jeudi 19 mai 2011

Jean Stout : Baloo, Petit Jean et les autres (Partie 2/3)

Pour lire la précédente partie de l'interview (partie 1/3), veuillez cliquer ici 


Dans l'ombre des studios : Nous allons maintenant aborder vos enregistrements de génériques et vos doublages, en commençant par Arpad le Tzigane !

Arpad le tzigane, ça a été un triomphe. Le disque a été enregistré chez Vogue ! J’ai fait aussi quelque chose dont on ne parle jamais, c’est le générique de Zorro. C’est moi qui l’ai enregistré.
Je faisais la voix de Zorro chantée, et aussi du gros couillon, le Sergent Garcia…


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Générique de fin de la série Arpad le tzigane (1973) chanté par Jean Stout

DLODS : Nous parlions tout à l’heure de Danielle Licari. Vous avez enregistré le générique de Minizup et Matouvu avec elle !

Oui ! J’ai même au-dessus de mon téléphone un dessin dédicacé par Barberousse (créateur des personnages, ndlr). A l’origine c’était Louis Seigner de la Comédie-Française qui faisait la voix du chat Matouvu. Il était bien. Le problème c’est que ça l’emmerdait, il trouvait que c’était indigne de lui-même. C’était la vieille école. Quand on lui a dit « Maintenant il va falloir que tu essaies de chanter » il a dit « Ah bon ? Je veux bien être gentil mais là ça va trop loin ! Trouvez quelqu’un d’autre» et il les a laissé tomber. Et je me suis donc retrouvé à faire la voix de Matouvu. Et alors ils étaient tellement contents qu’après je me suis tapé tout un tas d’épisodes. C’était vraiment une bonne affaire ce truc. Et alors il y avait la souris qui était chantée par Danielle Licari, et doublée par Arlette Thomas.

DLODS : On peut reconnaître votre voix dans les choeurs de pas mal de musiques de films des années 60-70 comme par exemple Boulevard du Rhum composée par François de Roubaix…

Oui j’ai pas mal travaillé avec François de Roubaix jusqu’à sa mort, le pauvre. Il s’est noyé parce que son dada c’était la plongée sous-marine, et il explorait les grottes sous-marines. Pour ne pas se perdre il avait un fil à la patte, comme on dit et un jour le fil s’est cassé et il n’a pas retrouvé sa sortie. Voilà comment il est mort, François…

DLODS : Vous avez très certainement aussi participé aux chœurs de la musique du film Doucement les basses par Claude Bolling ?

Oui j’ai énormément travaillé avec Claude Bolling. J’ai fait les « Wi ohm » dans les chœurs de Lucky Luke !

DLODS : Je me demandais qui est ce chanteur, Pat Woods qui interprète « I’m a poor lonesome cowboy », et ce qu’il est devenu ?

C’était un canadien (il imite l’accent québécois). Mais je ne peux pas vous dire plus !

DLODS : Nous allons maintenant évoquer votre carrière dans le doublage. Comment avez-vous été amené à en faire ?

C’est Jean Cussac qui m’a fait rentrer dans les doublages de dessins animés. J’ai passé des essais, et le premier truc que j’ai fait pour Walt Disney, c’était une série de documentaires qui étaient projetés en première partie des films. Ca s’appelait C’est la vie. Dans cette série je ne chantais pas du tout, je faisais un commentaire très Comédie-Française, n’est-ce pas (il imite la voix des commentateurs de l’époque). Je me souviens d'un épisode qui s’appelait Le Grand Canyon et d’un autre qui s’appelait Appolossa, le cheval aux sabots d’or.

DLODS : Mais vous n’étiez pas comédien à l’époque ?

Oh si j’étais comédien ! J’ai un premier prix de comédie, un prix d’art lyrique, un premier prix de percussions, un premier prix de piano… Dans ma vie j’ai fait de tout. Par exemple je chantais à la synagogue. Je ne suis pas hébreu mais j’ai appris à lire phonétiquement. Ils aiment bien avoir des voix comme ça, ce qui fait que je me suis retrouvé dans des fêtes religieuses. Alors je mettais la kippa sur la tête, ce qui m’a valu d’être filmé en gros plan dans un film qui s’appelait Mazel Tov ou le Mariage (1969), avec Régine. C’était une histoire assez romancée, assez rigolote, où on voyait un mariage juif à la synagogue. Et alors le réalisateur ne savait pas du tout qui était la basse juive qu’on entendait si bien dans le film. Il m’a filmé en gros plan car j’avais l’air tellement plus juif que les autres ! On n’a vu que moi ! (rires)

DLODS : Rabbi Destouet !

C’est ça, si vous voulez ! (rires). C’est rigolo, hein ? Voilà comment je me suis retrouvé dans ce bain. Parce qu’après, qu’est ce que j’ai pu en faire, des réceptions juives! Je travaillais notamment pour l’orchestre d’un accordéoniste, ancien juif reconverti qui s’appelait Addash Starsky, il était d’origine polonaise. Un jour il y a eu une baronne juive, qui faisait le baise-main, tout ça, elle s’est arrêtée devant l’orchestre et elle a dit avec une voix à la Elvire Popesco « Addash, ton orchestre est formidable mais pourquoi tu ne fais pas travailler les frères ? » « Comment ça je ne fais pas travailler les frères ? », « Le seul juif, et Dieu sait s’il est beau et s’il joue bien, c’est ce garçon avec les lunettes ». Et elle m’a montré du doigt. Alors ils sont tous tombés à la renverse, car j’étais le seul goï de l’orchestre (rires).

DLODS : Donc vous avez fait de la comédie. Un peu de théâtre ?

Oui, je ne me souviens plus ce que j’avais fait, un ou deux trucs. Mais c’était très mal payé à l’époque. Pour gagner trois francs trois sous il fallait faire je ne sais pas combien de jours de répétition et moi qui faisais trois séances de chœurs par jour, parfois quatre, là ça allait du premier coup et je gagnais beaucoup d’argent. Alors j’ai dit non, ça ne va pas, ce n’est pas pour moi, et j’ai tourné la page.

DLODS : Pour en revenir au doublage, comment avez-vous eu votre premier rôle « chanté » ?

Monsieur Ketting qui était le directeur artistique pour Walt Disney a entendu ma voix parlée et a dit à Jean Cussac « Mais ce garçon, il ne chanterait pas, des fois ? » (rires), alors on a rigolé bien sûr. Et puis j’ai fait des essais avec quatre ou cinq chanteurs, ils m’ont pris et le premier truc que j’ai fait pour eux c’était certainement Le Livre de la Jungle où je faisais la voix chantée de l’ours Baloo. Et je fais aussi la voix chantée d’un des éléphants, le Colonel Hathi. Il disait « Je me souviens ma chère amie, etc. », s’appuyait sur sa canne, disait « en avant, marche ! » et les éléphants, discrets, partaient dévaster la forêt, c’était assez rigolo, et je crois qu’Anne Germain faisait la voix chantée du petit éléphant. A un autre moment il y a le tigre qui chante, Shere Kahn ! J’ai fait ça, mais il a juste une phrase dans son texte.

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"Il en faut peu pour être heureux" (du film Le Livre de la Jungle (1968)) chanté en VF 
par Jean Stout (voix parlée: Claude Bertrand) et le petit Pascal Bressy

DLODS : Pour la voix chantée de Colonel Hathi, le générique donne le nom de Pierre Marret…

C’est des « planteries » de l’époque ça !

DLODS : Possible. En tout cas José Germain m’a dit qu’il doublait la voix chantée de Bagheera, or c’est Jean Cussac qui est crédité.

Ah, vous voyez ! Il y a des « planteries » de tous les côtés !

DLODS : Juste avant votre petite phrase de Shere Kahn, il y a un quatuor de vautours

Oui, c’est Jean Cussac qui s’en était occupé.

DLODS : Est-ce que vous faisiez la voix de basse dans le quatuor ?

Non je ne m’en souviens pas. Vous savez j’ai fait ça il y a tellement longtemps.

DLODS : Le Livre de la Jungle est-il votre meilleur souvenir de doublage?

Certainement. On avait bien rigolé avec les copains.

DLODS : Est-ce que vous savez ce qu’est devenu José Bartel ?

C’était un « swing man » lui, il faisait la voix de King Louie. Je m’en souviens, vous voyez, quand vous citez les noms ! Il me semble qu’il a quitté le métier et qu’il est décédé deux ou trois ans après.

DLODS : En 2003, avez-vous été contacté pour passer des essais sur « Le Livre de la Jungle 2 » ?

Non…

DLODS : Par contre, vous avez enregistré il y a quelques années une reprise d’ « Il en faut peu pour être heureux » aux côtés d’un petit garçon, Raphaël…

Oui, le guitariste Jean-Claude Oliver m’a pris pour deux ou trois choses avec son fils. Et il a fait un disque dans lequel son fils chante « la chanson de Baloo » et je chante avec lui.

DLODS : Dans les années 60, avez-vous été dirigé par André Theurer ?

Oui, il était responsable dans une société de doublage qui s’appelait la SPS ! Il était très ami avec Jean Cussac, et c’est lui qui lui faisait faire tous les petits rôles qu’on pouvait lui donner. Il a fait gagner pas mal d’argent à Jean.

DLODS : En 1975, je ne sais pas si vous avez participé au 2ème doublage de Pinocchio. Le comédien Mark Lesser qui était la voix de Pinocchio m’a dit que ce n’était pas lui qui le doublait dans les chansons.  Savez-vous de quelle choriste il s’agissait ?

Oui, j’ai fait Pinocchio. Il s’agissait peut-être de Michelle Dornay, je ne sais pas… En tout cas c’était dirigé par Georges Tzipine.

DLODS : Comment son frère Joseph et lui se répartissaient les rôles ?

C’est Georges qui dirigeait la musique et Joseph qui dirigeait les comédiens. Et Joseph, on l’appelait « le crocodile ».

DLODS : Pourquoi ?

Parce qu’il avait un tarin comme Cyrano de Bergerac ! (rires)

DLODS : Dans les années 80 vous avez enregistré le générique de la série des Winnie l’Ourson présentée par Jean Rochefort. Doubliez-vous aussi des personnages ?

Dans Winnie l’Ourson mon pauvre ami ce n’était pas difficile, j’ai fait toutes les voix, sauf Winnie, pour la bonne raison qu’aucun des comédiens ne chantait. Je me suis tapé le boulot de les imiter dans la dernière phrase qu’ils devaient dire pour raccorder avec le chant et ensuite je les imitais en chantant. Croyez-moi, ce n’était pas un cadeau ! Je ne me suis pas amusé, notamment parce qu’il y en a un qui a une voix très spéciale, Po-po-porcinet qui parlait comme ça (il imite Porcinet). Et il chantait, ce con ! Ce sont des choses où on ne me reconnaît pas du tout ! C’était Bob Quibel (chef d'orchestre des émissions de Jacques Martin, ndlr) qui dirigeait la musique. Je faisais aussi l’âne Bourriquet qui chantait plus dans les graves donc c’était plus facile comme c’était dans mon registre, et Maître Hibou.


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Générique de Winnie l'Ourson chanté par Jean-Claude Corbel, Jean Stout et Claude Lombard

DLODS : Qui faisait la voix chantée de Tigrou ?

C’était un copain saxophoniste que j’avais mis là-dedans, Gérard Meissonnier. Voilà, et ma voix je l’ai aussi trafiquée dans Cendrillon. Il y a des petites souris qui cousent, vous savez ! Eh bien au milieu il y a une petite souris qui a comme un bonnet de nuit sur la tête et qui s’appelle Gugusse. Et c’est moi qui fais la voix de Gus.

DLODS : Uniquement dans les chansons ?

Non, parlée aussi ! La voix de comédie…

(NB: Bruno Lais, directeur artistique du doublage de Cendrillon me confirme que Jean Stout faisait bien la voix chantée de Gus. En revanche pour la voix parlée il maintient que c’était bien Jacques Frantz)

DLODS : Vous avez participé aussi en 1989 au redoublage de La Belle et le Clochard…

Dans La belle et le clochard je fais le chien afghan, Boris, qui chante dans la fourrière.

DLODS : Ca personne ne l’avait trouvé. Vous voyez que vous avez une bonne mémoire !

Ca me revient au fur et à mesure, d’en parler…Vous savez je suis entré dans des bains très spéciaux, comme j’avais une très grande mémoire, il y a un copain qui m’a dit « on aimerait bien t’avoir comme pianiste » parce que je suis pianiste aussi. Pianiste, organiste et contrebassiste. Alors évidemment il faut de tout si vous voulez manger tous les jours dans ce métier.

DLODS : Toujours dans La Belle et le Clochard, c’est bien vous qui doublez le gros cuisinier ?

Oui ! Le nom du gros cuisinier c’était Tony, qui engueule Roger Carel parce que Roger Carel dit « Un nonosse ? », alors je dis « Non ! Aujourd’hui c’est les spaghettis à la Tony » avec un accent bien sûr… et puis je chante « Nuit belle nuit », les deux chiens s’embrassent et c’est rigolo…

DLODS : Vient ensuite la période « Costa ». Avez-vous prêté votre voix au redoublage de Peter Pan ?

Ca me dit quelque chose, je crois que je faisais le grand chef indien.

DLODS : C’est ça ! Je n’identifiais pas votre voix à 100% !

Mais là c’était une voix un peu spéciale, une voix de dessin animé…

DLODS : Vous avez aussi participé il y a quelques années au dernier doublage de Blanche-Neige et les Sept Nains ?

Oui, c’est l’un des derniers dans lesquels j’ai travaillé. Et c’est la fille de Lucie Dolène, Virginie qui faisait la voix de la nouvelle Blanche-Neige…

DLODS : En fait il ne s’agissait pas de Virginie, mais d’une chanteuse qui s’appelle Rachel Pignot…

C’est fou, j’étais sûr que c’était Virginie car elle a vraiment la même voix que Lucie !

DLODS : Vous figurez au générique des 12 Travaux d’Astérix. C’est amusant car il me semble que vous ne dites qu’un mot : « samba », dans la « Samba d’Obélix » !

Alors là je ne m’en souviens plus du tout. Par contre je fais la voix d’Obélix dans Astérix et Cléopâtre, dans la chanson « Quand l’appétit va tout va »

DLODS : Curieux, je pense que Jacques Morel chante bien le rôle d’Obélix dans le film. Par contre c'est fort possible que vous fassiez partie du chœur des fromages de cette même chanson, et la voix du lion de Cléopâtre, à la Armstrong, ressemble beaucoup à la voix que vous preniez pour Maître Hibou dans Winnie !

C’est loin, vous savez… Mais pour Obélix je suis sûr de l’avoir fait au moins une fois, où il fallait raccorder avec du texte… Et pour le lion, c’est fort possible car j’imitais bien Armstrong.

DLODS : Avez-vous des souvenirs d’autres doublages de dessins animés ?

Alors là justement j’ai revu un truc en ce moment qui passe à la télé, je me suis dit « ils sont gonflés, ils passent ça encore ! »… C’est le Muppet Show. J’ai fait un tas de choses. Pas seulement chantées, parlées ! J’ai fait le cuisinier suédois…

DLODS : Vous êtes sûr de l’avoir doublé tout le temps ? Il me semble que c’était Roger Carel.

Ah mais c’est pas lui qui faisait le cuisinier suédois ! Il ne l’a jamais fait ! C’est lui qu’il vous l’a dit ? Les comédiens sont de grands cabots, vous savez ! Le pire c’est Pierre Tornade.  Il s’est fait avoir comme ça une fois parce où on lui avait demandé « C’est vous qui faites la voix chantée de l’ours, là ? » « Ah oui c’est moi, c’est moi » « Très bien ! » et on lui a mis la partition devant. Il s’est retrouvé comme un gros couillon, ce qu’il était d’ailleurs ! 

DLODS : Vous avez aussi participé à des doublages de films. On peut vous entendre dans Oliver ! (1968) doubler le rémouleur dans une chanson…

Oui, c’est vrai, c’était un chant très « classique ».

DLODS : Il m’a aussi semblé reconnaître votre voix dans La Petite Boutique des Horreurs (1986) dont la direction des chansons était confiée à Guy Pedersen…

… qui n’y connaissait rien, d’ailleurs. C’était un sacré bassiste, un sacré musicien, mais je me suis disputé avec lui car c'était son premier doublage, et il me demandait de refaire des boucles qui étaient bonnes. Jenny Gerard, la patronne de la boîte du doublage lui a dit « C’est bon, Stout a raison, c’est dans la boîte!» et il a répondu « Ah mais si ça ne vous fait rien c’est moi qui dirige »… et alors je l’ai envoyé chier, j’ai signé la feuille et je suis parti. Et après il a passé son temps à essayer de me saboter de tous les côtés.

DLODS : Touchez-vous des droits sur les doublages « chantés » ?

Des cacahuètes. Et encore, sans sucre ! On a la Spedidam qui nous défend pour la musique, et puis l’Adami. Mais vous savez ils sont un peu spéciaux à l’Adami dans le sens où ils font d’abord passer les comédiens avant toute chose. Alors quand vous êtes ni trop l’un ni trop l’autre, alors ça les emmerde ! Par contre en y allant une fois, j’ai retrouvé une fille formidable avec qui j’avais travaillé sur un truc classique, Brigitte Fossey. C’est une comédienne adorable. Quand elle me voyait elle me sautait au cou, m’embrassait, et les gens autour se disaient, « Mais qui c’est ce mec ? ». Elle était très mignonne, très gentille.

DLODS : Continuez-vous à chanter ?

Oh non, vous savez maintenant, j’ai quand même un certain âge, pour ne pas dire un âge certain. Alors de temps en temps on me téléphone de Paris quand ils reprennent un truc, quand il faut une certaine voix… Alors je leur demande de me payer le train en 1ère classe, le taxi, et ils le font. Et puis j’arrive à Montparnasse, on m’attend et on vient me chercher…

DLODS : Il y a moins de basses dans les chansons d’aujourd’hui…

Pour le style actuel, ils n’ont pas besoin de basses. En fait ils ont très peu besoin de choristes, ils font ça avec des machines, des synthétiseurs.

DLODS : Pour les doublages de Disney, Georges Costa prend maintenant Jean-Claude Briodin pour faire les voix de basse.

Oui mais c’est un baryton. Il était très très bien pour chanter détimbré, pour faire les chabada aigus avec beaucoup d’air. Mais il n’avait pas de timbre, c’était ça son truc. Et il est toujours en activité.

DLODS : Aujourd’hui, quels styles musicaux aimez-vous écouter ?

Comme j’ai une formation très classique, avec l’âge j’aime bien écouter les belles choses classiques, même ultra-modernes, mais classiques !

DLODS : Je sais qu’il y a encore quelques années vous composiez pour orgue. Composez-vous toujours ?

Non, j’ai perdu l’envie…

DLODS : Quelles sont vos occupations de retraité ?

J’ai une grande propriété donc avec ma femme on fait du jardinage, on s’occupe un peu de tout. Heureux ! Ca y est, vous avez pressé l’éponge ?

DLODS : Oui (rires). Par contre, auriez-vous une photo à me prêter pour illustrer l’interview ?

Non. Vous connaissez l’histoire du gars qui dit « Dis donc, est-ce que tu as des photos de ta femme à poil ? » «  – Non » «  – Eh bien, tu en veux ? »

DLODS : Tant pis, je me débrouillerai (rires) !


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