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mardi 2 juin 2020

Fiches voxographiques Disney, 8ème partie: De Rox et Rouky à Oliver

Voici la suite de la synthèse des recherches sur les premiers doublages Disney que j'ai effectuées en collaboration avec François Justamand (La Gazette du Doublage), Olikos (Grands Classiques) et Greg Philip (Film perdu). 



ROX ET ROUKY (1981)

Doublage français unique (enregistrement en juillet 19811, sortie française le 25 novembre 1981) :
Société et studio : Société Parisienne de Sonorisation (S.P.S.) 2
Direction artistique : Jacqueline Porel 2
Direction musicale : Jean Cussac 2
Adaptation des dialogues et chansons : Natacha Nahon 2

Rox : Morvan Salez 2
Rouky : Marc François 2
Rox enfant : Maïk Darah 2
Rouky enfant : Jackie Berger 2
Big Mama : Paule Emanuèle 2 (Dialogues)
Big Mama : Evelyne Voillaume 2 (Chant)
Amos Slade : Jacques Deschamps 2 (Dialogues)
Amos Slade : José Germain 1 (Chant)
Vixy : Janine Forney 2
Veuve Tartine : Jane Val 2
Chef : Francis Lax 2
Porc-Epic : Jacqueline Porel
Blaireau : Gérard Hernandez 2
Dinky : Arlette Thomas 2
Piqueur : Roger Carel 2
Chœurs : Claudie Chauvet1, etc.
Remarques :
-Petites fautes d’orthographe dans le générique, Evelyne Voillaume est créditée « Voilaume », Janine Forney « Fornet » et Jackie Berger « Jacky ».
-Maïk Darah était à l’époque créditée sous son vrai prénom (Marie-Christine).
-Il s’agit de l’un des seuls doublages d’Evelyne Voillaume, chanteuse de jazz à l’époque, reconvertie plus tard comme directrice artistique dans l’édition.

Fiches voxographiques de Rox et Rouky réalisées par François Justamand (La Gazette du Doublage), Rémi Carémel (Dans l’ombre des studios), Greg Philip (Film perdu) et Olikos (Les Grands Classiques). Ces fiches ont été vérifiées par plusieurs spécialistes mais peuvent contenir des erreurs. Pour toute reprise de ces informations, veuillez noter en source ce lien. Mise à jour : 9 juillet 2021.
Sources :
1Rémi Carémel / Dans l'ombre des studios (remerciements à José Germain et Claudie Chauvet),
2Carton VHS/Laserdisc 


TARAM ET LE CHAUDRON MAGIQUE (1985)

Doublage français d’origine (enregistrement en octobre 19851, sortie française le 27 novembre 1985) :
Société et studio : Société Industrielle de Sonorisation (S.I.S.) 2
Direction artistique : Jacqueline Porel 2
Adaptation des dialogues: Anne Dutter 2 et Georges Dutter 2

Taram : Thierry Bourdon 2
Princesse Eloïse : Barbara Tissier
Le Seigneur des Ténèbres : Jean Violette 2
Le barde Ritournel : Serge Lhorca 2
Gurki : Roger Carel 2
Crapaud: Roger Carel 2
Dalben : Jacques Deschamps 2
Roi Bedaine : Philippe Dumat 2
Ronchon : Guy Piérauld 2
Grièche : Perrette Pradier 2
Goulue : Jane Val 2
Griotte : Béatrice Delfe 2
Petit elfe rose : Régine Teyssot 3
Petit elfe bleu : Jackie Berger 3
Narrateur : Serge Sauvion 2
Voix-off du rêve de Taram : Georges Atlas 3
Le garde du chien : Marc Alfos3
Gardes : Georges Atlas4, Mario Santini 4, Jacques Deschamps 4 et Georges Berthomieu3
Remarques :
-Le disque Adès a été enregistré fin septembre 1985, quelques jours avant le doublage.
-Doublage exploité en salles, VHS belge (1998), VHS québécoise (1998) et DVD zone 1 (2000).

Deuxième doublage français (enregistrement en octobre 19971, sortie française en avril 1998) :
Société et studio : Dubbing Brothers 2
Direction artistique : Colette Venhard 2
Adaptation des dialogues: Philippe Videcoq 2

Taram : Christophe Lemoine 2
Princesse Eilonwy : Chantal Macé
Le Seigneur des Ténèbres : Bernard Tiphaine 2
Le barde Ritournel : Pierre Baton 2
Gurgi : Eric Metayer 2
Crapaud: Edgar Givry 2
Dalben : Philippe Dumat 2
Roi Bedaine : Roger Carel 2
Ronchon : Guy Piérauld 2
Grièche : Perrette Pradier 2
Goulue : Marie Vincent 2
Griotte : Colette Venhard 2
Petit elfe rose : Marine Boiron 4
Petit elfe bleu : ???
Narrateur : Denis Savignat 3
Voix-off du rêve de Taram : Denis Savignat 3
Le garde du chien : Jean-Louis Faure 3
Gardes : Jean-Louis Faure 4, Georges Berthomieu3, etc.
Remarques :
-Perrette Pradier (Grièche) et Guy Piérauld (Ronchon) retrouvent leur rôle du 1er doublage. Roger Carel et Philippe Dumat sont présents dans les deux versions, mais sur des rôles différents. Georges Berthomieu est dans les ambiances (voix de gardes) des deux versions.
-Deux noms de personnages sont modifiés par Philippe Videcoq afin de mieux coller à la V.O. : Eloïse devient Eilonwy, et Gurki (écrit Gurgi en V.O.) est prononcé « Gurgui ».
-La date du premier doublage et celle du redoublage sont très rapprochées. Les deux versions ont leurs qualités (le seul point faible de la 1ère VF, selon moi, est Jacques Deschamps (Dalben), pourtant très bon comédien habituellement), alors pourquoi ce redoublage ? L’un des participants à ce redoublage m’a confié que Disney avait pris peur suite au procès de Lucie Dolène et avait fait refaire certains doublages pour lesquels il n’y avait pas eu de contrats, comme La Belle et le Clochard et Taram et le chaudron magique.
-Erreur dans le générique final du Laserdisc, pour le personnage de Ritournel les voix du 1er doublage (Serge Lhorca) et du 2ème (Pierre Baton) sont tous deux crédités. Guy Piérauld est crédité « Pierrault » et Colette Venhard « Veinhard ».
-Doublage exploité en VHS française (avec les crédits du 1er doublage), Laserdisc, DVD Zone 2 et récents DVD Zone 1.

Fiches voxographiques de Taram et le Chaudron Magique réalisées par François Justamand (La Gazette du Doublage), Rémi Carémel (Dans l’ombre des studios), Greg Philip (Film perdu) et Olikos (Les Grands Classiques). Ces fiches ont été vérifiées par plusieurs spécialistes mais peuvent contenir des erreurs. Pour toute reprise de ces informations, veuillez noter en source ce lien. Mise à jour : 9 juillet 2021.
Sources :
1Rémi  Carémel / Dans l'ombre des studios (remerciements à Philippe Dumat et Philippe Videcoq),
2Carton VHS/Laserdisc /Blu Ray




BASIL DÉTECTIVE PRIVÉ (1986)


Doublage français d’origine (enregistrement en septembre-octobre 19861, sortie française le 26 novembre 1986) :
Société et studio : Société Industrielle de Sonorisation (S.I.S.) 2
Direction artistique : Jacqueline Porel 2
Direction musicale : Jean Cussac 2
Adaptation des dialogues: Anne Dutter 2 et Georges Dutter 2
Adaptation des chansons: Charles Level 2 (toutes les chansons) et Humbert Ibach2 (co-adaptation « Bye Bye Déjà »)

Basil : Roger Carel 2
Professeur Ratigan : Gérard Rinaldi (Dialogues et Chant)
Docteur Dawson : Philippe Dumat 2
Olivia Flaversham : Barbara Tissier 2
Fidget : Jacques Deschamps 2
Madame Judson : Arlette Thomas 2
La Reine des Souris : Perrette Pradier 2
Monsieur Flaversham : Serge Lhorca 2
La chanteuse de la taverne : Marie Ruggeri 2
La barmaid : Arlette Thomas 2
Dame Souris : Jacqueline Porel 3
Sherlock Holmes : Jacques Deschamps
Docteur Watson : Michel Mella 2
Bartholomé (sbire de Ratigan ivre) : Vincent Grass 2
Sbire de Ratigan (petit, chapeau et cigare) : Vincent Grass 3
Sbire de Ratigan (lézard) : Michel Mella 3
Sbire de Ratigan (faux garde) : Michel Mella 3
Infirme à Buckingham Palace : Vincent Grass 3
Ivrogne dans la taverne : Roger Lumont 1
Spectateur mécontent dans la taverne : Roger Lumont 1
Chœurs : Claudie Chauvet1, Dominique Poulain1Françoise Walle1Michel Barouille1, Claude Germain1, Patrice Schreider1, Jean Cussac1, José Germain1, Jean-Claude Briodin1, etc.
Remarques :
-Le quatuor Carel/Dumat/Tissier/Rinaldi fonctionne à merveille. La 1ère scène après le générique, où Philippe Dumat interprète d’abord Dawson en tant que narrateur puis en tant que personnage « à l’image » est une vraie leçon de jeu.
-Erreurs sur le carton final du Blu-Ray : la Dame Souris (à la fin du film) n’est pas doublée par Arlette Thomas mais par Jacqueline Porel.
-Doublage exploité en VHS et Laserdisc.

Redoublage partiel de la version de 1986 (enregistrement a priori en 2003, sortie française en 2003) :
Professeur Ratigan : Gérard Rinaldi 4 (deux répliques uniquement)
Remarques :
-Deux répliques (dont on s’étonne qu’elles aient été enregistrées avec des gros mots en 1986) sont édulcorées : « Voilà que ce crétin de Basil […] fout tout part terre » devient « Voilà que ce crétin de Basil […] fiche tout part terre », et « Veux-tu bien t’asseoir et fermer ta grande gueule » devient « Veux-tu bien t’asseoir et te taire avant que je ne me fâche ». Voir le montage de Mike avec comparaison des deux versions.
-Tout le reste de la VF de 1986 est conservé, à part, un « mon cher Dawson » de Basil involontairement oublié lors du nouveau mixage.
-Doublage exploité en DVD et Blu-Ray.

Fiches voxographiques de Basil détective privé réalisées par François Justamand (La Gazette du Doublage), Rémi Carémel (Dans l’ombre des studios), Greg Philip (Film perdu) et Olikos (Les Grands Classiques). Ces fiches ont été vérifiées par plusieurs spécialistes mais peuvent contenir des erreurs. Pour toute reprise de ces informations, veuillez noter en source ce lien. Mise à jour : 9 juillet 2021.
Sources :
1Rémi  Carémel / Dans l'ombre des studios (remerciements à Jean Cussac, José Germain, Anne Germain, Patrice Schreider, Jean-Claude Briodin, Michel Barouille, Françoise Walle, Dominique Poulain et Claudie Chauvet),
2Carton VHS/Laserdisc /Blu Ray (remerciements à Greg)



OLIVER & COMPAGNIE (1988)

Doublage français unique (enregistrement en septembre 19891, sortie française le 29 novembre 1989) :
Société et studio : Société Industrielle de Sonorisation (S.I.S.) 2
Direction artistique : Jacqueline Porel 2
Direction musicale : Jean Cussac 2
Adaptation des dialogues : Claude Rigal-Ansous 2
Adaptation des chansons : Charles Level 2

Oliver : Renaud Tissier 2
Roublard : Patrick Poivey 2 (Dialogues)
Roublard : Jacques Mercier 2 (Chant)
Fagin : Philippe Dumat 2
Tito : Gérard Hernandez 2 (Dialogues)
Tito : Michel Barouille 1 (Chant)
Francis : Jacques Deschamps 2 (Dialogues)
Francis : Jean Cussac 1 (Chant)
Einstein : René Bériard 2
Rita : Sylvie Moreau2 (Dialogues)
Rita : Dada Hekimian 1 (Chant)
Georgette : Michèle Bardollet 2 (Dialogues)
Georgette : Marie Ruggeri 2(Chant)
Jenny : Sauvane Delanoë 2 (Dialogues)
Jenny : Linh Rateau 2(Chant)
Sykes : Henry Djanik 2
Winston : Georges Berthomieu 2
Roscoe : Régis Ivanov
Desotto : Marc Alfos 3
Chanteur générique : Slim Batteux 2
Gros Louis le marchand de hot-dogs : Jacques Deschamps 3
Couple dans la rue : Michèle Bardollet 3 et Georges Berthomieu 3
La mère du petit garçon: Jacqueline Porel 3
Passante au moment du faux-accident : Jacqueline Porel 1
Acteur jouant Hamlet à la TV : Georges Berthomieu 3
Voix-off TV aérobic : Régine Teyssot 1
Voix-off TV match de catch : Gérard Hernandez 3
Chœurs : Jean-Claude Briodin2, Graziella Madrigal 2, etc.
Remarques :
-Erreur dans le générique DVD qui crédite Jean-Frédéric Ducasse sur Roscoe (alors qu’il s’agit de Régis Ivanov) et Régis Ivanov sur Desotto (alors qu’il s’agit de Marc Alfos). Jean-Frédéric Ducasse a probablement fait uniquement des ambiances sur ce doublage.
-Renaud Tissier est le frère de Barbara Tissier ; il a participé à quelques doublages étant enfant, avant d’arrêter.
-Patrick Poivey, quelques mois plus tôt (janvier 1989), sous la direction de la même Jacqueline Porel, a doublé un autre chien « clochard » célèbre : Clochard dans le 2ème doublage de La Belle et le Clochard.
-Jean Cussac m’avait raconté que pour un film d’animation le client lui avait imposé de faire passer des essais au chanteur Renaud, alors que ce n’était pas du tout dans sa tonalité ni dans son style de voix, Renaud était venu et avait reconnu de lui-même que ce n’était pas pour lui. En croisant ses souvenirs et ceux de Jacques Mercier, cet essai de Renaud serait a priori pour la voix chantée de Roublard dans Oliver & Compagnie (bandana rouge autour du cou, « mec de la rue »).
-Le disque Adès a lui aussi été enregistré en septembre 1989.
-Il existe aussi une V.F.Q. (version française québécoise) pour ce film.

Fiches voxographiques de Oliver & Compagnie réalisées par François Justamand (La Gazette du Doublage), Rémi Carémel (Dans l’ombre des studios), Greg Philip (Film perdu) et Olikos (Les Grands Classiques). Ces fiches ont été vérifiées par plusieurs spécialistes mais peuvent contenir des erreurs. Pour toute reprise de ces informations, veuillez noter en source ce lien. Mise à jour : 9 juillet 2021.
Sources :
1Rémi  Carémel / Dans l'ombre des studios (remerciements à Philippe Dumat, Jean Cussac, Jacques Mercier et Jean-Claude Briodin),
2Carton VHS/Laserdisc /DVD (remerciements à Mauser91)




samedi 29 décembre 2018

Philippe Videcoq-Gagé : Le Retour de Mary Poppins


Sébastien Roffat (webmaster de l'excellent site chansons-disney.com) et moi avons eu le privilège d'assister à la projection du Retour de Mary Poppins (2018) avec l'adaptateur des dialogues et chansons de la version française à nos côtés. Evidemment, nous en avons profité pour lui poser quelques questions !


Philippe Videcoq-Gagé
SR : Bonjour Philippe Videcoq-Gagé, vous êtes l’adaptateur et le sous-titreur du Retour de Mary Poppins à la fois pour les dialogues et pour les chansons. Quel défi particulier a représenté le film ? On mesure la difficulté au grand nombre de chansons et surtout aux paroles qui sont particulièrement nombreuses !

PV-G : Bonjour à vous deux. Le film comporte neuf nouvelles chansons et cinq reprises, parfois avec un texte légèrement différent, soit environ 45 minutes chantées et dansées. Se voir confier toute l’adaptation d’un film aussi attendu (et « attendu au tournant ») par un public de tous âges, représentant un tel enjeu commercial (un budget de 130 millions de dollars), est une marque de confiance de la part de Disney, dont on mesure vite la responsabilité. Il faut répondre à la fois aux attentes du distributeur (dont le mot d’ordre était : « Tout doit être parfait ») sans décevoir les adultes, qui compareront forcément le film au premier Mary Poppins, et les enfants d’aujourd’hui, souvent moins habitués à la comédie musicale « classique ». J’ai probablement éprouvé un peu du vertige qu’ont dû ressentir Marc Shaiman et Scott Wittman, compositeurs des chansons originales, mais j’ai eu la chance de partir de leur travail exceptionnel, en espérant ne pas le trahir. Et mon défi consistait à produire l’adaptation la plus fluide possible en dépit des énormes contraintes de synchronisme, dans la mesure où les chansons doivent pouvoir être écoutées seules avec le même plaisir, sans l’image qui impose souvent une précision chirurgicale. Les textes ne doivent pas s’en ressentir.

SR : Quelle chanson a été la plus difficile à adapter ? Certaines de vos propositions initiales ont-elles été rejetées par Disney ? Comment se passent les allers retours à ce sujet ? Combien de temps a pris l’adaptation et à quel moment avez-vous pu travailler sur le film?

PV-G : La plus difficile a été, sans conteste, la berceuse « Where the lost things go », mais j’y reviendrai. On m’a confié le film au mois de mai 2018. Le film était alors en phase finale de montage, et j’ai demandé et obtenu immédiatement une copie ne comportant que les scènes chantées, afin de pouvoir y travailler dès que possible (je n’ai adapté les dialogues qu’en septembre). L’adaptation des chansons s’est étalée sur deux mois environ (tout en menant à bien d’autres projets). Mon premier critique, bienveillant mais ferme, était mon mari, Jean-Luc Gagé, qui m’a permis de peaufiner mon travail. J’ai ensuite moi-même sollicité des réunions de vérification préliminaires dès que j’avais quatre chansons à présenter, pour m’assurer que j’étais bien sur la bonne voie. Boualem Lamhene et Virginie Courgenay (de Disney Character Voices, responsables des doublages) ont un sens très aigu de ce qu’ils veulent ou pas, et je revenais avec une liste de choses à modifier, le plus souvent sur des passages en gros plan où l’exigence de synchronisme ne m’avait pas encore permis de trouver une version satisfaisante.

SR : Pourquoi y a-il des différences de traduction entre la version française doublée et la version originale sous-titrée?

PV-G : Depuis plusieurs années, Disney préfère que le sous-titrage colle au texte original, partant du principe que les spectateurs qui ont opté pour la VO ne veulent pas se voir imposer l’adaptation VF des chansons. Il m’a donc fallu reprendre tout mon travail, trouver de nouvelles rimes et réadapter l’ensemble, en essayant juste de conserver un lien minimum avec la vf, par exemple « Où vont les choses » ou « Luminomagifantastique ». Mais j’ai conservé « le merveilleux ciel de Londres », éliminé au doublage pour des raisons de synchronisme et de fluidité.

RC : Quelle est la place que tient le premier film Mary Poppins (1964) dans votre vie, et quel est votre regard sur l'adaptation de l'époque (dialogues de Louis Sauvat et chansons de Christian Jollet) ?

PV-G : J’avais huit ans à la sortie du premier Mary Poppins, qui m’a émerveillé bien sûr. Je n’avais pas alors le recul pour juger des lyrics français, mais, avec le temps, j’avoue avoir porté un regard plus sévère sur l’adaptation de Christian Jollet, pleine de phrases alambiquées et de trop nombreuses élisions en début de phrases, rendant le texte difficile à comprendre ou, parfois, à chanter. On connaît tous « le morceau de suc’ qui aide la médecine à couler », mais il y a aussi, entre autres, « une banque anglaise march’ sur la précision », « j’avale une pilule bien cruelle » ou « D’suivr’des chemins arides le cœur très fier ». Christian Jollet a fait un bien meilleur travail sur les films d’animation comme Le Livre de la Jungle ou Les Aristochats, et je pense qu’il a été handicapé par le synchronisme, parfois au détriment du texte. Ce qui importe, à mon sens, c’est de restituer l’émotion et la fluidité d’une chanson, et pour cela, une adaptation vaut souvent mieux qu’une traduction trop stricte, même si le but est de concilier au mieux l’un comme l’autre. Je connais, pour le pratiquer, la difficulté de l’exercice, et je ne voudrais pas donner l’impression de vanter mon travail au détriment du sien. J’ai évidemment moi-même des défauts dont je n’ai pas forcément conscience. Mais Mary Poppins est un monument, devenu culte au fil du temps, et Disney s’oppose à rafraîchir l’adaptation, sans doute à raison. J’aimerais voir un jour un Blu-ray offrir le choix entre la VF originale et un doublage rénové, mais ça n’arrivera pas.

RC : Est-ce possible de commenter en quelques lignes votre adaptation pour chacune des chansons principales du film, et notamment ce "Luminomagifantastique", encore plus "Frères Sherman" que l'originale ?

PV-G :

- Pour chaque chanson, j’ai commencé par travailler les plans les plus synchrones, donc les plus compliqués, ce qui a déterminé en grande partie la construction du reste du texte. Pour la chanson d'introduction, j’ai tout de suite vu que le « London Sky » récurrent était inadaptable tel quel, dans la mesure où « Londres » n’aurait pas du tout été synchrone sur « Sky » (sans compter qu’aucune rime ne colle vraiment avec « Londres »), d’où le choix de « Jour de chance », qui a amené « faites confiance à la providence », etc... J’ai casé « le ciel de Londres » dès le premier vers pour en être « libéré-délivré ».
Sur cette chanson, la difficulté majeure a été la réplique « And MayBe soon, FroM uP aBoVe » qui comporte sept labiales en huit syllabes. J’ai fini par trouver « vous Fera Bientôt ViVre un Beau Rêve » qui est très synchrone, et a entraîné « Tout là-haut, le vent qui se lève » juste avant.

«Une conversation», la chanson « parlée/chantée » de Michael, dans le grenier, est très touchante. Comme elle se situe au début du film, Disney a insisté pour que je réécrive un paragraphe pour que le père cite ses trois enfants (ce qu’il ne fait pas en VO). Le passage difficile (parce que très synchrone) était le plan à la fenêtre où il dit « Winter has gone / But not from this room / Snow's left the lane / But the cherry trees forgot to bloom » qui est devenu « Les saisons changent / Mais pas l'amertume / Tout semble étrange / Même les cerisiers sont dans la brume ».

- Ma première version de « Can you imagine that ? » était « Qui donc imagine ça ? ». je l’ai modifiée, à la demande de Disney, en « A-t-on jamais vu ça ? », plus « british ». Sur cette chanson, la difficulté était, au début, les deux répliques en gros plan « For intellect can wash away confusion » et « Most folderol's an optical illusion », où, dans les deux cas, le « u » est soutenu pendant une seconde. Le geste des mains de Mary Poppins, dans la première, m’a fait trouver « Votre intellect s'envole au loin en tous sens », qui a logiquement entraîné, pour la suite, « Méfions-nous des fariboles et du non-sens », où les labiales sont très en place (vérifiez !)

- La chanson « Royal Doulton Music Hall » est courte, mais c’est la plus proche, à mon sens, du « Jolly Holiday » du film original. Pour conserver le côté joyeux et insouciant de la chanson, j’ai volontairement simplifié le texte original qui m’est apparu inutilement compliqué (« Where each day crowds make their way upon the sun's descent / To a mythical, mystical, never quite logistical tent” ou “Yes in this dearly dynamical simply ceramical Royal Doulton Bowl / There's a cuddly and curious furry and furious animal watering hole”).

- Disney m’a présenté « A cover is not the book » comme un défi d’adaptation, avec une intro parlée/chantée en plan rapproché, une rythmique et un dynamisme de cabaret à respecter, et un slam très long de Lin-Manuel Miranda racontant une histoire en une succession de phrases en rimes de cinq à huit syllabes. « Il faut se méfier des apparences » ou « Les apparences sont trompeuses » m’ont permis de mener la chanson avec l’énergie nécessaire, et je suis très satisfait de l’interprétation de Pascal Nowak sur la version française du slam, qui m’a demandé un long travail de synchronisme.

- Disney voulait que la berceuse "Where the lost things go" soit le point d’orgue du film (elle est située exactement au milieu, à la minute près). C’est probablement la plus mélodieuse du film, et qui doit être émouvante sans être sirupeuse, puisqu’elle parle en fait du deuil. Elle devait, en français, « mettre les poils », selon l’expression de Boualem Lamhene. C’est celle qui comporte le plus de gros plans. En raison du nombre de répétitions, j’ai commencé par traduire "Where the lost things go" en « Voir où vont les choses », ce qui a entraîné nombre de rimes en « ose », et, à part les noms de maladies, il n’y en a pas tant que ça. Je me suis ensuite penché sur tous les gros plans. J’ai mis très longtemps à trouver « Mais ils se cachent comme les rimes sous la prose », qui s’est imposé à moi presque par surprise, alors que je désespérais de trouver une ultime rime en « ose ». Et, cerise sur le gâteau, j’ai dû réécrire tout le dernier couplet lorsque, dans une copie suivante, ils ont ajouté la scène où, plus tard, les enfants Banks reprennent la berceuse a capella pour leur père. Les plans étaient quasiment tous synchrones, plus rien ne collait, ce qui m’a conduit à jongler entre les deux chansons pour trouver enfin une version commune satisfaisante. Et Disney a enfin fait réenregistrer l’ensemble de la chanson par Léovanie Raud pour une interprétation plus sobre et plus simple. Elle est, à mon sens, remarquable.

- Pas grand-chose à dire sur « Turning turtle », si ce n’est que ce n’est pas ma séquence préférée du film. Il fallait seulement une chanson un peu folle et amusante. Dans la mesure où l’idée que le monde est comme une tortue à l’envers est explicitée avant la chanson, j’ai choisi de ne pas en faire le thème principal de la chanson. J’ai préféré « Le monde est devenu fou », qui tient mieux la route lorsqu’on écoute la chanson en dehors de toute référence au film.

- L’expression « Trip a little light fantastic » est fabuleuse en anglais, mais totalement intraduisible sans perdre sa sonorité et sa fraîcheur. J’ai donc très vite opté pour "Luminomagifantastique", quitte à être « plus "frères Sherman" que l'original », comme vous me l’avez dit. Je m’attendais à devoir argumenter pour faire approuver ce choix par Disney, mais ce ne fut absolument pas le cas, c’est passé comme une sorte d’évidence, et je crois que les avis du public ont été très favorables. C’est, en tout cas, dans l’esprit de Mary Poppins. La difficulté de cette chanson a été le long passage où les personnages parlent « falotier », c’est-à-dire un langage décalé, aussitôt retraduit. J’ai dû reprendre tout ça à la demande de Disney pour y introduire plus de folie. Entre parenthèses, on m’a reproché d’avoir fait dire à Mary Poppins « Chez le Prince Edward » alors que le film se déroule dans les années 30. Eh bien, il y avait à l’époque un Edward VIII, nommé prince de Galles en 1911. Et j’ai aussi vérifié avant de faire dire à Jack « Vous pouvez marcher au radar », le radar ayant été inventé au tout début des années trente.

- Pour « la magie des ballons », si on retrouve les "hop" du « Beau cerf-volant » du premier Mary Poppins, c’est un peu malgré moi. Je souhaitais trouver autre chose sur « Nowhere to go but up » et j’ai fait deux propositions différentes à Disney (dont je ne me souviens plus), mais ils m’ont convaincu de revenir à « Et hop » qui, je l’avoue, colle mieux avec la gestuelle d’Angela Lansbury au début de la chanson.

RC : Avez-vous pu assister aux enregistrements des voix françaises ?

La difficulté, quand on s’investit à ce point sur un texte, est de savoir « lâcher prise » au moment des enregistrements, ce que j’ai parfois du mal à faire. Les chansons imposent aussi de faire un point précis sur les nombreuses options de « placement » de certaines répliques. Or Claude Lombard (qui a dirigé les chansons) n’était pas à Paris au moment de la validation des textes. J’ai donc fait un point complet avec elle au téléphone. C’est là qu’on a par exemple opté pour « Un livre est beaucoup plus que l’on pense » à la place d’« Un livre est beaucoup plus qu’on ne pense » pour qu’on ne risque pas d’entendre « Un livre est beaucoup plus con... ». Mais j’ai tenu à être présent pour l’enregistrement de la berceuse, pour veiller au synchronisme d’une ou deux répliques. J’ai aussi fait une session de montage sur les chansons, avant mixage, les logiciels de montage son permettant d’allonger certaines voyelles et de décaler d’une image ou deux les labiales de façon tout à fait transparente, sans porter atteinte à la rythmique.

SR : Y a-t-il une anecdote ou un fait marquant par rapport à votre travail sur le film ?

Ce fut un énorme travail mais aussi un plaisir trop rare, et on ne doit jamais perdre de vue que c’est un travail d’équipe. Et, cette fois, tous les acteurs sont aussi les chanteurs (sauf les voix d’Emily Mortimer et Julie Walters, qui ne chantent qu’une réplique), ce qui évite les problèmes de raccords voix. Mon autre satisfaction est que mes chansons soient aussi intégrées à la version française canadienne. Le seul regret, peut-être, est que Michel Roux ne soit plus des nôtres pour prêter sa voix à l’infatigable Dick Van Dyke ! Et, si on peut qualifier cela d’anecdote, pour les dialogues, la moindre référence au premier Mary Poppins a été conservée (comme le « Vous avez toujours l’air d’un poisson hors de l’eau » à Michael et le « Toujours une fâcheuse tendance à ricaner » à Jane). A tel point que lors de son caméo, Karen Dotrice (la Jane Banks originale de 1964, qui joue la dame qui demande son chemin, Allée des Cerisiers) répond « Many thanks, sincerely », qui est la dernière réplique de la chanson « Petite annonce pour une nounou » de 1964. J’ai donc conservé son « Merci, très sincèrement », alors qu’on entend discrètement les six dernières notes de la chanson dans la bande son.

Merci beaucoup Philippe Videcoq-Gagé d'avoir bien voulu répondre aux questions de Chansons Disney et de Dans l'ombre des studios. Et encore bravo pour cet incroyable travail d'adaptation ! Et bien évidemment nous saluons toute l'équipe française et les comédiens et chanteurs du doublage.

Le Retour de Mary Poppins est sorti au cinéma le 19 décembre 2018 et la bande originale du film est disponible chez Walt Disney Records (avec toutes les paroles des chansons dans un très beau livret !).

Pour redécouvrir mon interview d'Eliane Thibault (voix française de Julie Andrews dans le premier Mary Poppins), c'est ici...
Pour la distribution vocale du premier Mary Poppins, c'est ici...
Et pour le nouveau, toutes les infos ci-dessous:


LE RETOUR DE MARY POPPINS (2018)

Direction artistique : Claire GUYOT
Direction musicale : Claude LOMBARD
Adaptation des dialogues et chansons : Philippe VIDECOQ-GAGÉ
Enregistrement des dialogues : Nicolas POINTET
Enregistrement des chansons : Estienne BOUSSUGE
Montage : Guillaume BÉRAT
Supervision : Boualem LAMHENE et Virginie COURGENAY
Société et studio d’enregistrement : DUBBING BROTHERS
Société et studio de mixage : SHEPPERTON INTERNATIONAL

Emily Blunt ... Mary Poppins … Léovanie RAUD (Dialogues et Chant)
Lin-Manuel Miranda ... Jack … Pascal NOWAK (Dialogues et Chant)
Ben Whishaw ... Michael Banks … Jean-Christophe DOLLÉ (Dialogues et Chant)
Emily Mortimer ... Jane Banks … Rafaèle MOUTIER (Dialogues)
Emily Mortimer ... Jane Banks … Claire GUYOT (Chant)
Pixie Davies ... Anabel … Lévanah SOLOMON (Dialogues et Chant)
Nathanael Saleh ... John …  Noah REYNIER (Dialogues et Chant)
Joel Dawson ... Georgie … Simon FALIU (Dialogues et Chant)
Julie Walters ... Ellen … Josiane PINSON (Dialogues)
Julie Walters ... Ellen … Prisca DEMAREZ (Chant)
Meryl Streep ... Cousine Topsy … Isabelle FERRON (Dialogues et Chant)
Colin Firth ... Wilkins / Loup … Edgar GIVRY
Jeremy Swift ... Gooding / Blaireau … Guillaume LEBON (Dialogues et Chant)
Kobna Holdbrook-Smith ... Frye / Belette … Jean-Baptiste ANOUMON (Dialogues et Chant)
Dick Van Dyke ... Mr. Dawes Jr. … Jean-Pierre LEROUX (Dialogues et Chant)
Angela Lansbury ... La Dame aux Ballons … Christine DELAROCHE (Dialogues et Chant)
David Warner ... Amiral Boom … Michel PAPINESCHI *
Jim Norton ... Monsieur Boussole … Michel RUHL *
Noma Dumezweni ... Miss Penny Farthing … Audrey SOURDIVE **
Tarik Frimpong ... Angus … Dan MENASCHE 
Sudha Bhuchar ... Miss Lark ... Isabelle GANZ *
Christian DIXON … Le Laitier … Christophe DESMOTTES **
Chris O’Dowd … Voix de Shamus le cocher … Xavier FAGNON *
Edward Hibbert … Voix du Parapluie Perroquet … Christophe DESMOTTES **
Voix parlées diverses : Eve LORACH, Patrick DELAGE, Florent BICOT DE NESLES, Patrick BORG, Jacques FAUGERON, Clotilde MORGIEVE, Bertrand DINGÉ, Stéphane ROUX, Pierre CARBONNIER, Cindy TEMPEZ, Corinne MARTIN et Clara SOARES
Voix chantées diverses : Michel MELLA, Jean-Claude DONDA et Guillaume BEAUJOLAIS
Chœurs : Magali BONFILS, Mery LANZAFAME, Rachel PIGNOT, Olivier CONSTANTIN, Arnaud LEONARD et Richard ROSSIGNOL

Sources: Générique de fin, Rémi Carémel / Dans l'ombre des studios *, RS Doublage**



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samedi 14 avril 2018

Fiches voxographiques Disney, 7ème partie: De Robin des Bois à Winnie l'Ourson

Voici la suite de la synthèse des recherches sur les premiers doublages Disney que j'ai effectuées en collaboration avec François Justamand (La Gazette du Doublage), Olikos (Grands Classiques) et Greg Philip (Film perdu). 


ROBIN DES BOIS (1973)

Doublage français unique (enregistrement en avril 19741, sortie française le 30 octobre 1974) :
Société : Société Parisienne de Sonorisation (S.P.S.) 2
Studio : Studios de Boulogne 1
Direction artistique : Serge Nadaud 2
Direction musicale : Georges Tzipine 2
Adaptation des dialogues : Louis Sauvat 2
Adaptation des chansons : Louis Sauvat 2 et Christian Jollet 2
Supervision : Jack Cutting 1

Robin des Bois : Dominique Paturel 2
Petit Jean : Claude Bertrand 2 (Dialogues)
Petit Jean : Jean Stout 2 (Chant)
Prince Jean : Philippe Dumat 2
Triste Sire : Roger Carel 2 (Dialogues et Chant)
Belle Marianne : Michèle André 2
Dame Gertrude : Huguette Morins 2
Adam de La Halle : Pierre Vassiliu 2 (Dialogues et Chant)
Frère Tuck : Pierre Tornade 2
Le shérif de Nottingham : Jacques Marin (Dialogues et Chant)
Pendard : Albert Augier 2
Niquedouille : Francis Lax 2
Bobby (lapin) : Christophe Bruno 2  
Veuve Lapin : Marie Francey 2
La soeur aînée de Bobby : Béatrice Bruno 2
Tagalong, la petite sœur de Bobby : Aurélia Bruno 2
Toby (tortue) : Fabrice Bruno 2
Corniaud : Henry Djanik 2
Le Capitaine : Georges Atlas 2
Croquenote : Guy Piérauld 2
Mère Souris : Colette Ripert 2
Roi Richard Cœur-de-Lion : Jean Martinelli 2
Chanteuse soliste « Hier, deux enfants » : Franca di Rienzo 2
Narrateur séquence d’ouverture : Nicolas Silberg 1
Chœurs : Janine de Waleyne2, Géraldine Gogly2, Anne Germain 2, Claudine Meunier 2,  Jean Stout 2, Jean Cussac 2, Michel Barouille 2 et Olivier Constantin 2
Remarques :
-L’expression « Oo-de-lally » est prononcée de manière différente en fonction des protagonistes et des répliques (« Oh-da-loully », « Oh-de-lally », etc.).
-Petite erreur d’adaptation sur une réplique de Pendard (« sarbacane » au lieu d’ « arbalète »).
-Il s’agit de l’un des rares doublages effectués par Huguette Morins (comédienne, épouse d’un administrateur de théâtre, M. Busson), avec qui j’avais pu échanger quelques mots par téléphone il y a une dizaine d’années.
-Certainement l’un de meilleurs doublages Disney en terme de jeu. On est au théâtre, les comédiens prennent un plaisir extraordinaire, et nous aussi.

Fiches voxographiques de Robin des Bois réalisées par François Justamand (La Gazette du Doublage), Rémi Carémel (Dans l’ombre des studios), Greg Philip (Film perdu) et Olikos (Les Grands Classiques). Ces fiches ont été vérifiées par plusieurs spécialistes mais peuvent contenir des erreurs. Pour toute reprise de ces informations, veuillez noter en source ce lien. Mise à jour : 9 juillet 2021.
Sources :
1Rémi  Carémel / Dans l'ombre des studios (remerciements à Philippe Dumat, Dominique Paturel et Béatrice Bruno),
2Carton DVD/Dossier de presse. 


LES AVENTURES DE BERNARD ET BIANCA (1977)

Doublage français unique (enregistrement en juillet 19771, sortie française le 30 novembre 1977) :
Société et studio : Société Parisienne de Sonorisation (S.P.S.) 2
Direction artistique : Jean-Pierre Dorat 2
Direction musicale : Georges Tzipine 2
Adaptation des dialogues : Natacha Nahon 2
Adaptation des chansons : Pierre Delanoë 2

Bernard : Roger Carel 2 (Dialogues et Chant)
Bianca : Béatrice Delfe 2 (Dialogues)
Bianca : Anne Germain 1 (Chant « S.O.S. Société »)
Penny : Aurélia Bruno 2
Madame Medusa : Perrette Pradier 2
Monsieur Snoops : Philippe Dumat 2
Orville : Francis Lax2
Annie Bouée : Jane Val 2
Luke : Gérard Hernandez 3
Le Président de la S.O.S. Société : Georges Riquier
Rufus : Teddy Bilis 2
Chanteuse soliste (« Le voyage », « Demain est un autre jour » et « Quelqu’un viendra ») : Dominique Poulain2
La tortue : Henry Djanik 1
Le lapin : Serge Lhorca 3
Le hibou : Albert Augier 4
Bulldozer la taupe : Pierre Garin 4
L’ambassadrice allemande : Géraldine Gogly 1 (Chant)
Le journaliste : Jean Berger 4
Chœurs : Françoise Walle1, Géraldine Gogly1, Anne Germain1, José Germain 1, Jean Cussac 1,  etc.
Remarques :
-Le générique crédite par erreur Serge Lhorca sur Luke (alors que Luke est doublé par Gérard Hernandez, et Serge Lhorca double quant à lui le lapin).
-Petites erreurs dans le générique : « Jeanne » (au lieu de Jane) Val et Teddy « Billis » (au lieu de Bilis)
-Le passage où Orville chantonne (sans paroles) l’air de l’U.S. Air Force est laissé en V.O. Le raccord voix avec Francis Lax n’est pas « évident ».
-A l’époque, pour le chant soliste, Anne Germain, sa fille Isabelle Germain, Françoise Walle, Géraldine Gogly et Dominique Poulain avaient passé des essais. C’est finalement Dominique qui a été choisie.

Fiches voxographiques des Aventures de Bernard et Bianca réalisées par François Justamand (La Gazette du Doublage), Rémi Carémel (Dans l’ombre des studios), Greg Philip (Film perdu) et Olikos (Les Grands Classiques). Ces fiches ont été vérifiées par plusieurs spécialistes mais peuvent contenir des erreurs. Pour toute reprise de ces informations, veuillez noter en source ce lien. Mise à jour : 9 juillet 2021.
Sources :
1Rémi  Carémel / Dans l'ombre des studios (remerciements à Philippe Dumat, Anne Germain, Françoise Walle et José Germain),
2Carton VHS


PETER ET ELLIOTT LE DRAGON (1977)


Doublage français d’origine (enregistrement en juin 19781, sortie française le 18 octobre 1978) :
Société et studio : Société Parisienne de Sonorisation (S.P.S.) 2
Direction artistique : Jean-Pierre Dorat 2
Direction musicale : Georges Tzipine 2
Adaptation des dialogues : Natacha Nahon 2
Adaptation des chansons : Pierre Delanoë 2 et Henry Lemarchand 2
Détection des chansons : Daniel Danglard 1

Peter : Morvan Salez 2 (Dialogues)
Peter : Rachid Arhab 1 (Chant)
Nora : Nicole Croisille 2 (Dialogues et Chant)
Lampie : Maurice Baquet 2 (Dialogues et Chant)
Docteur Terminus : Philippe Clay 2 (Dialogues et Chant)
Hoagy : Philippe Dumat 2 (Dialogues et Chant)
Lena Gogan : Paule Emanuèle 2 (Dialogues et Chant)
Merle Gogan : Jacques Deschamps 3 (Dialogues et Chant)
Grover Gogan (le barbu) : Dominique Collignon-Maurin 3 (Dialogues et Chant)
Willie Gogan (casquette) : Yves-Marie Maurin 3 (Dialogues et Chant)
Miss Taylor : Jocelyne Darche 4
Le Maire : Claude Bertrand 3
Paul : Marc de Georgi 3
Le second de Paul : Henri Labussière 1
Le porteur d’œufs : Henri Labussière 5
Ford (commerçant roux et barbu) : Claude d’Yd 3
Le maçon : Alain Dorval 3
Le laitier : Jean-Pierre Leroux 3
La vigie : Henry Djanik1
L’homme à la clôture : Alain Dorval 3
L’homme à la chevelure rose : Pierre Marret1
Villageois « Doux Jesus, regardez-moi ça ! » : Alain Dorval 3
Marin 1 (moustachu) : Pierre Garin1 (Dialogues)
Marin 1 (moustachu) : José Germain1 (Chant « quel pote ! »)
Marin 2 (âgé) : Georges Atlas1 (Dialogues)
Marin 2 (âgé) : Henri Tallourd1 (Chant « quel homme ! »)
Marin 3 (ciré jaune) : Claude Joseph1 (Dialogues)
Marin 3 (ciré jaune) : José Germain1 (Chant « quel frère ! »)
Chanteuse soliste « Un petit point de lumière » : Nicole Croisille1
Chœurs d’adultes : Danielle Licari1, Anne Germain1, Henri Tallourd1, José Germain1, Jean-Claude Briodin1, Jean Cussac1Pierre Marret1, etc.
Chœurs d’enfants : Les Petits Chanteurs d’Asnières alias Les Poppys2
Remarques :
-Dans la première fiche établie par les voxophiles du Forum de La Gazette du Doublage, une inversion a été faite pour les rôles de Grover et Willie. De même, Miss Taylor a été attribuée à Danielle Volle alors qu’il s’agirait plutôt (comme dans le redoublage) de Jocelyne Darche. Erreurs réparées.
-La voix chantée de Peter était assurée par Rachid Arhab (qui n’a rien à voir avec son homonyme journaliste), jeune chanteur des Poppys. Merci à Daniel Danglard (membre des Poppys, et détecteur des chansons sur ce doublage).
-Si les chœurs étaient généralement enregistrés « en direct », les rôles chantés solistes bénéficiaient parfois d’une petite répétition avant l’enregistrement. Dans les agendas de Philippe Dumat, on apprend ainsi qu’il a « répété chez Georges Tzipine » le 16 juin 1978 (6 jours avant d’enregistrer ses chansons).
-Roger Lumont avait été choisi sur essais pour doubler le rôle de Lampie (joué par Mickey Rooney) et avait commencé à enregistrer le rôle avant que le superviseur ne lui dise qu'il "ne ressemblait pas à Mickey Rooney" (dixit Roger) et le fasse remplacer par Maurice Baquet.
-Doublage exploité en salles, Laserdisc et dans certaines éditions DVD (durée : 101 minutes) et VHS.

Deuxième doublage français (enregistrement en 20031, sortie française en octobre 2003) :
Société : Cinéphase 2
Direction artistique : Perrette Pradier 2
Direction musicale : Georges Costa 2
Adaptation des dialogues originaux : Natacha Nahon 2
Adaptation des chansons originales : Pierre Delanoë 2 et Henry Lemarchand 2
Adaptation des nouveaux dialogues et chansons : Luc Aulivier 2

Peter : Maxime Baudouin 6 (Dialogues et Chant)
Nora : Brigitte Virtudes 6 (Dialogues et Chant)
Lampie : Jean-Claude Donda 6 (Dialogues et Chant)
Docteur Terminus : Bernard Alane 6(Dialogues et Chant)
Hoagy : Pierre-François Pistorio 6 (Dialogues et Chant)
Lena Gogan : Elisabeth Wiener 6 (Dialogues et Chant)
Merle Gogan : Gérard Rinaldi 6 (Dialogues et Chant)
Grover Gogan (le barbu) : Michel Mella 6 (Dialogues et Chant)
Willie Gogan (casquette) : Emmanuel Jacomy 6 (Dialogues et Chant)
Miss Taylor : Jocelyne Darche 6
Le Maire : Marc Alfos 6
Paul : Jean-Louis Faure 6
Le porteur d’œufs : Frédéric Cerdal 7
Ford (commerçant roux et barbu) : Pierre Dourlens 3
La vigie : Frédéric Cerdal 7
Villageois de couleur : Pascal Casanova 7
La femme « bombonne » : Martine Latorre1
L’homme à la chevelure rose : Jean-Claude Briodin1
Villageois « Je m’en remets à lui moi aussi » : Thierry Murzeau 8
Marin 2 (âgé) : Jean-Michel Farcy8(Dialogues)
Marin 2 (âgé) : Jacques Mercier1 (Chant)
Marin 3 (ciré jaune) : Olivier Constantin1 (Chant)
Chœurs d’adultes : Francine Chantereau2, Grazziella Madrigal 2, Dominique Poulain 2, Martine Latorre 2, Michel Costa2, Olivier Constantin2, Jean-Marie Marrier2, Georges Costa2, Jacques Mercier2 et Jean-Claude Briodin2.
Chœurs d’enfants : Nicolas Costa2, etc.
Remarques :
-Dans la chanson « On a un acte de vente », il y a une inversion de voix (Michel Mella chante une réplique de Willie et Emmanuel Jacomy chante une réplique de Grover).
-Dans la chanson « Passamaquoddy », il y a une erreur dans le relevé des chansons du 1er doublage. Bernard Alane dit « La médecine doit être chantée » au lieu de « La médecine doit être charité ».
-Redoublage réalisé pour la sortie de la version longue.
-Doublage exploité dans certaines éditions VHS et DVD (durée : 142 minutes), DVD Z1 (avec les crédits du 1er doublage) et Blu Ray ZA (avec les crédits du 1er doublage).

Fiches voxographiques de Peter et Elliott le dragon réalisées par François Justamand (La Gazette du Doublage), Rémi Carémel (Dans l’ombre des studios), Greg Philip (Film perdu) et Olikos (Les Grands Classiques). Ces fiches ont été vérifiées par plusieurs spécialistes mais peuvent contenir des erreurs. Pour toute reprise de ces informations, veuillez noter en source ce lien. Mise à jour : 9 juillet 2021.
Sources :
1Rémi  Carémel / Dans l'ombre des studios (remerciements à Philippe Dumat, Roger Lumont, Anne Germain, José Germain, Daniel Danglard, Danielle Licari, Jean-Claude Briodin et Georges Costa),
2Carton VHS,



LES AVENTURES DE WINNIE L'OURSON (1977)

Doublage français d’origine du segment « Winnie l’Ourson et l’arbre à miel » (enregistrement fin 1966-début 1967, sortie française en mars 1967 (sous forme de court-métrage en première partie de Quatre bassets pour un danois) et le 3 juin 1977 intégré au long-métrage Les Aventures de Winnie l’ourson) :
Société : Société Parisienne de Sonorisation (S.P.S.) 1
Direction artistique : Henri Allegrier-Ebstein 1
Direction musicale : André Theurer 1
Adaptation des dialogues et chansons: Louis Sauvat 1
Supervision : Wally J. Hardouin 1

Winnie l’Ourson : Roger Carel 1 (Dialogues et Chant)
Jean-Christophe : Benjamin Boda 1 (Dialogues et Chant)
Coco Lapin : Roger Carel 1
Grignotin : Jo Charrier 2
Maître Hibou : Henry Djanik 1
Bourriquet : Pierre Marret 2 (Dialogues et Chant)
Le Narrateur : Michel Gudin 3
Chanteur soliste dans la chanson « Mains en l’air » : Pierre Marret 2
Remarques :
-Les voix de Maman Gourou et Petit Gourou ne peuvent être identifiées avec certitude. (Les noms de Suzy Dornac et de la choriste Michelle Dornay se retrouvent sur des pochettes de livres-disques, mais à prendre avec de grandes pincettes).
-Doublage exploité en salles, VHS (sauf l’édition de 1997) et DVD. En DVD, sous sa forme long-métrage, les transitions entre les trois parties sont celles du deuxième doublage (par Patrice Baudrier, Roger Carel et Jackie Berger).

Doublage français d’origine du segment « Winnie l’Ourson dans le vent » (enregistrement en mai 19692, sortie française le 20 mars 1970 (sous forme de court-métrage) et le 3 juin 1977 intégré au long-métrage Les Aventures de Winnie l’ourson) :
Société : Société Parisienne de Sonorisation (S.P.S.) 2

Winnie l’Ourson : Roger Carel 1 (Dialogues et Chant)
Jean-Christophe : Gaston Guez 2
Tigre Dingo : Jacques Hilling 2 (Dialogues et Chant)
Coco Lapin : Roger Carel 1
Porcinet : Roger Carel 1
Grignotin : Jo Charrier 2
Maître Hibou : Henry Djanik 1
Bourriquet : Pierre Marret 2 (Dialogues et Chant)
Le Narrateur : Michel Gudin 3
Chœurs : Anne Germain 2, José Germain 2, etc.
Remarques :
-Les voix de Maman Gourou et Petit Gourou ne peuvent être identifiées avec certitude. (Les noms de Suzy Dornac et de la choriste Michelle Dornay se retrouvent sur des pochettes de livres-disques, mais à prendre avec de grandes pincettes).
-Doublage exploité en salles, VHS (sauf l’édition de 1997) et DVD. En DVD, sous sa forme long-métrage, les transitions entre les trois parties sont celles du deuxième doublage (par Patrice Baudrier, Roger Carel et Jackie Berger).

Doublage français d’origine du segment « Winnie l’Ourson et le Tigre fou » (enregistrement entre 1974 et 1977, sortie française a priori le 3 juin 1977, intégré au long-métrage Les Aventures de Winnie l’ourson) :

Winnie l’Ourson : Roger Carel 1 (Dialogues et Chant)
Jean-Christophe : Christophe Bruno 1
Tigrou : Christian Marin 2 (Dialogues)
Tigrou : Jacques Hilling 2 (Chant, repiquage de la chanson « C’est merveilleux d’être un tigre » du précédent court-métrage)
Coco Lapin : Roger Carel 1
Porcinet : Roger Carel 1
Le Narrateur : Michel Gudin 3
Remarques :
-Les voix de Maman Gourou et Petit Gourou ne peuvent être identifiées avec certitude. (Les noms de Suzy Dornac et de la choriste Michelle Dornay se retrouvent sur des pochettes de livres-disques d'époque, et dans le carton final de la VHS canadienne de 2000) mais à prendre avec de grandes pincettes).
-Doublage exploité en salles, VHS (sauf l’édition de 1997) et DVD. En DVD, sous sa forme long-métrage, les transitions entre les trois parties sont celles du deuxième doublage (par Patrice Baudrier, Roger Carel et Jackie Berger).

Deuxième doublage français de l’intégralité des Aventures de Winnie l’ourson (enregistrement en septembre 1992 2 (chanson « Les éphélants et les nouifs » pour VHS Chantons ensemble) puis a priori le reste en octobre 1996 2, sortie française le 5 août 1997) :
Société : Dubbing Brothers 2 (« Les éphélants et les nouifs ») et Télétota 1 (reste du film)
Direction artistique : Patricia Angot 1
Direction musicale : Georges Costa 1
Adaptation des dialogues et chansons originaux : Louis Sauvat 1
Adaptation des nouvelles chansons : Luc Aulivier 1

Winnie l’Ourson : Roger Carel 1 (Dialogues et Chant)
Jean-Christophe : Jackie Berger 1
Tigrou: Patrick Préjean 1 (Dialogues et Chant)
Coco Lapin : Roger Carel 1
Porcinet : Roger Carel 1
Grignotin : Guy Piérauld 1
Maître Hibou : Henry Djanik 1
Bourriquet : Henry Djanik 1
Maman Gourou : Claude Chantal 1
Petit Gourou : Jackie Berger 1
Le Narrateur : Patrice Baudrier 1
Chanteurs solistes « Les éphélants et les nouifs » : Georges Costa 2 (« dehors », « ils sont partout », « mon Dieu qu’ils sont laids », etc.), Michel Costa 2 (« voleurs, menteurs », « en pyjama », etc.), Jean-Claude Briodin 2 (« jongleurs, tricheurs », etc.) et Jean Stout 2 (« ils s’entortillent les bras, les chevilles », etc.)
Choeurs: Dominique Poulain 2, Michel Costa 2, Georges Costa 2, Jean-Claude Briodin 2, Jean Stout 2, etc.
Remarques :
-Redoublage effectué pour harmoniser le film avec les nouvelles voix des personnages.
-Doublage exploité en VHS (édition de 1997) et Laserdisc.

Troisième doublage français d'extraits des Aventures de Winnie l’ourson (enregistrement en 2011 2, sortie française en 2012) :
Société : Dubbing Brothers 
Direction artistique : Patricia Angot 1
Direction musicale : Claude Lombard 1
Adaptation des dialogues  : Patricia Angot 1
Adaptation des chansons : Claude Lombard 1

Winnie l’Ourson : Jean-Claude Donda (Dialogues et Chant)
Jean-Christophe : Tom Trouffier 1
Tigrou: Patrick Préjean (Dialogues et Chant)
Coco Lapin : Michel Mella 1
Porcinet : Hervé Rey 1
Grignotin : Patrick Pellegrin 1
Bourriquet : Wahid Lamamra 1
Maman Gourou : Céline Monsarrat 1
Petit Gourou : Bonnie Lener 1
Le Narrateur : François Berland 1
Choeurs: Olivier Podesta 1, etc.
Remarques :
-Redoublage d'extraits proposés en mini-épisodes pour des bonus Blu-Ray des Aventures de Tigrou, en VOD sur iTunes, etc.

Fiches voxographiques des Aventures de Winnie l’ourson réalisées par François Justamand (La Gazette du Doublage), Rémi Carémel (Dans l’ombre des studios), Greg Philip (Film perdu) et Olikos (Les Grands Classiques). Ces fiches ont été vérifiées par plusieurs spécialistes mais peuvent contenir des erreurs. Pour toute reprise de ces informations, veuillez noter en source ce lien. Mise à jour : 9 juillet 2021.
Sources :
1Carton VHS/Blu Ray (remerciements à Hercule),
2Rémi  Carémel / Dans l'ombre des studios (remerciements à Roger Carel, Anne Germain, José Germain, Jean-Claude Briodin et Georges Costa),