Compagnons des Mauvais Jours » (du film Souvenirs perdus)
Solo (parlé): Jean Stout
https://www.youtube.com/watch?v=40fHHhtOTEc
« Chanson de l'eau » (du film Aubervilliers)
Duo: Géraldine Gogly et Françoise Walle
Et groupe vocal mixte
https://www.youtube.com/watch?v=klbrYugjd3g
« Tu étais la plus belle » (du film Le soleil a toujours raison)
Solo 1 (vocalise): Anne Germain
Solo 2: Jean Stout
Solo 3: Géraldine Gogly
Et groupe vocal mixte
https://www.youtube.com/watch?v=ZFO0GdkI5D0
« Baptiste (Ballet) » (du film Les enfants du Paradis)
Solo: Jean Stout (a priori)
https://www.youtube.com/watch?v=nEQuExXHMgo
« Les feuilles mortes » (des films Les Feuilles Mortes, Les portes de la nuit, Souvenirs Perdus)"
Soliste : Géraldine Gogly
Et groupe vocal mixte
Titre non réédité
« Les enfants qui s'aiment » (du film Les portes de la nuit)
Groupe vocal mixte
Solo 1: Jean Stout
Solo 2: Vincent Munro
Solo 3: Géraldine Gogly
https://www.youtube.com/watch?v=z0DLNhZM6so
« La pêche à la baleine » (du film La Pêche à la baleine)
Diverses voix solistes (dont Géraldine Gogly) difficilement identifiables car truquées
Titre non réédité
Serge Franklin revisite les classiques du cinéma français est en téléchargement légal sur Qobuz :
https://www.qobuz.com/us-en/album/serge-franklin-revisite-les-classiques-du-cinema-francais-serge-franklin/pb8rdirltzkxu
La plupart des musiques de films de Serge Franklin sont rééditées chez Music Box Records :
https://www.musicbox-records.com/fr/9-franklin-serge
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