samedi 29 janvier 2022

Discographie Les Swingle Singers / The Swingle Singers (1962-1973)

Suite aux très nombreuses erreurs, imprécisions, etc. que l‘on trouve sur internet à propos des groupes vocaux français, j’ai le plaisir de vous proposer sur « Dans l’ombre des studios » des discographies détaillées de plusieurs de ces groupes.

Je les ai faites à partir d’une écoute attentive de disques et archives radiophoniques (ayant acquis depuis quelques années une connaissance de ces chanteurs de groupes vocaux qui me permet d'identifier leurs voix, même au sein d'un "son de groupe"), d’un visionnage des archives télévisées (permettant de dater avec plus de précision les sorties de disques mais aussi les changements de chanteurs), des discographies préétablies par les sites Encyclopédisque et Discogs, de mes entretiens et séances d’écoutes avec les chanteurs et leurs proches, 
d'une étude de leurs archives (bulletins de paie, contrats, feuilles de présence, agendas, décomptes de partages de recettes, photos, programmes de concerts) et des entretiens réalisés avant moi par mes confrères Serge Elhaïk, Jean Letellier et Eric Fardet.


Bien que quasi-exhaustives, ces discographies évolueront au fil du temps, au gré de nouvelles « découvertes ».

Aujourd’hui : Les Swingle Singers (ou The Swingle Singers).



Discographie des Swingle Singers établie par Rémi Carémel.
Remerciements à Anne, Isabelle et Victoria Germain, Claudine Meunier, Alice Herald, Hélène Pedersen-Devos, Jeanette Baucomont, Nicole Darde, Claude Chauvet, Jo, Eric et Jean-Paul Novès, Caroline Houdy, Michel Barouille, Jean et Laurent Cussac, José Germain, Jean-Claude Briodin, Claude Ermelin, Eric Fardet (entretiens avec Ward Swingle et Christiane Legrand), Erwin Blok, Jean Letellier, Serge Elhaïk et aux contributeurs des sites Encyclopédisque et Discogs.

Supervision artistique: Ward Swingle
Management: Pierre Fatosme (ingénieur-du-son du groupe, et époux de Christiane Legrand) puis Jean Cussac 
Style : Style vocalese, c’est-à-dire transcriptions jazz pour voix (Cf. Vocal jazz groups, scat et vocalese, Eric Fardet) d'instrumentaux (classiques, pour la plupart). Le chant est effectué, à part quelques rares exceptions, en onomatopées.
Chefs d’orchestre : Ward Swingle (disques du groupe) et, pour des collaborations extérieures, Duke Ellington, Leonard Bernstein, Luciano Berio, André Hodeir, etc.
Arrangeur : Ward Swingle (disques du groupe)
Effectif : 8 (4F + 4H) chanteurs + Rythmique ou orchestre.
Chanteurs solistes : principalement Christiane Legrand, et tous les autres membres du groupe.
Chanteurs :
Line-up n°1 (novembre 1962-printemps 1964) : Christiane Legrand, Jeanette Baucomont, Claudine Meunier, Anne Germain / Claude Germain, Ward Swingle, Jean-Claude Briodin, Jean Cussac
Line-up n°2 (printemps 1964-printemps 1965) : Christiane Legrand, Jeanette Baucomont, Anne Germain, Alice Herald / Claude Germain, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac
Line-up n°3 (printemps 1965-février 1967) : Christiane Legrand, Jeanette Baucomont, Claudine Meunier, Alice Herald / Claude Germain, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac
Line-up n°4 (mars 1967-printemps 1967) : Christiane Legrand, Jeanette Baucomont, Claudine Meunier, Hélène Devos / Claude Germain, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac
Line-up n°5 (printemps 1967-juillet 1969) : Christiane Legrand, Jeanette Baucomont, Claudine Meunier, Hélène Devos / Jo Novès, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac
Line-up n°6 (juillet 1969-août 1971) : Christiane Legrand, Nicole Darde, Claudine Meunier, Hélène Devos / Jo Novès, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac
Line-up n°7 (septembre 1971-début 1972) : Christiane Legrand, Claude Chauvet, Claudine Meunier, Hélène Devos / Jo Novès, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac
Line-up n°8 (début 1972-juin 1973) : Christiane Legrand, Nicole Darde, Claudine Meunier, Hélène Devos / Jo Novès, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac
Line-up n°9 (reformations ponctuelles du groupe à partir de 1974) : Christiane Legrand, Nicole Darde ou Claude Chauvet, Claudine Meunier, Hélène Devos / Jo Novès, Ward Swingle ou Michel Barouille, José Germain, Jean Cussac
Chanteurs remplaçants occasionnels:
Françoise Walle (soprano), Bernard Houdy (ténor)
Musiciens :
Contrebasse: Pierre Michelot (novembre 1962-printemps 1964), Guy Pedersen (printemps 1964-décembre 1968), Gilbert Rovère (janvier 1968, janvier 1969-courant 1969), Jacky Cavallero (courant 1969-été 1973)
Batterie: Gus Wallez et André Arpino en alternance (novembre 1962-été 1964), Daniel Humair 
(été 1964-printemps 1968), Bernard Lubat (été 1968-courant 1969), Roger Fugen (courant 1969- début 1972), Marcel Sabiani (début 1972-été 1973).
Certains musiciens (comme Daniel Humair) reviennent parfois dans le groupe pour des remplacements.
Musiciens remplaçants occasionnels:
Michel Delaporte (dm)

Les Swingle Singers naissent à une période où sont créés en France une multitude de groupes vocaux, plus ou moins éphémères. Les Blue Stars (novembre 1954) ont ouvert la voie, suivis par les Angels, Fontana, Double Six, Barclay, etc.
Dans ces groupes se retrouvent à peu près les mêmes chanteurs (également choristes de studio pour des chanteurs de variétés, musiques de film, etc.), interchangeables lorsque ceux-ci ne font que du studio et n'ont pas besoin de faire de la scène ou de la télévision.

Les Swingle Singers sont une idée de l'un de ces chanteurs de groupes vocaux (membre des Double Six, Angels, etc.), Jean-Claude Briodin. Il la souffle à son camarade de micro Ward Swingle (pianiste, arrangeur et choriste américain travaillant à Paris): vu le succès de l'album Play Bach du pianiste Jacques Loussier (réinterprétant Bach avec des arrangements jazz), pourquoi ne pas faire la même chose en jazz vocal?
Ce qui est à la base un "exercice" vocal de choristes pour s'entraîner au déchiffrage à vue, à l'articulation rapide, etc. devient un projet d'album.
Ward Swingle cherche des orchestrations originales de Bach à la Bibliothèque Nationale de France, y ajoute une rythmique jazz (batterie et contrebasse), et fait enregistrer un premier album sous le nom de Swingle Singers, en s'entourant de ses amis choristes parisiens (dont Christiane Legrand, grande soeur du compositeur Michel Legrand et figure de proue des groupes vocaux français).

A l'origine, il s'agit d'un groupe de studio quasi-anonyme, comme il en existe beaucoup à l'époque. Le succès des ventes aux États-Unis fait qu'ils vont devoir partir en tournée internationale à partir de 1964, et que certains choristes préférant le travail de studio plutôt que les tournées, se feront remplacer.

Afin de valoriser équitablement les cofondateurs du groupe (line-up n°1) et ceux qui ont continué à le faire vivre les années suivantes, les droits des disques sont partagés à parts égales entre tous les membres ayant participé à des disques pour le groupe (exemple: José Germain touche des droits sur Jazz Sébastien Bach alors qu'il ne l'a pas enregistré, et Jean-Claude Briodin touche des droits sur American Look alors qu'il ne faisait plus partie du groupe).

L'apparence du groupe sur scène est très statique (aucune chorégraphie). Les morceaux sont appris par coeur, il n'y a pas de partitions sur scène, à part pour les oeuvres contemporaines avec orchestres.

Assez inclassables (ni vraiment jazz, ni vraiment classique). Le répertoire se concentre d'abord sur les baroques avant d'évoluer vers d'autres compositeurs.

Leur participation à la création du Sinfonia pour huit voix et orchestre de Luciano Berio (octobre 1968) va les amener à partager leurs tournées entre leur répertoire "Swingle" habituel, et des concerts du Sinfonia avec les plus grands orchestres internationaux.

Avec l'allure d'un pasteur assez austère et pince-sans-rire, Ward Swingle est réputé pour son extrême exigence, son oreille absolue (incapable lorsque la hauteur baisse un peu a cappella de ne pas visualiser mentalement une partition transposée) et son sens du rythme parfait. Par leur exécution quasi militaire et en raison des initiales des Swingle Singers, certains membres du groupe se surnomment pour plaisanter les "S.S.".

Les membres des Swingle Singers, ont participé à de multiples séances de choeurs pour des chanteurs de variétés, musiques de film, etc. En revanche, il est extrêmement rare qu'ils aient accompagné ces artistes en tant que vrai groupe Swingle Singers, ils étaient souvent mélangés à d'autres choristes qui ne faisaient pas partie des Swingle. Bien souvent, des artistes ont par simplification, orgueil ou méconnaissance, prétendu avoir été accompagnés dans leurs disques par les Swingle Singers, alors que ce n'était pas le cas. 
(Exemple d'erreur que l'on peut trouver: quelques chanteuses qui ont appartenu aux Swingle Singers (Anne Germain, etc.) accompagnent Johnny Hallyday dans "Da Dou Ron Ron", mais contrairement à ce qui est indiqué dans les rééditions CD, il ne s'agit pas des Swingle Singers).

Claudine Meunier est créditée sous son nom d'épouse, alors qu'elle était créditée sous son nom de jeune fille (Claudine Barge) chez les Double Six. Jusque là soprano dans les groupes vocaux et séances de choeurs, elle prend désormais la voix d'alto dans les séances, après avoir intégré les Swingle Singers.
Jean Cussac a quant à lui a une voix de baryton lyrique (pouvant "ténoriser" comme dans Blanche Neige et les Sept Nains (le Prince, doublage de 1962)), mais le travail "au micro" lui permet de "chercher" des notes graves, et d'être quasiment basse profonde chez les Swingle Singers.

Les tenues de scène sont d'abord de Pierre Cardin (femmes), puis, d'après les programmes, Lempereur (femmes) et Pierre Balmain (femmes et hommes).
(Claude Chauvet se souvient que pendant son passage chez les Swingle (septembre 1971-début 1972) les robes étaient signées Patou).

Au moins sept morceaux chantés lors de leurs récitals (je ne parle pas des oeuvres contemporaines ou des collaborations) n'ont jamais connu de sortie discographique:
-Once in love with Lyndon (compositeur inconnu): hymne de la campagne présidentielle de Lyndon B. Johnson, chanté par les Swingle Singers lors de la tournée électorale de 1964
-Pavane pour une infante défunte (Maurice Ravel): enregistrement fait en 1967 mais jamais sorti en disque pour des raisons de droits (diffusé 
sur Dans l'ombre des studios en septembre 2014), chanté en tournée à partir de 1968
-La Marseillaise (Rouget de Lisle) chanté au moins une fois au Japon le 14 juillet 1970
-Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel De Falla): chanté en tournée à partir de 1968, le seul enregistrement existant est une TV hollandaise de 1971
-Gymnopédie n°1* (Erik Satie): chanté en tournée à partir de 1970 (Nicole Darde se souvient qu'elle chantait la partie soliste, et qu'elle l'a a priori chanté au Carnegie Hall avec Ron Carter à la contrebasse)
-Cançao Sertaneja (Camargo Guarnieri): chanté en tournée à partir de 1972
-Milonga del Angel* (Astor Piazzolla): 
chanté en tournée à partir de 1972

D'après Hélène Devos, Libertango* d'Astor Piazzolla a par ailleurs été enregistré mais n'est jamais sorti en disque et n'a semble-t-il pas été chanté en concerts.

(* Ces morceaux ont finalement été enregistrés par les Swingle Singers anglais à partir des années 90).

Diffusés internationalement, les Swingle Singers ont reçu plusieurs prix et nominations aux Grammy Awards:
-6ème cérémonie des Grammy Awards (mai 1964, album Jazz Sébastien Bach): Lauréat "Meilleure interprétation par un choeur" + Lauréat "Meilleur nouvel artiste 1963" + Nomination "Album de l'année"
-7ème cérémonie des Grammy Awards (mai 1965, album Going baroque): 
Lauréat "Meilleure interprétation par un choeur"
-8ème cérémonie des Grammy Awards (mai 1966, album Anyone for Mozart?):
Lauréat "Meilleure interprétation par un choeur"
-9ème cérémonie des Grammy Awards (mars 1967, album Swingling Telemann):
Nomination "Meilleure interprétation par un choeur"
-10ème cérémonie des Grammy Awards (février 1968, album Place Vendôme):
Nomination "Meilleure interprétation par un choeur"
-12ème cérémonie des Grammy Awards (mars 1970, album Luciano Berio : Sinfonia):
Lauréat "Meilleure interprétation par un choeur classique autre qu'un opéra"

Autres récompenses:
-Prix du Disque de l'Académie Charles Cros (mars 1964, cette récompense est indiquée dans tous les dossiers de presse des Swingle Singers, or elle n'est pas répertoriée dans la page Wikipedia de l'Académie Charles Cros. Il est à ce propos dommage que cette prestigieuse académie ne répertorie pas sur son site ses prix passés)
-Prix du meilleur nouveau groupe vocal (jury des critiques internationaux de la revue Downbeat, août 1964)
-Prix du meilleur groupe vocal (Melody Maker, Grande-Bretagne, février 1965, février 1966 et février 1967)
-Prix Triomphe 1967 - Groupe vocal France
-Prix du meilleur groupe vocal (Swing Journal, Tokyo, 1968)
-Edison Award pour l'enregistrement du Sinfonia de Luciano Berio (Hollande, octobre 1969)

Le groupe a connu une "renaissance" en Grande-Bretagne dès 1974 
avec des choristes anglais (Swingle II), et continue encore aujourd'hui (sous le nom de Swingles). La présente discographie ne traite que du groupe original (français).

Les Swingle Singers: Badinerie (line-up n°3, c.1965)



Note importante pour toutes les discographies "Dans l'ombre des studios" de groupes vocaux: 
-Cette discographie mélange discographie traditionnelle et liste des émissions de télévision et de radio. Elle suit un ordre chronologique.
-Pour plus de lisibilité, j'ai fait exprès de ne pas lister les très nombreux pressages étrangers, 45T issus d'albums, compilations, etc. afin de me concentrer sur les séances originales.
-Des événements importants pour le groupe sont mentionnés en gras et en italique.
-La discographie est chronologiquement découpée en plusieurs parties correspondant aux changements de chanteurs dans le groupe. Un "line-up" est une composition d'équipe: quand un membre du line-up n°2 quitte le groupe, le line-up n°3 commence à l'arrivée de son remplaçant.
-Je pourrais me contenter d'indiquer pour chaque morceau les solistes, mais comme certains (rares) morceaux sont chantés uniquement par une ou des solistes sans les autres membres du groupe, je précise "et groupe vocal" quand les autres membres du groupe sont présents (c'est à dire quasiment tout le temps). 
Le "groupe vocal" est en principe constitué, sauf mention contraire, de tous les membres du line-up en cours ("groupe vocal mixte"), ou de ses éléments féminins ou masculins.


Line-up n°1 (novembre 1962-printemps 1964) : Christiane Legrand, Jeanette Baucomont, Claudine Meunier, Anne Germain / Claude Germain, Ward Swingle, Jean-Claude Briodin, Jean Cussac


Line-up n°1 répétant le 2ème album (c.1964)
Photo: Jacques Aubert (Philips)

Le groupe est constitué en novembre 1962 (d'après les dossiers de presse d'époque). Les huit Swingle Singers sont tous déjà choristes dans les séances de studios parisiens. Jeanette Baucomont et Jean Cussac ont une formation lyrique, Christiane Legrand, Anne Germain, et Claudine Meunier sont d'anciennes chanteuses d'orchestre (mais avec un solide "background" musical), et Ward Swingle, Claude Germain et Jean Claude Briodin des musiciens (piano/direction d'orchestre pour Ward et Claude, saxophone pour Jean-Claude).



33T LP « Jazz Sébastien Bach » Philips 840.519 PY (stéréo) et 77.921 (mono)
Enregistrements : entre novembre 1962 et le printemps 1963 / Sortie : printemps 1963
A1 : Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080) 2:14 : groupe vocal mixte
A2 : Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645) 2:39 : groupe vocal mixte
A3 : Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068) 3:19 : groupe vocal mixte
A4 : Prélude n°11 en fa majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 880) 2:13 : groupe vocal mixte
A5 : Bourrée (Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807) 1:45 : groupe vocal mixte
A6 : Fugue n°2 en ut mineur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 871) 1:17 : groupe vocal mixte
A7 : Fugue n°5 en ré majeur (Clavier bien tempéré, Livre 1, BWV 850) 1:39 : groupe vocal mixte
B1 : Prélude n°9 (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 878) 3:19 : groupe vocal mixte
B2 : Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)  4:55 : groupe vocal mixte
B3 : Prélude n°1 en ut majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 870) 1:57 : groupe vocal mixte
B4 : Canon  1:54 : groupe vocal mixte
B5 : Invention à deux voix n°1 en ut majeur (BWV 772)  1:26 : groupe vocal mixte
B6 : Fugue n°5 en ré majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 874)  3:17 : groupe vocal mixte
-Arrangements : Ward Swingle
-Pierre Michelot (b) / Gus Wallez (dm, tous titres sauf A7 et B4) / André Arpino (dm, A7 et B4)
-Enregistré, selon Claudine Meunier, aux Studios D.M.S. (rue Saussier-Leroy) par Pierre Fatosme.
-Lauréat du meilleur album d'ensemble vocal et du meilleur nouvel artiste, et nomination album de l'année, aux Grammy Awards 1963. 
-Deux titres sont transposés: le prélude n°9 passe de mi majeur à ré bémol majeur, et le Sinfonia passe de do mineur à sol mineur.
-L'album est commercialisé sous les noms "Jazz Sébastien Bach" (France et la plupart des pays, peinture de couverture: Monique Chavasse-Frette),"Bach's Greatests Hits" (États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande) et "Jazz Sebastian Bach" (Espagne, Pays-Bas).
-Il sort également sous la forme de deux 45T, "Jazz Sébastien Bach n°1" (434.875) et "Jazz Sébastien Bach n°2" (434.876)
-Utilisation des enregistrements:
"Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)" en générique de l'émission TV (O.R.T.F.) "Le Temps des Loisirs" (1963-1968)
"Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BW 1068)" dans la B.O. du film "Adieu Berthe ou L'enterrement de Mémé" (2012) de Bruno Podalydès
"Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)" dans la B.O. du film "The Square" (2017) de Ruben Östlund
"Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)" en générique de l'émission TV italienne (Rai) "Quark" (1981-1989) et "Superquark" (1995-2022)
"Fugue n°2 en ut mineur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 871)" dans la B.O. du film "The French Dispatch" (2021) de Wes Anderson
"Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)" dans la B.O. du film "Dragées au poivre" (1963) de Jacques Barratier
"Canon" dans la B.O. du film "Adieu Berthe ou L'enterrement de Mémé" (2012) de Bruno Podalydès
"Fugue n°5 en ré majeur (Clavier bien tempéré, Livre 1, BWV 850)" dans la B.O. du film "Astérix : Le Domaine des Dieux" (2014) d'Alexandre Astier et Louis Clichy


Le 31/05/63, Ward Swingle est interviewé dans l'émission radiophonique "Avant-premières". Diffusion de la version studio de "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)".


Émission TV 
« Rythmes sous cape » du 17/08/63
Chant en playback
« Fugue en ré mineur de Bach» 
Chanteurs à l'image : Jean-Claude Briodin, Ward Swingle, Jean Cussac, Claude Germain, Jeanette Baucomont, Claudine Meunier, Christiane Legrand et Anne Germain (petit doute, car visage peu visible).
Fred Ermelin (b) / Marcel Blanche (dms)
Les Swingle Singers ne sont alors qu'un groupe de studio. Ils sont présentés de dos, avec une cape (clin d'oeil au titre de l'émission) pour les femmes.


Critique dans le Daily Mirror du 31/10/63 (la Fugue en ré mineur, sortie en single, extraite de leur LP, est un succès), dans le Daily Herald du 9/11/63, mention dans Vie et Bonté, revue officielle de la Croix-Rouge Française (novembre 1963).

Critique assez dithyrambique dans "The Gramophone" de décembre 1963.


Jean-Claude Briodin se souvient d'un concert en Allemagne (proche de la frontière) pendant l'hiver.



33T LP « Going baroque : de Bach aux baroques» Philips 844 825
Enregistrement : certainement début 1964 / Sortie : certainement en août 1964
A1 : Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)  1:19 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
A2 : Airs et variations : "L'harmonieux forgeron" (Suite pour clavecin en mi majeur, Haendel)  2:23 : Claudine Meunier (soliste) et groupe vocal mixte
A3 : Gigue (Suite pour violoncelle seul n°1 en ut majeur, BWV 1009)  1:19 : groupe vocal masculin
A4 : Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)  3:00 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
A5 : Prélude n°19 en la majeur (Clavier bien tempéré, Livre 1, BWV 864)  1:09 : groupe vocal mixte
A6 : Préambule (Partita pour clavecin n°5 en sol majeur, BWV 829) 2:24 : groupe vocal mixte
B1 : Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)  2:22 : groupe vocal mixte
B2 : Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)  3:14 : Christiane Legrand, Claudine Meunier, Jeanette Baucomont et Anne Germain (solistes) et groupe vocal mixte
B3 : Prélude n°7 en mi bémol majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 876)  2:39 : groupe vocal mixte
B4 : Solfeggietto en ut mineur (Wq.117/2, Carl Philipp Emanuel Bach)  0:54 : groupe vocal mixte
B5 : Der Fruehling (Le Printemps, Wilhelm Friedemann Bach)  1:32 : groupe vocal mixte
B6 : Prélude n°24 en si mineur (Clavecin bien tempéré, Livre 2, BWV 893)  1:56 : groupe vocal mixte
-Arrangements: Ward Swingle
-Guy Pedersen (b) / Gus Wallez (dm)
-Enregistré, selon Claudine Meunier, aux Studios D.M.S. (rue Saussier-Leroy) par Pierre Fatosme.
-Lauréat du meilleur album d'ensemble vocal aux Grammy Awards 1964.

-Alors que le premier album, Jazz Sébastien Bach, était axé sur des transcriptions de partitions écrites pour clavier, celui-ci se concentre sur des arrangements orchestraux.  Le premier album était plutôt choral et celui-ci met plus en avant des voix solistes, en particulier Christiane Legrand.
-L'album est commercialisé sous les noms "Going baroque : de Bach aux baroques" (France),"Going baroque" (la plupart des pays),"Bach Handel Vivaldi" (Royaume-Uni), "Van al Barrocco" (Espagne), "Al Estilo Barrocco" (Mexique) et "E o Barrocco" (Brésil).
-Utilisation des enregistrements:
"Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)" dans la B.O. (thème principal) du film "Galia" (1966) de Georges Lautner
"Prélude n°7 en mi bémol majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 876)" dans la B.O. du film "Harvey Milk" (2008) de Gus Van Sant
"Préambule (Partita pour clavecin n°5 en sol majeur, BWV 829)" dans la publicité "Google Pixel 9 Gemini Live / Now we're talking" (2025)


Concert ou TV vers le 4/03/64 à Amsterdam (photo à l'aéroport d'Amsterdam-Shiphol avec Pierre Michelot et André Arpino).


Émission TV non-identifiée a priori du 12/03/64
Chant en playback
« Bourrée (Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807) »« Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle » et 
« Badinerie en si mineur »
Chanteurs à l'image : Jean-Claude Briodin, Jeanette Baucomont, Claude Germain, Claudine Meunier, Jean Cussac, Christiane Legrand, Ward Swingle et Anne Germain.
Pierre Michelot est reconnaissable à la contrebasse, mais le batteur est moins visible.
VHS retrouvée dans les archives d'Anne Germain. L'enregistrement ne vient vraisemblablement pas de la R.T.F. mais peut-être d'une télévision étrangère. La date est incertaine.



Line-up n°2 (printemps 1964-printemps 1965) : Christiane Legrand, Jeanette Baucomont, Anne Germain, Alice Herald / Claude Germain, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac


Line-up n°2 en répétition au Madison Square Garden (mai 1964)
Photo : Friedman-Abeles


Lucy Johnson, l'une des filles du président américain Lyndon B. Johnson convainc son père d'engager les Swingle Singers (dont elle est fan, et ne sait pas qu'ils ne sont pas américains) comme groupe pour sa campagne électorale. Ils deviennent ainsi un groupe de scène.
Claudine Meunier et Jean-Claude Briodin, déjà engagés sur une tournée des Double Six, quittent les Swingle Singers. Claudine est remplacée par Alice Herald (Vassails de son vrai nom, jeune choriste studio, belle-fille du compositeur et professeur Julien Falk, lancée trois ou quatre ans plus tôt dans le métier par Jean-Claude Dubois et Claudine Meunier) et Jean-Claude par José Germain (frère de Claude (et beau-frère d'Anne), saxophoniste et choriste).

Le couturier Pierre Cardin, ami de Ward Swingle (ils se sont connus par Jeanne Moreau, dont Ward était le chef d'orchestre), coupe les robes des femmes Swingle Singers.

Concert le 15 mai 1964 au Théâtre de la Cité Universitaire (Paris).
Ce concert sera décrit ultérieurement par Ward Swingle comme le "premier concert" des Swingle Singers, alors qu'il y en a quand même eu quelques autres avant avec le line-up n°1.
1ère partie du concert: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Gigue (Suite pour violoncelle seul n°1 en ut majeur, BWV 1009)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Prélude en fa mineur", "Fugue n°2 en ut mineur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 871)", "Prélude n°19 en la majeur (Clavier bien tempéré, Livre 1, BWV 864)", "Préambule (Partita pour clavecin n°5 en sol majeur, BWV 829)", "Prélude N° 9 (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 878)", "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)", "Bourrée (Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807)".
2ème partie du concert: "Canon", "Fugue n°5 en ré majeur (Clavier bien tempéré, Livre 1, BWV 850)", "Airs et variations : "L'harmonieux forgeron" (Suite pour clavecin en mi majeur, Haendel)", "Prélude n°7 en mi bémol majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 876)", "Invention à deux voix n°1 en ut majeur (BWV 772)", "Der Fruehling (Le Printemps, Wilhelm Friedemann Bach)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Prélude n°1 en ut majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 870)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Solfeggietto en ut mineur (Wq.117/2, Carl Philipp Emanuel Bach)".
Accompagnement: Guy Pedersen (b) et Gus Wallez (dm)



Émission TV  britannique "A Degree of Frost" (BBC) du 18/05/64
Avec Paul McCartney. Deux morceaux de Bach. 


Grande tournée américaine (primaires et campagne électorale) de Lyndon Johnson. En arrivant dans sa chambre d'hôtel à New York, Anne Germain a la surprise de s'entendre à la radio (disque qu'elle avait enregistré avec Armand Migiani).

Concert le 26/05/64 "Salute to President Johnson" à l'Armory de Washington D.C. Avec Mitzi Gaynor, Allan Sherman, Mahalia Jackson, Gregory Peck, Gina Lollobrigida, the New York City Ballet, Anna Moffo (star du Metropolitan Opera), Joan Baez, Milt Kamen, the New Christy Minstrels, Peter Gennerro Dance Group, the Swingle Singers, Bill Cosby, Mace Barrett et Woody Allen. 

Concert le 28/05/64 au Madison Square Garden.
Avec Joan Baez, Woody Allen, Gregory Peck, etc. 

Concert le 1/06/64 "An Evening of Bach" à la Maison-Blanche, devant le président américain Lyndon B. Johnson et le premier ministre israélien Levi Eshkol.
Mischa Elman (accompagné par Joseph Seiger), The Swingle Singers.
Programme chanté par les Swingle: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Bourrée (Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807)", "Fugue n°2 en ut mineur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 871)", "Fugue n°5 en ré majeur (Clavier bien tempéré, Livre 1, BWV 850)", "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)".


Émission TV américaine "The Hollywood Palace" (ABC) du 6/06/64
Avec Buster Keaton, Gloria Swanson, etc. Programme inconnu.


Critiques positives de l'album "Going baroque" dans la presse américaine en août 1964 (Daily Defender (Chicago) du 17/08/64, San Francisco Progress du 19/08/64 et Los Angeles Tribune du 20/08/64) et dans la presse britannique de septembre 1964 (single "Largo"), ce qui nous permet de mieux dater sa sortie.

Concert au Berliner Festwochen Jazz Tage (septembre 1964).




33T LP « Swinging Mozart » Philips 842 109 PY
Enregistrement en septembre et octobre 1964 / Sortie a priori fin février 1965
A1 : Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265  5:47 : Christiane Legrand (soliste à 0:21, et non Anne Germain comme indiqué par erreur dans le disque), Claude Germain (soliste à 0:40), Anne Germain et Alice Herald (duo à 1:00), José Germain et Jean Cussac (duo à 0:18), José Germain (soliste à 1:56), Alice Herald (soliste à 2:04), José Germain (soliste à 2:08), Jeanette Baucomont (soliste à 3:15), Christiane Legrand (soliste à 3:36) et groupe vocal mixte.
A2 : Fugue (Sonate n° 37 en la majeur pour violon et clavier, K 402)  2:52 : groupe vocal mixte
Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545
A3a : Allegro 2:08 : Christiane Legrand, Alice Herald, Jeanette Baucomont, Claude Germain et José Germain (solistes) et groupe vocal mixte 
A3b : Andante 2:39 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
A3c : Allegretto 1:23 : groupe vocal mixte
Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525
B1a : Allegro 3:22 : groupe vocal mixte
B1b : Romance 2:44 : groupe vocal mixte
B1c : Menuetto 1:20 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
B1d : Rondo 2:42 : Christiane Legrand et José Germain (solistes) et groupe vocal mixte
Sonate pour piano n° 5 en sol majeur, K 283
B2 : Allegro 2:51 : groupe vocal mixte
-Arrangements : Ward Swingle
-Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)
-Enregistré, selon Claudine Meunier, aux Studios D.M.S. (rue Saussier-Leroy) par Pierre Fatosme.
-La photo de la couverture américaine a été prise dans les locaux américains du journal Playboy (souvenir d'Alice Herald).
-Lauréat du meilleur album d'ensemble vocal aux Grammy Awards 1965.
-L'album est commercialisé sous les noms "Swinging Mozart" (France, Israël et pays "latins"),"Anyone for Mozart?" (pays germaniques et anglophones, photo de George Pickow) et "The Swingle's Mozart" (réédition anglaise).
-Dans "Les Demoiselles de Rochefort" (1967), le disque est vendu dans la boutique de Simon Dame.
-Utilisation des enregistrements :
"Menuetto" en générique de l'émission TV (O.R.T.F.) "Variétés au studio quatre" (1966)


Concert le 3/10/64 au Concertgebouw d'Amsterdam (Pays-Bas) pour le Grand Gala du Disque. Avec Josephine Baker, Dusty Springfield, Adamo, etc.

Concert le 24/10/64 au Carnegie Hall avec Oscar Peterson et Clark Terry en guest (critique dans le New York Times et le New York Herald Tribune du 26/10/64).


Émission TV américaine "The Tonight Show starring Johnny Carson" (NBC) du 27/10/64
Programme inconnu.


Concerts au Oberlin College (début novembre).

Dans le "Time" du 6/11/64, Ward Swingle dit que l'album Swinging Mozart a mis plusieurs mois de préparation.


Émission TV "The Hollywood Palace" (ABC) du 14/11/64
Avec Victor Borge, The Nicholas Brothers, etc. Programme inconnu.


Concerts au club The Village Gate de New York (à partir du 17/11/64, article dans The Ottawa Citizen du 4/12/64).

Concert au Théâtre des Champs-Elysées en janvier 1965.


Émission TV "Moi j'aime" du 18/01/65

Chant en playback
"Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)" et "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)"
Chanteurs à l'image: Anne Germain, Claude Germain, Jeanette Baucomont, Christiane Legrand, José Germain, Jean Cussac, Alice Herald, Ward Swingle.
Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)

Émission TV "Pile ou face" du 21/01/65
Chant en playback
"Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)"
Chanteurs à l'image: Christiane Legrand (1er rang), Jeanette Baucomont, Anne Germain et Alice Herald (2ème rang), Jean Cussac, José Germain, Claude Germain et Ward Swingle.
Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)

Émission radiophonique "Paris sur scène" du 11/02/65 enregistrée le 25/01/65 à la Maison de la Radio (Studio 104)
Chant en direct
"Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Rondo" et "Fugue n°5 en ré majeur (Clavier bien tempéré, Livre 1, BWV 850)".
Jean-Marie Proslier précise qu'ils reviennent de "deux mois de tournée aux États-Unis".

Émission TV "Rhône Alpes Actualités" du 9/02/65 (datée par erreur en 1966 dans les archives pro de l'INA)
Chant en direct (sur la scène d'un théâtre) et interview
"Badinerie"
Chanteurs à l'image: Claude Germain, Anne Germain, Jeanette Baucomont, Christiane Legrand, José Germain, Jean Cussac, Alice Herald et Ward Swingle
Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)

Émission radiophonique "Grand Prix" du 13/02/65 enregistrée le 9/02/65 à la Maison de la Radio (Studio 102)
Chant en direct, interview de Ward Swingle et démonstration de "Badinerie" partie par partie
"Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Variations sur "Ah ! Vous Dirais-je Maman", K 265", "Canon", "Prélude n°1 en ut majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 870)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Der Fruehling (Le Printemps, Wilhelm Friedemann Bach)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)" (mention des solistes), "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)", "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Allegro / Romance / Menuetto / Rondo",  "Bourrée (Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807)", Solfeggietto en ut mineur (Wq.117/2, Carl Philipp Emanuel Bach), "Fugue n°5 en ré majeur (Clavier bien tempéré, Livre 1, BWV 850)".
Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)
Le disque Mozart "sort à la fin de ce mois".


Interviewé dans le Sunday Mirror du 14/02/65, le grand violoniste Yehudi Menuhin dit apprécier les Swingle Singers.

Concert au Royal Albert Hall de Londres le 28/03/65.
1ère partie: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)",  "Gigue (Suite pour violoncelle seul n°1 en ut majeur, BWV 1009)", "Prélude n°9 (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 878)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545: Allegro / Andante / Allegretto", "Variations sur "Ah ! Vous Dirais-je Maman", K 265".
2ème partie: "Canon", "Prélude n°1 en ut majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 870)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Der Fruehling (Le Printemps, Wilhelm Friedemann Bach)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)", "Fugue n°5 en ré majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 874)", "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Allegro / Romance / Menuetto / Rondo".


Émission TV "Midi variétés" du 9/01/66 (rétrospective de "pastilles" inédites enregistrées pendant l'année 1965) enregistrée à Marseille début 1965
Chant en playback
"Solfeggietto en ut mineur (Wq.117/2, Carl Philipp Emanuel Bach)"
Chanteurs à l'image: Jean Cussac, José Germain, Claude Germain, Ward Swingle, Anne Germain, Alice Herald, Jeanette Baucomont, Christiane Legrand


Line-up n°3 (printemps 1965-février 1967) : Christiane Legrand, Jeanette Baucomont, Claudine Meunier, Alice Herald / Claude Germain, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac

Le line-up n°3 "coiffé" par un graphiste de Philips facétieux et amateur des Beatles (c. 1966)
(Coll. privée Claudine Meunier)


Anne Germain souhaitant quitter le groupe, elle est remplacée par Claudine Meunier qui fait son retour chez les Swingle Singers après l'arrêt des Double Six.


Émission TV "La Scène à Paris" du 17/05/65 (également radiodiffusée sur France Inter le 20/05/65) à la Maison de la Radio : Soirée de Soutien Confraternel aux Journalistes
Chant en direct
"Sonate pour piano n°15 en ut majeur, K 545 : Allegro", "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Rondo"
Chanteurs à l'image: Alice Herald, Claudine Meunier (soliste titre 1), Jeanette Baucomont, Christiane Legrand (soliste titre 1), Jean Cussac, José Germain (soliste titres 1 et 2), Claude Germain, Ward Swingle.
Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)

Émission TV américaine "The Best on Record" (NBC) du 18/05/65
Show spécial pour célébrer les lauréats des Grammy Awards 1964. Les Swingle Singers chantent "Badinerie". Avec Woody Allen, Louis Armstrong, les Beatles, etc.


Christiane Legrand et Jean Cussac sont interviewés dans l'émission de radio "Rendez-vous à cinq heures" du 14/06/65, à propos de leur concert le lendemain (15/06/65) au Festival du Marais (Hôtel de Sully).
Ils enregistrent leur "quatrième disque" (une étude de Chopin déjà enregistrée et une autre en préparation), sur les compositeurs du XIXème siècle.
Programme du concert : Fugue en ré mineur, Prélude pour choral d'orgue, Badinerie, Aria, Fugue de Vivaldi, Gigue, Largo de Bach, Allegro de Haendel, Sonate n°15 en do majeur (1er mouvement) de Mozart, Sinfonia, Variations sur "Ah vous dirais-je maman", "Petite musique de nuit" (quatre mouvements).



33T LP « Les Romantiques » Philips 842 124 PY
Enregistrement a priori à partir de juin 1965 / Sortie certainement en automne 1965 (et non en 1967 comme on peut parfois le lire).
A1 : Scherzo (Sonate pour violon et piano op. 24 n°5 en fa majeur "Le Printemps", L. Van Beethoven)  1:11 : groupe vocal mixte
A2 : Allegro (Sonate pour piano op. 26 n°12 en la bémol majeur, L. Van Beethoven)  2:32 : groupe vocal mixte
A3 : Étude (op. 10 n° 6 en mi bémol majeur, F. Chopin)  3:26 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
A4 : Étude (op. 25 n° 2 en fa majeur, F. Chopin)  1:27 : Alice Herald et Claudine Meunier (duo) et groupe vocal mixte
A5 : Valse (op. 64 n° 2 en ut dièse, F. Chopin)  3:13 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
A6 : Petit Prélude et Fugue (Album à la Jeunesse op. 68, R. Schumann)  2:10 : groupe vocal mixte
B1 : La Fileuse (Romance sans paroles op. 67 n° 4, F. Mendelssohn)  2:01 : groupe vocal mixte
B2 : Le Marché de Limoges (Tableaux d'une Exposition, M. Moussorgsky)  1:23 : groupe vocal mixte
B3 : Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)  3:29 : groupe vocal mixte
B4 : Zortzico (Albeniz)  2:06 : groupe vocal mixte
B5 : Andante (Quatuor à cordes op. 29 en la mineur, D.804 "Rosemonde", F. Schubert)  5:14 : groupe vocal mixte
-Arrangements: Ward Swingle
-Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)
-Enregistré, selon Claudine Meunier, aux Studios D.M.S. (rue Saussier-Leroy) par Pierre Fatosme.
-L'album est commercialisé sous les noms "Les Romantiques" (France, Italie),"Getting Romantic" (la plupart des pays dont États-Unis) et "The Swingle Singer's Classics" (Royaume-Uni).
-La couverture française (Les Romantiques) représente le bon line-up (n°3). En revanche, celle des albums "Getting Romantic" et "The Swingle Singer's Classics" représente par erreur le line-up n°2 (Anne Germain figure à la place de Claudine Meunier).

Émission radiophonique "Jam Session Chanson-Poésie" du 9/09/65 enregistrée le 29/06/65 à la Maison de la Radio (Studio 102)
Chant en direct, seuls ou en fond sonore de poésies dites par des comédiens et chanteurs.
"Bourrée (Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807)" (nommé par erreur "Largo de Haendel" dans les archives pro de l'INA) (poème "Dedans Paris" de Clément Marot), "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)" (poème: "Les cloches du soir" de Marceline Desbordes Valmore), "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525". Émission radiophonique "Jam Session Chanson-Poésie" du 16/09/65 enregistrée le 29/06/65 à la Maison de la Radio (Studio 102)
Chant en direct, seuls ou en fond sonore de poésies dites par des comédiens et chanteurs. "Solfeggietto en ut mineur (Wq.117/2, Carl Philipp Emanuel Bach)" , "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)" (poème "Union Libre" d'André Breton dit par Jacques Doyen), "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)"


Les Swingle Singers chantent (accompagnés à l'orgue par Michel Legrand) au mariage d'Eddie Barclay et Marie-Christine Steinberg à l'Église Saint-François-de-Salles le 1/07/65 (article dans Billboard du 24/07/65).

Article dans "Hello" du 15/07/65.

Concerts à Scheveningen en juillet 1965 (article dans Het Vaderland du 22/07/65), au Festival de Menton (août 1965).

Concert au 
Royal Albert Hall de Londres le 7/10/65 avec Jacques Loussier (critique dans Record Mirror du 14/10/65. Dans le programme : Moussorgsky, Schumann, Chopin, etc. (donc a priori le disque "Les Romantiques" est déjà sorti). D'après le Kensigton Post du 22/10/65, les Swingle Singers partent aussitôt aux États-Unis. Or ils font un crochet en Tchécoslovaquie.)



33T LP "II. Jazzový Festival Praha 1965" Supraphon DV 10196
Enregistrement public pendant le Festival de Jazz de Prague le 13/10/65 (d'après Billboard du 9/10/65) / Sortie en 1966
A1 :  Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067) &
Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056) 
A2 : Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro
A3 à B4 : autres artistes


Concert a
u Town Hall de New York le 16/10/65 (critique dans le New York Times le 18/10/65). 
Concerts: Field House du Luther College de Decorah (24/10/65), Clowes Memorial d'Indianapolis (26/10/65), Student Union de l'Idaho St. College de Pocatello (27/10/65), Kingsbury Hall de l'Université de l'Utah (28/10/65, a
rticle dans The Salt Lake Tribune du 29/10/65).


Répétition et tournage "Dean Martin Show" les 29, 30 et 31/10/65
Programme inconnu


Concerts: Gym. Grossmont Coll. (4/11/65), Royce Hall UCLA (5/11/65, Billboard n°77 du 20/11/65), Berkeley High School Audit. (6/11/65), Gym. Foothill Coll. (7/11/65), Queen Elizabeth Theatre de Vancouver (12/11/65), Field House University of Puget Sound (13/11/65), Philipps Audit Gunter Hall de Denver (16/11/65), Colo St. Coll. (17/11/65), Assembly Hall de l'University of Illinois à Urbana-Champaign (19/11/65), U. Auditorium Indiana University de Bloomington (20/11/65), Fieldhouse Illinois St Normal College de Normal (21/11/65), University of Wiscontin de Milwaukee (22/11/65), N. Michigan U. de Marquette (23/11/65), Village Gate de New York (24, 26, 27 et 28/11/65), Hepburn Auditorium J. City St. Coll. (29/11/65), Hole de Los Angeles (2, 3, 4 et 12/12/65, article dans le Los Angeles Times du 2/12/65).


Répétition et tournage "Dean Martin Show" les 4 et 5/12/65
Programme inconnu


Concerts: Fieldhouse Villanova University (7/12/65)


Émission TV américaine "Toast of the Town" (CBS) du 12/12/65
Présenté par Ed Sullivan. Avec The Byrds, etc. Programme inconnu.
Rediffusion le 7/08/66 avec extraits inédits.


Concerts: Comédie de Montréal (13 au 19/12/65), Village Gate de New York (22/12/65 au 1/01/66, dates incertaines).
En décembre 1965, les Swingle Singers sont à New York. Ils en profitent pour répéter avec le Modern Jazz Quartet sur un projet d'album


Émission TV ouest-allemande "Hotel Victoria" du 29/12/65
Programme inconnu.


Le Billboard du 15/01/66 annonce une tournée française des Swingle Singers à partir de lundi 17/01/66.


Émission radiophonique "Les Swingle Singers : concert au Palais des fêtes de Strasbourg" du 7/02/66 enregistrée le 24/01/66

Chant en direct
"Canon", "Fugue n°2 en ut mineur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 871)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "La Fileuse (Romance sans paroles op. 67 n° 4, F. Mendelssohn)", "Allegro (Sonate pour piano op. 26 n°12 en la bémol majeur, L. Van Beethoven)", "Étude (op. 10 n° 6 en mi bémol majeur, F. Chopin)" ("Christiane chante la main gauche et les autres font la main droite"), "Le Marché de Limoges (Tableaux d'une Exposition, M. Moussorgsky)", "Zortzico (Albeniz)", "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Allegro / Romance / Menuetto / Rondo", "Solfeggietto en ut mineur (Wq.117/2, Carl Philipp Emanuel Bach)", "Fugue n°5 en ré majeur (Clavier bien tempéré, Livre 1, BWV 850)", "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)".

Enregistrement le 31/01/66 d'un concert radiophonique (date de diffusion inconnue, mais peut-être n'a-t-il jamais été diffusé. Quelques fausses notes, et contrebasse trop présente dans le mixage. Il s'agit peut-être de la première partie du concert strasbourgeois).
Chant en direct
"Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)" (précédé d'une démonstration de la construction du morceau), "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)", "Étude (op. 25 n° 2 en fa majeur, F. Chopin)", "Fugue (Sonate n° 37 en la majeur pour violon et clavier, K 402)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro", "Variations Sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265".


Concerts au Théâtre des Champs-Elysées du 2 au 7/02/66 (programme Bach, Mendelssohn (La Fileuse), Moussorgsky, Chopin, Vivaldi, etc. d'après Combat du 24/01/66).
Interview de Christiane Legrand dans l'émission radiophonique "Rendez-vous à cinq heures" du 3/02/66. Les Swingle Singers ont fait un récital la veille et vont en faire un autre (le 7/02/66) au Théâtre des Champs-Elysées (confirmé par article dans France-Soir du 4/02/66).
Ils sont allés à Nancy il y a quelques jours après leur retour des États-Unis, et il y a un an. 


Émission TV américaine "The Dean Martin Show" (NBC) du 17/02/66
"Prélude n° 9 (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 878)".
Avec Mahalia Jackson, Julie London, etc.


Concert aux Pays-Bas en février 1966 (article dans un journal hollandais le 17/02/66), aux Jardins de Tivoli à Copenhague en février 1966 (article dans le Berlingske Tidende du 25/02/66). Claudine Meunier se souvient d'une tournée en Scandinavie en février 1966.

Tournée en Israël certainement en mai ou juin 1966 (d'après le programme israélien de la tournée de 1968, une première tournée a eu lieu en 1966. Claudine Meunier se souvient qu'elle a été faite juste après les séances d'enregistrement des Demoiselles de Rochefort (qui ont eu lieu en avril 1966)).

Christiane Legrand, Claudine Meunier et Jeanette Baucomont enregistrent "Laborintus II" de Luciano Berio et Edoardo Sanguineti le 4/06/66 (diffusion radio le 6/10/66).

Concert à Vienne (
début juin 1966, article dans AZ-Kultur du 8/06/66 et dans un autre journal autrichien).



33T LP « Swingling Telemann » Philips 840 578 PY
Enregistrement certainement pendant l'été 1966 / Sortie certainement en septembre 1966.
Concerto à six (Telemann)
A1 : Allegro  2:06 : Christiane Legrand et Alice Herald (solistes) et groupe vocal mixte
A2 : Adagio  1:23 :  Christiane Legrand et Claudine Meunier (solistes) et groupe vocal mixte
A3 : Presto  1:06 : Ward Swingle et Claude Germain (solistes) et groupe vocal mixte
A4 : Adagio  0:32 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
A5 : Allegro  2:24 : groupe vocal mixte
A6 : La Couperin  (Quatrième livre des pièces pour clavecin, 21ème ordre, Couperin) 2:42 : groupe vocal mixte
A7 : Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)  1:41 : groupe vocal mixte
A8 : Fugue en ré mineur (Muffat)  2:59 : groupe vocal mixte
B1 : Presto (Trio de la Sonate en mi majeur, Telemann) 1:23 : Christiane Legrand et Jeanette Baucomont (solistes) et groupe vocal mixte
B2 : Larghetto (Concerto en la majeur pour hautbois d'Amour & cordes, Telemann)  3:05 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
B3 : Le Coucou (1er livre de pièces pour clavecin "A Mlle de Soubise", Daquin) 1:38 : groupe vocal mixte
B4 : Presto (Sonate n°4 pour flûte et basse continue en mi mineur, Marcello)  1:50 : José Germain (soliste) et groupe vocal mixte
Sonate en do mineur (Quantz)
B5 : Allegro  1:44 : groupe vocal mixte
B6 : Andante Moderato  2:55  : groupe vocal mixte
B7 : Vivace  1:56  : groupe vocal mixte
-Arrangements: Ward Swingle
-Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)
-Enregistré, selon Claudine Meunier, aux Studios D.M.S. (rue Saussier-Leroy) par Pierre Fatosme.
-Nomination pour le meilleur album d'ensemble vocal aux Grammy Awards 1966.
-L'album est commercialisé sous les noms "Swingling Telemann" (France, Israël et Japon; collage recto: Jean Berthier, photo verso: Pierre Fatosme),"Rococo á go go" (la plupart des pays dont États-Unis; le titre comprend une double erreur: accent aigu au lieu du grave sur le "a", et gogo écrit "go go").


Concert au Royal Festival Hall (avec George Malcolm le 6/07/66, d'après The Tatler des 18 et 25/06/66, Daily Telegraph du 7/07/66), 
au Festival de Menton (août 1966).


Émission TV ouest-allemande "Wir machen Musik" (SDR) du 10/09/66
Programme inconnu.

Critique de l'album Swingling Telemann dans le Billboard n°78 du 17/09/66, ce qui nous permet de mieux dater sa sortie.



33T LP The Swingle Singers & The Modern Jazz Quartet « Place Vendôme 
» Philips 840 257 PY
Enregistrement en six séances du 27/09 au 30/10/66 / Sortie en avril 1967.
A1 : Sascha (Little David's Fugue, John Lewis)  4:19
A2 : Aria (Orchestral suite n°3 in D major, BWV 1068) 5:40
A3 : Vendôme (John Lewis)  3:35
A4 : Ricercare (Musical Offering, BWV 1079)  6:32
B1 : Dido's Lament ("When I Am Laid In Earth", Purcell)  5:04
B2 : Alexander's Fugue (John Lewis)  4:52
B3 : Three Windows (John Lewis)  7:08
-Arrangements de John Lewis (A2, A4, B1) et Ward Swingle (A2).
The Modern Jazz Quartet: John Lewis (piano), Milt "Bags" Jackson (vibraphone), Percy Heath (contrebasse), Connie Kaye (batterie).
-Enregistré, selon Claudine Meunier, au Studio Blanqui par Pierre Fatosme.
-L'aria faisait déjà partie du répertoire des Swingle Singers. Ils l'avaient enregistré dans le premier disque, avec un arrangement plus fidèle à la partition, moins improvisé.
-Nomination pour le meilleur album d'ensemble vocal aux Grammy Awards 1967.
-L'album est commercialisé sous les noms "Place Vendôme" (la plupart des pays dont la France),"Encounter : The Swingle Singers perform with the Modern Jazz Quartet" (États-Unis, Canada), "Encuentro : Los Swingle Singers se reunen con El Modern Jazz Quartet (Venezuela), "The Swingle Singers meet the Modern Jazz Quartet" (Allemagne). 
-La couverture allemande ("The Swingle Singers meet the Modern Jazz Quartet") représente la couverture française ("Place Vendôme") entourée des contours de chaque artiste et d'un numéro pour savoir qui est qui... et se trompe en mentionnant Anne Germain à la place d'Alice Herald, et Jean-Claude Briodin à la place de José Germain.

Émission TV ouest-allemande (titre inconnu) du 11/10/66
Enregistrée à Hambourg avec des artistes Philips français (Les Swingle Singers, Les Quatre Barbus, France Gall). Photos prises par Pierre Jamet dans les loges.



CD Live "Polish Radio Jazz Archives n°30: Jamboree '66 volume 2" PRCD 2063
Enregistrement en public le 15/10/66 au Palais des Congrès de Varsovie pour le Jazz Jamboree '66 / Sortie : CD le 16/06/2017
1 : Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265
2 : Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080) 
3 : Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)
4 : Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)
5 : Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056) 
6 : Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)
7 : Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)
8 : Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545
9 : Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)
10 : Solfeggietto en ut mineur (Wq.117/2, Carl Philipp Emanuel Bach) 
-Certainement diffusée à la radio polonaise à l'époque, mais restée inédite en disque jusqu'en 2017.
-Les crédits du CD indiquent par erreur Hélène Devos et Jo Novès alors qu'ils ne faisaient pas encore partie du groupe, et que des photos prises lors du festival témoignent de la présence d'Alice Herald et Claude Germain.



Le Billboard du 29/10/66 évoque une tournée en Allemagne de l'Ouest, notamment au Beethovenhalle de Bonn.

Concert au Town Hall de New York début novembre 1966 (critique dans le New York Times du 11/11/66) avec dans le programme Chopin, Mendelssohn, Telemann, Vivaldi, etc.

Concert au Keith-Albee Theatre de la Marshall University (Huntington, Virginie-Occidentale) le 28/11/66 (d'après The Parthenon du 7/07/66).

Émission TV britannique "Meet the Swingle Singers" (BBC1) du 24/12/66
Programme: compositeurs du XVIIIème siècle (cf. Birmingham Daily Post du 24/12/66).

Émission TV "Réveillon 1967" du 31/12/66 (les Swingle Singers sont crédités par erreur Les Double Six dans la notice de l'émission dans les archives pro de l'INA)
Chant en playback
"Concerto à six de Telemann: Allegro"
Chanteurs à l'image : Jeanette Baucomont, Claudine Meunier, Alice Herald (soliste), Christiane Legrand (soliste), Jean Cussac, José Germain, Claude Germain, Ward Swingle.
Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)


Article dans "Für dich" du 3/12/66.


Film d'actualités British Pathé de 1966 (date inconnue)
Chant en playback
"Badinerie"
Les Swingle Singers font semblant de répéter et d'enregistrer "Badinerie" aux nouveaux studios Olympic de Londres (alors que le titre a été enregistré en France par le line-up n°1 deux ans plus tôt). Il existe deux vidéos: le reportage d'époque et les rushs. 
Chanteurs à l'image: Christiane Legrand, Claude Germain, Claudine Meunier, Jeanette Baucomont, José Germain, Jean Cussac, Alice Herald, Ward Swingle.
Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)

Émission TV (peut-être suisse) de 1965 ou 1966 (nom et date inconnus)
Chant en playback
"Badinerie"
Bernard Haller se cogne à la porte vitrée d'un grand magasin. Christiane Legrand entre dans le magasin, où les Swingle Singers jouent les vendeurs.
Chanteurs à l'image: Christiane Legrand, Jeanette Baucomont (caissière), Ward Swingle (caché), Claude Germain (vendeur de bijoux), Claudine Meunier, Jean Cussac, José Germain, Alice Herald.
Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)

Émission TV étrangère de 1965 ou 1966 (nom et date inconnus)
Chant en playback
"Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)"
Extrait utilisé dans une émission des années 2000 de la Rai Uno.
Chanteurs à l'image : Claudine Meunier, Alice Herald, Jeanette Baucomont, Alice Herald, Jean Cussac, José Germain, Claude Germain, Ward Swingle.
Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)

Émission TV étrangère de 1965 ou 1966 (nom et date inconnus)
Chant en playback
"Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K.545 : Allegro"
Extrait utilisé dans une émission des années 2000 de la Rai Uno.
Chanteurs à l'image : Alice Herald, Claudine Meunier, Jeanette Baucomont, Christiane Legrand, Jean Cussac, José Germain, Claude Germain, Ward Swingle.
Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)

Émission TV "International Cabaret" (Royaume-Uni) du 14/01/67
Programme inconnu.



Line-up n°4 (mars 1967-printemps 1967) : Christiane Legrand, Jeanette Baucomont, Claudine Meunier, Hélène Devos / Claude Germain, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac

L'éphémère line-up n°4 (1967)
Hélène Devos est arrivée mais Claude Germain n'a pas encore quitté le groupe


Alice Herald souhaite quitter le groupe. Elle est remplacée par Hélène Devos (qui a fait ses débuts en 1965 comme membre des Nouveaux Double Six), qui épousera le contrebassiste Guy Pedersen après l'avoir rencontré chez les Swingle Singers.
Elle apprend par coeur les parties d'Alice, et assiste à un concert donné par les Swingle Singers (première partie de Raymond Devos, a priori au Théâtre des Champs-Elysées), avant de partir en tournée au Royaume-Uni.

Il existe une série de photos de presse et un programme avec ce "line-up n°4" à la durée très éphémère, puisque après l'arrivée d'Hélène, Jo Novès a très rapidement remplacé Claude Germain dans le groupe.

Concerts : tournée au Royaume-Uni (1er au 13/03/67 dont Fairfield Hall de Croydon le 8/03/67).


Line-up n°5 (printemps 1967-juillet 1969) : Christiane Legrand, Jeanette Baucomont, Claudine Meunier, Hélène Devos / Jo Novès, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac


Leonard Bernstein et Luciano Berio dirigeant le line-up n°5 (octobre 1968)


Claude Germain est remplacé (certainement fin mars ou avril) par Joseph (dit Jo) Novès (ancien chanteur dans l'orchestre de Jacques Hélian), mais revient très ponctuellement en dépannage dans le groupe lorsque Jo Novès, qui avait pris d'autres engagements avant d'intégrer le groupe, ne peut assurer des séances (notamment trois titres sur le disque "Concerto d'Aranjuez - Sounds of Spain", été 1967) ou des dates (Jeux Olympiques d'hiver à Chamonix, février 1968). 

Originaire de Toulouse, Jo Novès cuisinait tout à l'ail... au grand désespoir des Swingle qui devaient partager avec lui le micro.

Enregistrement d'une publicité le 21/03/67.

Concert à Cologne (29/03/67),

Enregistrement d'une publicité le 5/04/67.

Critiques de "Place Vendôme" dans la presse anglaise en avril-mai 1967, ce qui nous permet de dater sa sortie.



33T LP « Concerto d'Aranjuez - Sounds of Spain
» Philips 844 718 BY
Enregistrement : certainement pendant l'été 1967 / Sortie : entre novembre 1967 et janvier 1968
A1 : Romanza Andaluza op. 22 n°1 (Danses espagnoles, Pablo de Sarasate)  2:45 : Ward Swingle et Christiane Legrand (solistes) et groupe vocal mixte
A2 : Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)  4:19 : Claudine Meunier, Christiane Legrand et Jo Novès (solistes) et groupe vocal mixte
A3 : Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)  2:30 : Ward Swingle (soliste) et groupe vocal mixte
A4 : Tango en ré majeur op. 165 n°2 (España, Isaac Albéniz)  2:12 : Christiane Legrand et Claudine Meunier (solistes) et groupe vocal mixte
A5 : Granada op. 47 n°1 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)  2:45 : groupe vocal mixte
B1 : Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)  3:40 : Claudine Meunier (soliste) et groupe vocal mixte
B2 : Romance espagnole (Trad.)  2:34 : Christiane Legrand et Ward Swingle (solistes) et groupe vocal mixte
B3 : Tango en la mineur (Isaac Albéniz)  3:22 : groupe vocal mixte
B4 : Sonate en ré majeur  S.R. 84 (Padre Antonio Soler)  2:58 : groupe vocal mixte
B5 : Andaluza (Danse espagnole n°5 en mi mineur, Enrique Granados)  2:16 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
-Arrangements: Ward Swingle
-Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm, tous morceaux sauf B3 et B4) / André Arpino (dm, B3 et B4)
-Claude Germain remplace Jo Novès sur les morceaux A1, A3 et B1. A-t-il enregistré ces titres en mars 1967 lorsqu'il était encore dans le groupe, ou est-il revenu en raison d'une indisponibilité de Jo (hypothèse privilégiée par Claudine Meunier)? Mystère.
-Bernard Houdy (ténor) se souvenait (merci à sa fille Caroline) avoir participé en remplaçant à une ou plusieurs séances des Swingle Singers. Il pourrait s'agir de ce disque, mais sans trace (contrat, feuilles de présence), impossible à retrouver.
-Enregistré, selon Claudine Meunier, au Studio Polydor (rue des Dames) par Pierre Fatosme.
-L'album est commercialisé sous les noms "Concerto d'Aranjuez - Sounds of Spain" (la plupart des pays dont France, peinture de couverture: Michel Tyszblat), "Concêrto de Aranjuez - Sons da Espanha" (Brésil), "Concerto d'Aranjuez - Sonidos de España" (Venezuela), "Sounds of Spain" (Royaume-Uni), "Spanish Masters" (États-Unis).

Enregistrement effectué aux cours des séances "Concerto d'Aranjuez - Sounds of Spain" et jamais sorti en disque
Enregistrement : certainement pendant l'été 1967
Pavane pour une infante défunte (Maurice Ravel) 4:57 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
L'enregistrement n'est pas sorti en raison de l'opposition des ayants-droit de Ravel. Je l'ai publié pour la première fois (avec l'accord de Claudine Meunier, Hélène Devos, Jean Cussac et José Germain) en septembre 2014 sur Dans l'ombre des studios.
Il est possible que "Danse espagnole n°1: La Vida Breve (Manuel de Falla)", chantée par les Swingle Singers lors de certains concerts ou TV (la seule trace disponible est une émission hollandaise) ait été enregistrée elle aussi en studio sans sortir en disque.


Concerts : Festival Mai de Versailles (6/05/67), 
Théâtre des Champs-Elysées (7/06/67, 1/2 heure), TV le 20/06/67.


Émission TV "Toast of the Town" (CBS) du 25/06/67
Présenté par Ed Sullivan. Avec Connie Francis, etc. Programme inconnu.


Concerts : Théâtre des Champs-Elysées (1/07/67), Argentine (à partir du 12/07/67
), Teatro Gran Rex de Buenos Aires (17, 20 et 23/07/67 et TV, article dans La Nacion du 19/07/67).
1ère partie: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)", "Presto (Sonate n°4 pour flûte et basse continue en mi mineur, Marcello)", "Concerto à six (Telemann) : Allegro / Adagio / Presto / Adagio / Allegro", "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)".
2ème partie: "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265", "Fugue en ré mineur (Muffat)", "Presto (Trio de la Sonate en mi majeur, Telemann)","Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Larghetto (Concerto en la majeur pour hautbois d'Amour & cordes, Telemann)", 
 "Le Marché de Limoges (Tableaux d'une Exposition, M. Moussorgsky)", "Zortzico (Albeniz)", "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Allegro / Romance / Menuetto / Rondo".
"Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro".



33T LP « Noëls sans passeport » Philips 844 858 BY -1ère vague de séances-
Enregistrement : septembre 1967 / Sortie : automne 1968 
A2 : God rest ye merry gentlemen (Trad.) / The First Noel (Trad.) / Go tell it on the mountain (Trad.)  3:10 : José Germain (soliste "God rest ye merry gentlemen"), Jo Novès (soliste "Go tell it on the mountain") et groupe vocal mixte
A3 : Stille Nacht, Heilige Nacht (Joseph Mohr, Franz Gruber)  2:32 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
A4 : Deck the halls with boughs of Holly (Trad.) / What child is this? (Greensleeves, Trad.) 3:09 : Claudine Meunier (soliste "What child is this?") et groupe vocal mixte
B1 : Les anges dans nos campagnes (Trad.) / O Tannenbaum (Trad.) / Bel astre que j'adore (Trad.)  3:12 : Christiane Legrand (soliste "Les anges dans nos campagnes"), Christiane Legrand et Ward Swingle (duo "O Tannenbaum") et groupe vocal mixte
B2 : El Noi de la Mare (Trad.) / Hanej, Nynej, Jezisku (Trad.) / Canzone Dei Zampognari (Trad.)  2:44 : Christiane Legrand (soliste "Hanej, Nynej, Jezisku") et groupe vocal mixte
B3 : We Three Kings (John Henry Hopkins) / The Holly And The Ivy (Trad.) / La Peregrinacion (Ariel Ramirez)  3:08 : José Germain (soliste "We Three Kings"), Ward Swingle (soliste "The Holly And The Ivy"), Christiane Legrand (soliste "La Peregrinacion") et groupe vocal mixte
B4 : White Christmas (Irving Berlin)  2:10 : Ward Swingle (soliste) et groupe vocal mixte
-Arrangements: Ward Swingle
-Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)
-L'album indique deux périodes d'enregistrement (septembre 1967 et février 1968), et un changement de batteur (Bernard Lubat) sur les titres A1, A5 et B5. Bernard Lubat ayant rejoint le groupe après Daniel Humair, il est fort probable que les trois titres avec Bernard Lubat aient été enregistrés en février 1968 et le reste en septembre 1967.
-Les noms des chanteurs ne sont pas indiqués sur l'album, même si une photo les représente au verso.
-Enregistré par Pierre Fatosme.
-L'album est commercialisé sous les noms "Noëls sans passeport" (France; montage de couverture: Butterfass), "Navidas sin pasaporte" (Espagne), "Christmas with the Swingle Singers" (Royaume-Uni), "Christmastime" (États-Unis).
-Utilisation des enregistrements:
"Deck the halls with boughs of holly / What child is this?" et "White Christmas" dans la B.O. du film "Winter Break" (The Holdovers) (2023) d'Alexander Payne



Concerts à Munich (12 au 15/09/67, avec une TV).


Émission TV ouest-allemande "Lieder, Arien und Geschichten" en 1967
Programme inconnu.


Concerts : Bologne (2/10/67), Lyon (6/10/67), Suisse (9 au 19/10/67, a
rticle dans Il Lavoro (Genève) du 26/10/67), Italie (22/10 au 3/11/67).


Émission TV "Palmarès des chansons" du 30/11/67
Chant en direct
"Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro"
Chanteurs à l'image: Claudine Meunier, Hélène Devos, Jeanette Baucomont, Christiane Legrand, Jean Cussac, José Germain, Jo Novès et Ward Swingle.
Guy Pedersen (b) / Daniel Humair (dm)


Concerts programmés (mais au moins celui de Belfast, sinon tous, ont été annulés) au Portsmouth Guildhall (1/12/67, annoncé dans The Stage du 14/09/67), Queen's Festival de Belfast (2/12/67, annoncé dans Belfast Telegraph du 22/09/67), Birmingham (4/12/67, annoncé dans le Walsall Observer du 13/10/67).



33T LP "Operazione San Pietro" (B.O. du film de Lucio Fulci) CAM SAG9003
Enregistrement en décembre 1967 / Sortie en 1968.
A1 : Titoli Operazione San Pietro  1:54 : groupe vocal mixte
A2 : Operazione Recupero  1:49 : groupe vocal mixte
A3 : Francescani all attacco  1:45 : groupe vocal mixte
A4 : Sua Eminenza  1:02 : groupe vocal mixte
A5 : Tre imbroglioni per un cardinale  1:47 : groupe vocal mixte
A6 : Il Clero Alla Rescossa  1:09 : José Germain (soliste) et groupe vocal mixte
A7 : ...Meglio la liberta'  0:56 : groupe vocal mixte
A8 : L'Americana  1:53 : José Germain (soliste) et groupe vocal mixte
B1 : Flash 1935  1:45 : orchestre
B2 : Verso La Capitale  1:42 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
B3 : Grand Hotel  1:49 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
B4 : Fuga in bulldozer  1:49 : José Germain (soliste) et groupe vocal mixte
B5 : One Dollar  1:40 : groupe vocal mixte
B6 : L'Indecisione del cajella  1:34 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
B7 : Furtivo  1:11 : groupe vocal mixte
-Musique : Ward Swingle / Direction d'orchestre : Jean-Michel Defaye / Réalisation : Pierre Fatosme
-Le thème principal (décliné plusieurs fois dans le film) est en fait une transposition de la "Fugue en sol mineur (BWV 578)" de Bach, air jamais enregistré par les Swingle Singers auparavant, mais qui sera par la suite chanté régulièrement lors de concerts ou télés.
-L'album a été réédité au Japon sous le nom de "Going Baroque", ce qui prête à confusion (le deuxième album des Swingle Singers portant déjà le nom de "Going Baroque").
-Le film sort en France sous le nom de "Au diable les anges".


Concert à Grenoble le 24/12/67.


Téléfilm "The world: color it happy" de 1967
Avec Woody Allen. Programme inconnu.

Émission radiophonique (RTL) le 12 janvier 1968
Programme inconnu.


Concert : Grand Amphi de la Faculté de Droit de Paris le 17/01/68 (récital dans le cadre du cycle Quartier Latin Aecus, Guy Pedersen (b) et Daniel Humair (dm)).


Émission TV "Le temps des loisirs" du 27/01/68 enregistré dans le grenier de Ward Swingle
Chant en direct ou playback ?
"Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)"  (générique de l'émission), "Tango en ré majeur op. 165 n°2 (España, Isaac Albéniz)"
Chanteurs à l'image: Claudine Meunier, Hélène Devos, Jeanette Baucomont, Christiane Legrand, Jean Cussac, José Germain, Jo Novès et Ward Swingle.
Gilbert Rovère (b) / Daniel Humair (dm)




33T LP « Noëls sans passeport 
» Philips 844 858 BY -2ème vague de séances-
Enregistrement : février 1968 / Sortie : automne 1968 ?
A1 : Jingle Bells (James Pierpont) / Il est né le divin enfant (Trad.) / Es ist ein ros' Entsprungen (Michael Praetorius)  3:44 : José Germain (soliste "Jingle Bells") et groupe vocal mixte
A5 : O Jul med din Glede (Trad.) / Komt, verwondert U hier Mensen (Trad.) / Away in a manger (Trad.)  3:51 : Christiane Legrand (soliste "Komt, verwondert U hier Mensen"), Jean Cussac (soliste "Away in a manger") et groupe vocal mixte
B5 : Stchedrivka (Trad.) / Dag Visen (Trad.) / O Sanctissima (Trad.)  3:09 : José Germain et certainement Claudine Meunier (solistes "Dag Visen") et groupe vocal mixte
-Arrangements: Ward Swingle
-Guy Pedersen (b) / Bernard Lubat (dm)
-L'album indique deux périodes d'enregistrement (septembre 1967 et février 1968), et un changement de batteur (Bernard Lubat) sur les titres A1, A5 et B5. Bernard Lubat ayant rejoint le groupe après Daniel Humair, il est fort probable que les trois titres avec Bernard Lubat aient été enregistrés en février 1968 et le reste en septembre 1967.
-Les noms des chanteurs ne sont pas indiqués sur l'album, même si une photo les représente au verso.
-Enregistré par Pierre Fatosme.
-L'album est commercialisé sous les noms "Noëls sans passeport" (France; montage de couverture: Butterfass), "Navidas sin pasaporte" (Espagne), "Christmas with the Swingle Singers" (Royaume-Uni), "Christmastime" (États-Unis).



Dans une émission radiophonique du 26/02/68, interview de Ward Swingle et Christiane Legrand. Le disque espagnol vient de sortir. "Nous sommes en train de finir un disque de Noël. Nous avons [plutôt "allons"] créé en octobre à New York une oeuvre de Luciano Berio écrite spécialement pour nous".


Tournage film "Les cordes vocales" le 9/03/68
Programme inconnu.



33T LP « Le volume 2 de Jazz Sébastien Bach 
» Philips 844 847 BY 
Enregistrement : peut-être printemps 1968 ? / Sortie : peut-être printemps ou été 1968 ?
A1 : Vivace (Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV 1043) 3:16 : groupe vocal mixte
A2 : Prélude et fugue n° 10 en mi mineur (Clavier bien tempéré, livre 1, BWV 855)  2:58 : Ward Swingle (soliste à 0'00), Claudine Meunier et José Germain (solistes à 1'49) et groupe vocal mixte
A3 : Choral de la cantate "Jesus que ma joie demeure" (Cantate BWV 147)  3:19 : groupe vocal mixte
A4 : Gavotte (Partita n° 3 pour violon seul en mi majeur, BWV 1006)  2:29 : Christiane Legrand, José Germain et Claudine Meunier (trio à 1'10) et groupe vocal mixte
A5 : Prélude et fugue n° 1 en ut majeur (Clavier bien tempéré, livre 1, BWV 846)  3:21 : groupe vocal mixte
B1 : Fugue en sol majeur (Prélude et fugue pour orgue, BWV 541)  3:13 : groupe vocal mixte
B2 : Adagio (Sonate n° 3 pour violon et clavecin en mi majeur, BWV 1016)  3:54  : Christiane Legrand (soliste à 0'14), Claudine Meunier (soliste à 0'46) et groupe vocal mixte
B3 : Prélude et fugue n° 3 en ut dièse majeur (Clavier bien tempéré, livre 1, BWV 848)  3:17 : groupe vocal mixte
B4 : Prélude du choral d'orgue "Num komm der heiden Heiland" (Chorals de Leipzig, BWV 859)  3:29 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
B5 : Fugue n° 21 en si bémol majeur (Clavier bien tempéré, livre 1, BWV 866)  1:25 : groupe vocal mixte
-Arrangements: Ward Swingle
-Guy Pedersen (b) / Bernard Lubat (dm : A1 à A4 et B5) et Daniel Humair (dm : A5, B1 à B4)
-Pas de précisions concernant la date d'enregistrement. Y a-t-il eu des séances en janvier-février 1968 (Daniel Humair étant présent sur plusieurs titres), ou Daniel Humair est-il revenu plus tard dans le groupe pour remplacer Bernard Lubat lors d'une séance? En février 1968, Christiane Legrand parle de l'enregistrement de "Noëls sans passeport" mais ne parle pas de séances de "Le volume 2 de Jazz Sébastien Bach". Or le numéro de disque Philips nous montre que l'album "Le volume 2 de Jazz Sébastien Bach" est finalement sorti avant "Noëls sans passeport". Très compliqué à dater.
-Les noms des chanteurs ne sont pas indiqués sur l'album, même si une photo les représente au verso.
-Enregistré par Pierre Fatosme.
-L'album est commercialisé sous les noms "Le volume 2 de Jazz Sébastien Bach" (la plupart des pays dont France; peinture de couverture: Monique Chavasse-Frette adapté par Monique Kerever), "Volumen 2 de Jazz Sebastián Bach" (Mexique), "Back to Bach" (États-Unis, Canada).
-Utilisation des enregistrements :
"Prélude et fugue n°1 en ut majeur (Clavier bien tempéré, livre 1, BW 846)" dans le film "Adieu Berthe ou L'enterrement de Mémé" (2012) de Bruno Podalydès


Concerts : Paris Gare d'Orsay (10/03/68), Sud-Ouest de la France (13 au 16/03/68), Suède : Stockholm / Umeå / Göteborg (17 au 23/03/68), Est de la France (30/03 au 3/04/68, dont Forbach (2/04/68)).

Programme à Forbach:
1ère partie: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro", "Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265".
2ème partie: "Zortzico (Albeniz)", "Tango en la mineur (Isaac Albéniz)", "Romanza Andaluza op. 22 n°1 (Danses espagnoles, Pablo de Sarasate)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Romance espagnole (Trad.)", "Tango en ré majeur op. 165 n°2 (España, Isaac Albéniz)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel De Falla)".


Concerts : Poitiers (25 et 26/04/68), Chatillon (30/04/68), Saint-Etienne (3/05/68), École Polytechnique (4/05/68).

Article dans "Radiocorriere" du 26/06/68.


Émission TV "Paris nach Noten" du 29/06/68
Avec Françoise Hardy, Barbara, Nancy Wilson, etc. Les Swingle Singers chantent "Concerto à six".


Concerts en Israël (22/06 au 14/07/68, 1ère le 22/06/68 au Mann Auditorium de Tel-Aviv. Il s'agit de leur 2ème tournée en Israël, la première eut lieu en 1966 d'après le programme).
1ère partie: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Gavotte (Partita n° 3 pour violon seul en mi majeur, BWV 1006)", "Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Choral de la cantate "Jesus que ma joie demeure" (Cantate BWV 147)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Prélude et fugue n° 10 en mi mineur (Clavier bien tempéré, livre 1, BWV 855)", "Fugue en sol majeur (Prélude et fugue pour orgue, BWV 541)", "Adagio (Sonate n° 3 pour violon et clavecin en mi majeur, BWV 1016)", "Concerto à six : Allegro (Telemann)", "Vivace (Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV 1043)", "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)".
2ème partie: "Zortzico (Albeniz)", "Tango en la mineur (Isaac Albéniz)", "Romanza Andaluza op. 22 n°1 (Danses espagnoles, Pablo de Sarasate)", "Pavane pour une infante défunte (Maurice Ravel, inédit en disque)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Romance espagnole (Trad.)", "Tango en ré majeur op. 165 n°2 (España, Isaac Albéniz)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel De Falla)".
Guy Pedersen (b) / Bernard Lubat (dm)
Robes Lempereur


Tournée au Mexique dans le cadre des Jeux Olympiques (du 17 au 31/07/68 (dont Teatro Degollado de Guadalajara les 19 et 20/07/68 et Palais des Beaux-Arts de Mexico du 22 au 27/07/68), b: Guy Pedersen, dm: Bernard Lubat), Argentine (1 au 17/08/68, le 13/08/68 ils applaudissent, avec le Quarteto em Cy, Vinicius de Moraes, au Teatro Opera de Buenos Aires, et font la connaissance de Pelé), Vienne (Autriche) (29/09 au 2/10/68).


Émission TV autrichienne "Ein Jahr 'Ö 3'" (ORF) du 1/10/68
Programme inconnu.


Les Swingle Singers répètent avec Leonard Bernstein à New York le "Sinfonia" de Luciano Berio. L'oeuvre est créée (sous la direction de Luciano Berio) dans sa première version les 10, 11, 12 et 14/10/68 au Lincoln Center avec le New York Philharmonic. A partir de cette date, les tournées des Swingle sont partagées entre récitals de leur répertoire habituel et représentations symphoniques du "Sinfonia" de Berio.


33T LP Luciano Berio, The Swingle Singers & The New York Philharmonic « Sinfonia » CBS S 34-61079
Enregistrement : 12/10/68 / Sortie : 1969
A1 : Sinfonia : Premier mouvement : groupe vocal mixte
A2 : Sinfonia : Deuxième mouvement : groupe vocal mixte
B1 : Sinfonia : Troisième mouvement : groupe vocal mixte
B2 : Sinfonia : Quatrième mouvement : groupe vocal mixte
-Le disque a été commercialisé aux États-Unis (Columbia Masterworks MS 7268), au Royaume-Uni (CBS 61079 avec "Visage" de Berio en face B), etc.
-Lauréat de la meilleure interprétation par un choeur classique autre qu'un opéra aux Grammy Awards 1969.



Émission TV norvégienne inconnue (NDK) en 1968
Chant en direct
"Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)"
Chanteurs à l'image: Claudine Meunier, Hélène Devos, Jeanette Baucomont, Christiane Legrand, Jean Cussac, José Germain, Jo Novès et Ward Swingle.
Guy Pedersen (b) / Bernard Lubat (dm)


Concerts au Japon (les 6, 18, 19 et 24/12/68, alternance entre deux programmes)
Programme 1, 1ère partie: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)", "Presto (Sonate n°4 pour flûte et basse continue en mi mineur, Marcello)", ""Concerto à six : Allegro (Telemann)", "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)"
Programme 1, 2ème partie: "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265", "Fugue en ré mineur (Muffat)", "Presto (Trio de la Sonate en mi majeur, Telemann)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Le Marché de Limoges (Tableaux d'une Exposition, M. Moussorgsky)", "Zortzico (Albeniz)", "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Allegro / Romance / Menuet / Rondo". Programme 2, 1ère partie: "Fugue n°5 en ré majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 874)", "Bourrée (Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Fugue (Sonate n° 37 en la majeur pour violon et clavier, K 402)", "Fugue en sol mineur (L'Art de la fugue, BWV 578)", "Larghetto (Concerto en la majeur pour hautbois d'Amour & cordes, Telemann)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro / Andante / Allegretto", "Vivace (Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV 1043)", "Fugue en sol majeur (Prélude et fugue pour orgue, BWV 541)".
Programme 2, 2ème partie: "Zortzico (Albeniz)", "Tango en la mineur (Isaac Albéniz)", "Romanza Andaluza op. 22 n°1 (Danses espagnoles, Pablo de Sarasate)", "Pavane pour une infante défunte (Maurice Ravel, 
inédit en disque)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Romance espagnole (Trad.)", "Tango en ré majeur op. 165 n°2 (España, Isaac Albéniz)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel De Falla)".

Concerts : Philamlife Auditorium de Manille (8, 9, 11 et 12/01/69, article dans The Philippines Herald du 8/11/69. Même programme scénique qu'au Japon. Sur le programme, le nom de Gilbert Rovere est scotché sur Guy Pedersen), Baalbek (16/01/69), Byblos (18/01/69).


Émission TV ouest-allemande "Sing and Swing - Klassiker im neuen Rhythmus" (ZDF) diffusée le 24/01/69
Avec Benny Bailey. Programme inconnu.


Concerts : Courchevel (29/01/69), Hilversum (18/02/69), Rome (18/03/69, création d'une pièce de Luciano Berio pour la RAI), Umea (21/03/69), Göteborg (
22/03/69. Un article du Göteborgs-Posten mentionne dans le programme Bach (fugue en sol majeur, Sinfonia Partitia n°2, Vivace du concert pour deux violons), Telemann (Concerto à six), Muffat, Albeniz, Ravel, etc. Gilbert Rovere (b) / Bernard Lubat (dm)).


Émission radiophonique "6ème festival d'art contemporain de Royan" du 8/04/69 enregistrée au Théâtre du Casino Municipal de Royan le 4/04/69
"Cela veut dire que" (Luciano Berio): Cathy Berberian et Christiane Legrand (solistes), Sandra Mantovani (récitante) et groupe vocal mixte
 "Sinfonia" (Luciano Berio) : groupe vocal mixte
-Direction : Bruno Maderna
-Orchestre de l'ORTF
-"Cela veut dire que" est introduit au public par Ward Swingle


Émission radiophonique "Sinfonia au Palais de Chaillot" enregistrée le 18/04/69 et diffusée le 5/05/70
"Sinfonia" (Luciano Berio)
Direction: Luciano Berio
Première parisienne de l'oeuvre.


Concerts : Féérie 69 gala de l'Association de l'École de Haut Enseignement Commercial pour les Jeunes Filles au Pavillon d'Armenonville (14/05/69, programme Bach Telemann Vivaldi), Grignon (15/06/69, 1ère partie du concert de Nicole Croisille), Festival de Strasbourg (juillet 1969), Holland Festival au Concertgebouw d'Amsterdam (3/07/69, Sinfonia, dir. Luciano Berio), Henry Wood Promenade Concerts (22/07/69).

Dans le Kent & Sussex Courrier du 25/07/69: "Cette semaine, Ward Swingle a rendu visite à l'Institut pour la Recherche Culturelle, à Langton Green. Il a discuté avec Idries Shah, directeur de l'Institut, la possibilité de faire enregistrer par les Swingle Singers un disque de mélodies traditionnelles anglaises".

Concert au Festival de Hammamet (24/07/1969).
1ère partie: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Bourrée (Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Fugue (Sonate n° 37 en la majeur pour violon et clavier, K 402)", "Fugue en sol mineur (L'Art de la fugue, BWV 578)", "Larghetto (Concerto en la majeur pour hautbois d'Amour & cordes, Telemann)", 
"Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro / Andante / Allegretto", "Vivace (Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV 1043)".
2ème partie: "
Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265", "Fugue en ré mineur (Muffat)", "Presto (Trio de la Sonate en mi majeur, Telemann)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Le Marché de Limoges (Tableaux d'une Exposition, M. Moussorgsky)", "Zortzico (Albeniz)", "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Allegro / Romance / Menuet / Rondo".

Concerts au Festival de Carthage (juillet 1969), Wiltz Festival (juillet 1969).


Line-up n°6 (juillet 1969-août 1971) : Christiane Legrand, Nicole Darde, Claudine Meunier, Hélène Devos / Jo Novès, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac


Le line-up n°8 (c. 1969)
Photo: Henri Guilbaud (libre de droits)

Soprano indispensable au groupe (et appui pour Christiane Legrand), Jeanette Baucomont, suite à un traitement médical pour des problèmes de thyroïde, perd ses aigus. Ward se rend chez elle pour lui annoncer qu'elle doit quitter le groupe.
Elle est remplacée par Nicole Darde (ancienne élève de la Maîtrise de la R.T.F., membre des Djinns, choriste et chanteuse soliste sous le pseudonyme d'Elsa).
Nicole arrive dans le groupe le 31/07/69 (d'après sa biographie dans un programme de concert).

Concerts à Europalia '69 Bruxelles (septembre 1969), Les Nuits de Septembre de Liège (septembre 1969).


Émission TV croate inconnue (HRT 2) enregistrée à Dubrovnik en 1969
Chant en playback
"Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Bourrée (Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807)", "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)", "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Rondo"
Chanteurs à l'image: Claudine Meunier, Hélène Devos, Nicole Darde, Christiane Legrand, Jean Cussac, José Germain, Jo Novès, Ward Swingle
Jack Cavallero (b) / Roger Fugen (dm)



33T LP « American Look 
» Philips 6311.007
Enregistrement : septembre 1969 (d'après contrats de H. Devos) / Sortie : a priori mars 1970 (contrat signé le 19/06/70)
A1 : Country Dances
(Arkansas/ College Hornpipe/ Devil's Dream/ Old Zip Coon/ Virginia Reel / Pop goes the weasel, Anonyme) 2:13 : Claudine Meunier et groupe vocal mixte
A2 : When Jesus wept (canon, William Billings) 2:05 : Christiane Legrand, Ward Swingle, Claudine Meunier et José Germain (solistes) et groupe vocal mixte
A3 : Negro Spirituals (Joshua fit the Battle of Jericho / Swing low, sweet chariot / Little David / Deep River, Anonyme) 3:50 : José Germain (soliste "Joshua fit the Battle of Jericho" et "Swing low, sweet chariot"), Christiane Legrand (soliste "Deep River") et groupe vocal mixte
A4 : Patriotic Songs (Dixie / Yankee Doodle / Battle Hymn of the Republic, Anonyme) 2:05 : groupe vocal mixte
A5 : He's gone away (Appalachian Folk Song, Anonyme) 2:09 : Claudine Meunier (soliste) et groupe vocal mixte
A6 : Saints Fugue (based on "When the Saints Go Marchin' in", Anonyme)  2:16 : groupe vocal mixte
B1 : Stephen Foster Medley (Old Folks at Home / Beautiful Dreamer / Camptown Races / Jeannie with the Light Brown Hair, Stephen Foster)  3:24 : Ward Swingle (soliste "Old Folks at Home" et "Jeannie with the Light Brown Hair"), Christiane Legrand (soliste "Beautiful Dreamer"), José Germain (soliste "Camptown Races"), Claudine Meunier (soliste "Jeannie with the Light Brown Hair") et groupe vocal mixte
B2 : Porgy and Bess Suite (George Gershwin)
B2a : My man's gone now  2:49 : Nicole Darde et Claudine Meunier (solistes), Ward Swingle et Christiane Legrand (solistes) et groupe vocal mixte
B2b : It ain't necessarily so  1:57 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
B2c : Summertime  1:56 : Jo Novès et Claudine Meunier (solistes) et groupe vocal mixte
B2d : I got plenty of nothin'  2:01 : groupe vocal mixte
B2e : Bess you is my woman  2:41 : Christiane Legrand et Ward Swingle (solistes) et groupe vocal mixte
-Arrangements: Ward Swingle
-Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm)
-Photographie de couverture : Henri Guilbaud
-Enregistré par Pierre Fatosme.
-L'album est commercialisé sous le nom "American Look" dans tous les pays.

Émission TV allemande "Sinfonia für 8 Stimmen und Orchester" (Das Erste) diffusée en 1969 et enregistrée le 18/10/69 à Donaueschingen
Chant en direct
"Sinfonia de Luciano Berio" (direction: Ernest Bour)
Chanteurs à l'image: Claudine Meunier, Hélène Devos, Nicole Darde, Christiane Legrand, Jean Cussac, José Germain, Jo Novès et Ward Swingle
Création du 5ème mouvement du Sinfonia.



33T LP Luciano Berio & Raymond Baervoets "Sinfonia für 8 Stimmen und Orchester / Konzert für Viola und Orchester" Südwestfunk SWF 21/22
Enregistrement public le 18/10/69 à Donaueschingen / Sortie : ?
A1 : Sinfonia (Luciano Berio) : mouvements I à IV : groupe vocal mixte
A2 : Sinfonia (Luciano Berio) : mouvement V : groupe vocal mixte
B2 : autres artistes
Direction : Ernest Bour


Émission TV "Journal télévisé de 20h" du 16/11/69
Répétitions avec Duke Ellington du concert "Duke Ellington à l'Église Saint-Sulpice" (deux documents dans des montages différents, un en couleurs et un en noir et blanc)
Chanteurs à l'image: Claudine Meunier, Hélène Devos, Nicole Darde, Christiane Legrand, Jean Cussac, José Germain, Jo Novès, Ward Swingle.
Orchestre de Duke Ellington

Émission TV "Duke Ellington à l'Église Saint-Sulpice" du 25/12/69 enregistrée le 16/11/69
Chant en direct
Concert avec Duke Ellington et son orchestre, Alice Babs, Toney Watkins et les Swingle Singers.
"Praise God", "Heaven", "It's freedom", "Meditation", etc.



CD Duke Ellington "Second Sacred Concert Live" Quatty Roo Records SR-0228
Enregistrement en public le 16/11/69 à l'Église Saint-Sulpice / Sortie pour la première fois en CD le 17/03/2015
1 : Praise God
2 : The Shepherd
3 : Heaven
4 : Freedom
5 : Meditation
6 : T.G.T.T.
7 : Praise God and Dance
Duke Ellington (piano et direction), Victor Gaskin (basse), Wild Bill Davis (orgue), Harold Ashby, Harry Carney, Johnny Hodges, Norris Turney, Paul Gonsalves, Russell Procope (saxophones), Chuck Connors, Lawrence Brown, Aake Persson (trombones), Cat Anderson, Cootie Williams, Mercer Ellington, Rolf Ericson (trompettes) et Alice Babs, The Swingle Singers et Toney Watkins (chant)

Émission TV "Midi Première" du 17/11/69
Extraits du concert "Duke Ellington à l'Église Saint-Sulpice" joué la veille au soir.

Concert au Whitla Hall de Belfast pour le Festival 69 (29/11/69).


Téléfilm "La Nuit de Paris" diffusé le 25/12/69
Chant en playback
Les Swingle Singers chantent "Oh when the saints" dans une scène de cette "histoire de Noël" où défilent les stars.
Chanteurs à l'image: Claudine Meunier, Hélène Devos, Nicole Darde, Christiane Legrand, Jean Cussac, José Germain, Jo Novès, Ward Swingle.
Roger Fugen (dm)

Émission TV "Spécial Michel Legrand" du 19/02/70 (tournée en février 1970?)
Chant en playback
"Concerto d'Aranjuez"
Chanteurs à l'image: Claudine Meunier, Hélène Devos, Nicole Darde, Christiane Legrand, Jean Cussac, Ward Swingle, Jo Novès, José Germain
Bibi Rovere (b) / Bernard Lubat (dm)

Concerts : Londres (17/01/70, TV), Rome (24/01/70, "This means, that... / Questo vuol dire chede / Cela veut dire que..." de Luciano Berio), Copenhague (28/01/70, Sinfonia), Carnegie Hall de New York (17/02/70, "This means, that... / Questo vuol dire chede / Cela veut dire que..." de Luciano Berio, et enregistrement le 20/02/70), Oakland Auditorium Theatre (les 24, 25 et 26/02/70, Sinfonia, dir. Gerhard Samuel), Zellerbach Hall de Berkeley (27/02/70, Sinfonia, dir. Gerhard Samuel), Scheveningen (13 et 14/03/70, avec Michel Delaporte (dm)), Londres (19/03/70, avec Jacky Cavallero (b) et Daniel Humair (dm)), Florence (20 et 21/03/70, Sinfonia?). 

Enregistrement de la musique du film de John Boorman "Leo the Last" (musique : Fred Myrow) certainement en mars 1970.


Émission TV britannique "Presenting Nana Mouskouri (saison 2, épisode 5)" (BBC) diffusée le 26 mars 1970
Avec Nana Mouskouri et les Athéniens. Programme inconnu.


Concerts à Los Angeles (3 et 4/04/70, Sinfonia).


Émission radiophonique "Inter actualités de 13h" du 12/04/70
Chant en direct
Interview de Ward Swingle et Christiane Legrand, "Badinerie" décomposée, "He's gone away" (a cappella), 
Ward: "Cet été nous partons en Israël pour 10 jours, puis Téhéran, Hong Kong, Osaka, Mexique". Christiane: "On est allé au moins 8 fois aux États-Unis", "Sur Leo the Last qui va être projeté à Cannes, on a fait des improvisations". Le présentateur: "Le disque (American Look) est sorti il y a 15 jours".
Pas de musiciens

Concerts à Périgueux (17/04/70), Genève (22 et 23/04/70, un récital et un Sinfonia), Firminy (24/04/70), Amsterdam (26 et 27/04/70, récitals et radio), Los Angeles (début mai 70, d'après Newcastle Evening Chronicle du 7/05/70), Royal Albert Hall de Londres (6/05/70), Concert à Newcastle (7/05/70).

A cette occasion, un article du Newcastle Evening Chronicle raconte que le disque "American Look" est distribué uniquement sur le continent et que des disques ont été acheminés en urgence pour être vendus à Newcastle.
Programme:
1ère partie: "Fugue en sol mineur (L'Art de la fugue, BWV 578)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Fugue en sol majeur (Prélude et fugue pour orgue, BWV 541)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro", "Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)", "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265"
2ème partie: "Saints Fugue (based on "When the Saints Go Marchin' in", Anonyme)", "He's gone away (Appalachian Folk Song, Anonyme)", "Country Dances
(Arkansas/ College Hornpipe/ Devil's Dream/ Old Zip Coon/ Virginia Reel / Pop goes the weasel, Anonyme)", "Negro Spirituals (Joshua fit the Battle of Jericho / Swing low, sweet chariot / Little David / Deep River, Anonyme)", "Porgy and Bess Suite : I got plenty of nothin' (George Gershwin)", "Romanza Andaluza op. 22 n°1 (Danses espagnoles, Pablo de Sarasate)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Pavane pour une infante défunte (Maurice Ravel, 
inédit en disque)", "Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel De Falla)".

Concerts à Edimbourg (8/05/70), Londres (9/05/70, enregistrement Sinfonia pour le Canada), Glasgow (10 et 11/05/70, TV), Vierzon (20/05/70).


Émission radiophonique "R.T.L. Non Stop" (R.T.L.) du 3/06/70
Swingle Singers & Patrick Abrial. Programme inconnu.


Concerts en Yougoslavie (du 5 au 7/06/70, et TV).



33T LP "11. Mednarodni International Jazz Festival Ljubljana '70" Helidon LP 08-003
Enregistrement en public début juin 1970 à la salle Križanke de Ljubljana (Yougoslavie) / Sortie en 1971
B2 : Porgy and Bess Suite : I got plenty of nothin' (George Gershwin)
A1 à B1 et B3 à B6 : autres artistes


Concerts : Israël (20/06 au 2/07/70), Téhéran (3 et 4/07/70).

Émission TV britannique "The Val Doonican Show" (BBC2) diffusée le 4/07/70.
Avec Dai Davies. Programme inconnu.

Concerts sur l'île d'Aberdeen à Hong Kong (9 et 10/07/1970, article dans le South China Morning Post du 10/07/70, récitals), 
Exposition Universelle de 1970 à Osaka (Hall d'exposition les 13, 14 et 15/07/70, Pavillon Français les 16, 17, 18 et 19/07/70, récitals).

Concert au Palais des Beaux Arts de Mexico (les 25, 26, 27, 28 et 30/07/70, récitals):
Programme 1 : 1ère partie: Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Le Coucou (1er livre de pièces pour clavecin "A Mlle de Soubise", Daquin)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Rondo", "Vivace (Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV 1043)", "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265"
Programme 1 : 2ème partie: "Saints Fugue (based on "When the Saints Go Marchin' in", Anonyme)", "Country Dances
(Arkansas/ College Hornpipe/ Devil's Dream/ Old Zip Coon/ Virginia Reel / Pop goes the weasel, Anonyme)", "Negro Spirituals (Joshua fit the Battle of Jericho / Swing low, sweet chariot / Little David / Deep River, Anonyme)", "Porgy and Bess Suite : It ain't necessarily so (George Gershwin)","Porgy and Bess Suite : I got plenty of nothin' (George Gershwin)", ""Porgy and Bess Suite : Bess you is my woman (George Gershwin)", "Gymnopédie n°1 (Erik Satie, 
inédit en disque)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel De Falla)".
Programme 2 : 1ère partie: "Fugue en sol mineur (L'Art de la fugue, BWV 578)", "Bourrée (Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807) 1:45 : groupe vocal mixte", "Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", Fugue en sol majeur (Prélude et fugue pour orgue, BWV 541)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro / Andante / Allegretto", "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826) ".
Programme 2 : 2ème partie: "Scherzo (Sonate pour violon et piano op. 24 n°5 en fa majeur "Le Printemps", L. Van Beethoven)", "Allegro (Sonate pour piano op. 26 n°12 en la bémol majeur, L. Van Beethoven)", "Petit Prélude et Fugue (Album à la Jeunesse op. 68, R. Schumann)", "La Fileuse (Romance sans paroles op. 67 n° 4, F. Mendelssohn)", "Le Marché de Limoges (Tableaux d'une Exposition, M. Moussorgsky)", "Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)", "Étude (op. 25 n° 2 en fa majeur, F. Chopin)", "Étude (op. 10 n° 6 en mi bémol majeur, F. Chopin)", "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Allegro / Romance / Menuet / Rondo".
Le programme indique Guy Pedersen (b) / Bernard Lubat (dm) et Tenues Lempereur (Paris), mais il s'agit peut-être d'une erreur.

Concerts: Santa Fe Opera (août 70, certainement création de "Opéra" de Luciano Berio), Cambridge Jazz Festival (fin août, d'après Liverpool Echo du 16/05/70), Abbaye de Royaumont (12/09/70, interview radiophonique de Pierre Fatosme et Christiane Legrand dans l'émission Panorama du 11/09/70).



45T EP Philippe Sarde "Chansons tirées de la musique originale du film "La Liberté en Croupe" d'Edouard Molinaro" Philips 6009.103
Enregistrement les 16/09 et/ou 2/10/70 au Studio Davout / Sortie a priori en 1970
A : Mon enfance est un rubis (Philippe Sarde / Eddy Marnay) : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
B : Laurence (Philippe Sarde / Eddy Marnay) : Christiane Legrand (petit solo), Jean Cussac (lead) et groupe vocal mixte
-Arrangements : Jean-Michel Defaye / Production : Eddy Marnay
-Philippe Sarde a réutilisé la musique de "Laurence" en la faisant devenir le thème principal de Tess (1979) de Roman Polanski.
-"Mon enfance est un rubis" a été réédité récemment dans un vinyle pour fêter l'anniversaire de la collection Écoutez le cinéma.

Enregistrement inédit en disque pour "La Liberté en Croupe"
Enregistrement les 16/09 et/ou 2/10/70 au Studio Davout / Sortie a priori en 1970
La liberté en croupe (Philippe Sarde) 2:04 : groupe vocal mixte
-Arrangements : Jean-Michel Defaye
-Titre sorti en digital en 2026 dans la compilation Philippe Sarde : The Essentials dans la collection Écoutez le cinéma.



Enregistrement de l'indicatif Erge (septembre 1970) et travail pour le studio d'animation publicitaire Fischerkoesen (septembre 1970?).

Concerts à Rotterdam (22, 23 et 24/09/70, Sinfonia), Lincoln Center de New York (les 8, 9, 10 et 12/10/70, Sinfonia, dir. Leonard Bernstein et Luciano Berio), Seattle Centre Opera House (les 18, 19 et 20/10/70, Sinfonia, dir. Milton Katims), Temple Theatre de Tacoma (21/10/70, Sinfonia), Severence Hall de Cleveland (29 et 31/10/70, Sinfonia, Cleveland Orchestra, dir. Louis Lane), Eldon L. Johnson Theater de l'Université de New Hampshire à Durham (10/11/70, récital).
Programme:

1ère partie: Fugue en sol mineur (BWV 578)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro", "Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265".
2ème partie: "Saints Fugue (based on "When the Saints Go Marchin' in", Anonyme)", "Country Dances", "Negro Spirituals (Joshua fit the Battle of Jericho / Swing low, sweet chariot / Little David / Deep River, Anonyme)", "Porgy and Bess Suite : 
My man's gone now (George Gershwin)", "Porgy and Bess Suite :  I got plenty of nothin' (George Gershwin)", "Porgy and Bess Suite : Bess you is my woman (George Gershwin)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Gymnopédie n°1 (Erik Satie, inédit en disque)", "Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel De Falla)".(Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm))

Concerts: Orchestre Symphonique de Montréal (17 et 18/11/70, Sinfonia), TV à Quebec le 20/11/70, Centre national des Arts d'Ottawa (21/11/70, récital, même programme qu'à Durham avec en moins les "Country Dances"), tournée belge Liège Uccle Huy Verviers Namur (25 au 30/11/70), Théâtre de la Ville (1 au 12/12/70, article dans Paris-Jour du 2/12/70 et Le Monde du 4/12/70).


Émission TV "Vingt quatre heures sur la Deux" du 2/12/70
Chant en playback
"Country Dances"
Les Swingle Singers sont dans un jardin et dansent. Une comédienne (?) habillée en "française moyen" boit son litron de rouge et se fait des tartines.
Chanteurs à l'image: Christiane Legrand, Nicole Darde, Claudine Meunier, Hélène Devos, Ward Swingle, Jo Novès, Jean Cussac, José Germain
Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm)

Concert à l'Église Notre-Dame de Bergerac (19/12/70).
Programme:

1ère partie: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro", "Concerto à six (Telemann) : Allegro / Adagio / Presto / Adagio / Allegro", "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826)".
2ème partie: "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265", "Bourrée (Suite anglaise n°2 en la mineur, BWV 807)", "Fugue en sol mineur (BWV 578)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Le Marché de Limoges (Tableaux d'une Exposition, M. Moussorgsky)", "Pavane pour une infante défunte (Maurice Ravel, inédit en disque)", Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Allegro / Romance / Menuetto / Rondo".

(Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm))

Concert au Théâtre de l'Ouest-Aquitain à Saint-Médard-en-Jalles (20/12/70)
1ère partie: Fugue en sol mineur (BWV 578)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro", "Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265".
2ème partie: "Saints Fugue (based on "When the Saints Go Marchin' in", Anonyme)", "Country Dances", "Negro Spirituals (Joshua fit the Battle of Jericho / Swing low, sweet chariot / Little David / Deep River, Anonyme)", "Porgy and Bess Suite : 
My man's gone now (George Gershwin)", "Porgy and Bess Suite :  I got plenty of nothin' (George Gershwin)", "Porgy and Bess Suite : Bess you is my woman (George Gershwin)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Gymnopédie n°1 (Erik Satie, 

inédit en disque)", "Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel De Falla)".
(Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm))


Émission TV britannique "The Swingles sing" (ITV) diffusée le 3/01/71
Programme inconnu. Avec Cavallero / Fugen d'après Reading Evening Post du 2/01/71


Fairfield Hall de Croydon le 17/02/71 (d'après Kent & Sussex Courier du 12/02/71) et certainement d'autres dates au Royaume-Uni.
1ère partie: 
"Fugue en sol mineur (L'Art de la fugue, BWV 578)", "Gavotte (Partita n° 3 pour violon seul en mi majeur, BWV 1006)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Sonate n° 37 en la majeur pour violon et clavier, K 402)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro / Andante / Allegretto)", "Vivace (Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV 1043)", "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265".
2ème partie: "Saints Fugue (based on "When the Saints Go Marchin' in", Anonyme)", "Stephen Foster Medley (Old Folks at Home / Beautiful Dreamer / Camptown Races / Jeannie with the Light Brown Hair, Stephen Foster)", "Country Dances", "Porgy and Bess Suite : My man's gone now (George Gershwin)", "Porgy and Bess Suite :  I got plenty of nothin' (George Gershwin)", "Porgy and Bess Suite : Bess you is my woman (George Gershwin)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Gymnopédie n°1 (Erik Satie, inédit en disque)", "Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel De Falla)".
(Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm))
Même programme que Rio 71 à part Stephen Foster à la place de Negro Spirituals.



Émission TV hollandaise "Voor de Vuist Weg" du 12/02/71
Chant en direct
"Fugue en sol mineur (BWV 578)", "Country Dances", "Danse espagnole n°1: La Vida Breve (Manuel de Falla)" (inédit en disque).
Chanteurs à l'image: Claudine Meunier, Hélène Devos, Nicole Darde, Christiane Legrand, Jean Cussac, José Germain, Jo Novès, Ward Swingle
Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm)

Émission radiophonique inconnue (R.T.L.) du 2/03/71
Programme inconnu.


Concert pour le Festival Musica Viva à la Herkulessaal de Munich (26/03/71, Sinfonia, dir. Francis Travis, avec l'Orchestre Symphonique de la Radiodiffusion Bavaroise, diffusion le 20/12/71)

Concerts au Théâtre Municipal de Rio de Janeiro (récital les 13, 14 et 17/04/71, Sinfonia le 16/04/71, dir. Henrique Morelenbaum)
Programme des 13 et 14/04/71: 1ère partie: "Fugue en sol mineur (L'Art de la fugue, BWV 578)", "Gavotte (Partita n° 3 pour violon seul en mi majeur, BWV 1006)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Sonate n° 37 en la majeur pour violon et clavier, K 402)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro / Andante / Allegretto)", "Vivace (Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV 1043)", "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265".
Programme des 13 et 14/04/71: 2ème partie: "Saints Fugue (based on "When the Saints Go Marchin' in", Anonyme)", "Negro Spirituals (Joshua fit the Battle of Jericho / Swing low, sweet chariot / Little David / Deep River, Anonyme)", 
"Country Dances
(Arkansas/ College Hornpipe/ Devil's Dream/ Old Zip Coon/ Virginia Reel /  
Pop goes the weasel, Anonyme)", "Porgy and Bess Suite : My man's gone now (George Gershwin)","Porgy and Bess Suite : I got plenty of nothin' (George Gershwin)", ""Porgy and Bess Suite : Bess you is my woman (George Gershwin)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Gymnopédie n°1 (Erik Satie, inédit en disque)", "Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel De Falla)".
Programme du 17/04/71, 1ère partie: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)","Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Largo (Concerto pour clavecin et orchestre en fa mineur, BWV 1056)", "Presto (Sonate n°4 pour flûte et basse continue en mi mineur, Marcello)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545", "Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)", "Concerto à six : Allegro (Telemann)", "Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826) ".
Programme du 17/04/71, 2ème partie: "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265", "La Fileuse (Romance sans paroles op. 67 n° 4, F. Mendelssohn)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Larghetto (Concerto en la majeur pour hautbois d'Amour & cordes, Telemann)", "Le Marché de Limoges (Tableaux d'une Exposition, M. Moussorgsky)",
"Romanza Andaluza op. 22 n°1 (Danses espagnoles, Pablo de Sarasate)", "Romance espagnole (Trad.)", "Pavane pour une infante défunte (Maurice Ravel, 
inédit en disque)", "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Allegro / Romance / Menuet / Rondo".


Émission TV britannique inconnue de Moira Anderson (BBC1) du 23/04/71
Matt Monro, The Swingle Singers, etc. d'après The Stage du 15/04/71.

Émission TV ouest-allemande "Münchner Bilderbogen" (ZDF) du 11/06/71
Programme inconnu.


Concert à Rotterdam (22/06/71), Mexico (juillet 71), Festival de Dubrovnik (août 1971, d'après historique du festival), Tulle (12/08/71), St Céré (13/08/71), Condom (14/08/71).


Line-up n°7 (septembre 1971-début 1972) : Christiane Legrand, Claude Chauvet, Claudine Meunier, Hélène Devos / Jo Novès, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac


Attendant un heureux événement, Nicole Darde cherche une remplaçante et appelle Claude Chauvet (ancienne élève de la Maîtrise de la RTF, qui était à l'époque assistante attachée de presse chez Philips et choriste occasionnelle) juste avant les vacances d'été. Hasard, celle-ci a assisté à un concert des Swingle Singers un ou deux mois avant, à la Cité Universitaire.
Pendant les vacances, Claude travaille sur les partitions, rend visite tous les jours à Christiane Legrand pendant un mois, puis passe une audition devant Ward (dans l'ancien bureau des éditions Legrand, qui se trouvait à Pleyel).
Elle est engagée pour quelques mois, participe à de nombreux concerts mais n'enregistre pas de disque pendant cette période.
Claude se souvient avoir fait des concerts avec les Swingle aux États-Unis, à Madrid, aux Pays-Bas, et peut-être en Belgique.

Tournée au Royaume-Uni (Festival d'Edimbourg le 10/09/71, Chichester le 12/09/71), 
Arc-et-Senans (15/09/71), certainement Hambourg (octobre 1971), Madrid (13, 14, 15, 16 et 17/10/71, récitals).

Concert pour le 14ème automne musical napolitain de la RAI au Palais des Sports de Naples (29/10/71).
Programme: "Fugue en sol mineur (BWV 578)", "
Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", "Danse Espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel De Falla)".
(Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm))

Tournée de 17 concerts (8 Sinfonia et 9 récitals) aux États-Unis et au Canada du 11/11 au 10/12/71.
Programme de voyage: arrivée à Cincinatti le 8/11/71, Minnesota Symphony Orchestra à Minneapolis les 11 et 12/11/71 (Sinfonia), Cincinatti les 13 et 14/11/71, Mount Vernon (Ohio, Ashland University) le 15/11/71, Ashland le 16/11/71, Detroit les 18 et 20 (Sinfonia, dir. Luciano Berio), Power Center for the Performing Arts de l'Université du Michigan à Ann Arbor (19/11/71, récital), Canandaigua (NY) le 21/11/71, Amherst le 22/11/71, Regina (Canada) les 23 et 24/11/71, Saskatoon (Canada) le 25/11/71, Memorial University de Saint-Jean de Terre-Neuve (Canada) du 26 au 28/11/71, Université Saint-Francis-Xavier d'Antigonish (Canada) le 29/11/71, Easton Lafayette College (Pennsylvanie) le 30/11/71, West Chester State College (Pennsylvanie) le 1/12/71, Duluth (Minnesota) le 3/12/71, Chicago le 4/12/71 (Chicago Symphony, Sinfonia), Saint Louis (Missouri) le 5/12/71, Indianapolis le 9/12/71 (Indianapolis Symphony Orchestra, Sinfonia). Retour à New York le 10/12/71, survol en hélicoptère jusqu'au Kennedy Airport, puis vol pour Paris).

Programme des récitals (programme du 
19/11/71 au Power Center for the Performing Arts de l'Université du Michigan, Ann Arbor):
1ère partie: "Fugue en sol mineur (BWV 578)", "Gavotte (Partita n° 3 pour violon seul en mi majeur, BWV 1006)", "Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Sonate n° 37 en la majeur pour violon et clavier, K 402)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro / Andante / Allegretto)", "Vivace (Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV 1043)", "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265".
2ème partie: "Country Dances", "Bess, you is my woman", "I got plenty of nothin'", "Pavane pour une infante défunte" (Maurice Ravel, inédit en disque), "Romanza Andaluza op. 22 n°1 (Danses espagnoles, Pablo de Sarasate)", "Romance espagnole (Trad.)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", "Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Danse espagnole n°1: La Vida Breve (Manuel de Falla, inédit en disque)".

Concerts à Messine (15/12/71), Rome (17 et 19/12/71), Chambéry (21 et 22/12/71), Lanchester Polytechnic Arts Festival à la Cathédrale de Coventry (7/01/72, création de "Aura" de Luciano Berio avec le Sinfonietta de Londres, d'après pré-annonce dans journal), Mutualité (29/01/72), Croydon (4/02/72)
1ère partie: "Fugue en sol mineur (BWV 578)", "Airs et variations : "L'harmonieux forgeron" (Suite pour clavecin en mi majeur, Haendel)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Fugue n°5 en ré majeur (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 874)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Adagio (extrait du concerto pour hautbois en ré mineur, Alessandro Marcello)", "Prélude n° 9 (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 878)", "Vivace (Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV 1043)", "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265".
2ème partie: "
Country Dances
(Arkansas/ College Hornpipe/ Devil's Dream/ Old Zip Coon/ Virginia Reel / Pop goes the weasel, Anonyme)", "Porgy and Bess Suite (George Gershwin) :
My man's gone now / I got plenty of nothin'", "Canção Sertaneja (Camargo Guarnieri, inédit en disque)", "Milonga del angel (Astor Piazzolla, inédit en disque)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel de Falla, inédit en disque).


Concerts à Portsmouth (5/02/72), Bristol (6/02/72), Flora Hall de Southport (7/02/72), Spennymoor Variety Club (9/02/72, la presse rapporte que le groupe ayant demandé à ce que soit interdite la vente d'alcool pendant le concert, la salle était aux trois-quarts vide), Besançon (15/02/72, récital), Colombes (18/02/72, récital).

Concert à l'Église Saint-Patrice d'Epinay (19/02/72). 
Programme :
1ère partie: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "
Gigue (Suite pour cordes "La Lyra", Telemann)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Andante (Quatuor op. 44 n° 1 en ré majeur, F. Mendelssohn)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro / Andante / Allegretto", "Vivace (Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV 1043)", "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265"
2ème partie: "Saints Fugue (based on "When the Saints Go Marchin' in", Anonyme)", "Negro Spirituals (Joshua fit the Battle of Jericho / Swing low, sweet chariot / Little David / Deep River, Anonyme)", "Porgy and Bess Suite (George Gershwin) : My man's gone now / I got plenty of nothin' /  Bess you is my woman", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Pavane pour une infante défunte (Maurice Ravel, inédit en disque)", "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525 : Allegro / Romance / Menuetto / Rondo". (Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm))

Concerts au Théâtre de l'Est Parisien (22/02/72, Sinfonia dir. Serge Baudo), Théâtre des Champs-Elysées (23 et 26/02/72
, Sinfonia dir. Serge Baudo), Faculté de droit (24/02/72, Sinfonia dir. Serge Baudo).


Line-up n°8 (début 1972-juin 1973) : Christiane Legrand, Nicole Darde, Claudine Meunier, Hélène Devos / Jo Novès, Ward Swingle, José Germain, Jean Cussac

Line-up n°8 (idem au n°6)


Nicole Darde revient dans le groupe (certainement en février ou mars 1972).



33T LP « Les Quatre Saisons » Philips 6385.501
Enregistrement : mars 1972 (d'après contrat de H. Devos) / Sortie : automne 1972 (contrat signé le 18/10/72)
Le Printemps (extrait des Quatre Saisons, concerto n°1 en mi majeur, op.8, Antonio Vivaldi) : A1 : Allegro  2:13 : groupe vocal mixte
A2 : Largo  2:40 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
A3 : Allegro (Danse pastorale)  3:17 : Claudine Meunier et Nicole Darde ? (solistes) groupe vocal mixte
A4 : Canon en ré majeur (Johann Pachelbel) 4:21 : groupe vocal mixte
A5 : Sinfonia (Cantate BWV 209 "Non sio che dolore") 3:29 : Christiane Legrand et groupe vocal mixte
B1 : Adagio (extrait du concerto pour hautbois en ré mineur, Alessandro Marcello)  3:04 : Christiane Legrand (soliste) et groupe vocal mixte
B2 : Ouverture du Mariage de Figaro (Wolfgang Amadeus Mozart)  3:55 : groupe vocal mixte
B3 : Allegro (extrait du concerto pour deux violons, BWV 1043)  3:47 : Christiane Legrand (soliste à 0'39), Claudine Meunier (soliste à 0'47), Hélène Devos (soliste à 1'10), Nicole Darde (soliste à 1'30) et groupe vocal mixte
B4 : Molto allegro - Fugue n°14 en sol majeur pour quatuor à cordes (K.387)  4:08 : Claudine Meunier (soliste à 0'01), Nicole Darde (soliste à 1'14), Christiane Legrand (soliste à 3'10) et groupe vocal mixte
-Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm)
-Illustration de couverture : carton de Grassen (Le Printemps, vitrail 1894, Musée des Arts Décoratifs) photographié par Giraudon
-Photo du verso : Claude Delorme
-Pierre Fatosme a quitté le management et l'enregistrement du groupe. Le disque est produit par la filiale japonaise de Philips
-Enregistré par Claude Ermelin au Studio Davout (remerciements à Claudine Meunier et Claude Ermelin)
-L'album est commercialisé sous le nom "Les 4 Saisons" (France, Canada) et "The Joy of Singing" (États-Unis, Australie, Japon, Pays-Bas, Allemagne).



Émission TV britannique "The Val Doonican Show (saison 2, épisode 2)" (ATV) diffusée le 18/03/72

Avec Manitas de Platas. Programme inconnu.


Concerts : 
Église de La Clusaz (29/03/72), Salle du Majestic de Chamonix (30/03/72), Palais des Sports de Megève (2/04/72), la Piccolo Scala de Milan (12/04/72, récital, avec Roger Fugen).


Émission TV "Top à Michel Legrand" du 29 avril 1972 (répétée du 26 au 28/04/72)
Chant en direct
"Badinerie", "Porgy and Bess suite : Bess you is my woman" (duo avec Michel Legrand), et rappel de "Porgy and Bess suite : Bess you is my woman" (duo avec Michel Legrand) au moment des saluts.
Chanteurs à l'image: Claudine Meunier, Nicole Darde, Hélène Devos, Christiane Legrand, Jean Cussac, Jo Novès, José Germain, Ward Swingle
Jacky Cavallero (b) / Daniel Humair (dm)


Concerts : Porto (23/05/72, récital), Grand auditorium de la Fondation Calouste Gulbenkian de Lisbonne (27/05/72, Sinfonia, dir. Luciano Berio), Lisbonne (28/05/72, récital), Théâtre-Français de Bordeaux (31/05/72, récital Bach Marcello Vivaldi Haendel Mozart Albeniz Rodrigo De Falla), Japon (12 concerts du 5 au 17/06/72, récitals Swingle, confirmé par Billboard du 10/06/72), Rotterdam (21 et 22/06/72, Sinfonia), Théâtre du Huitième à Lyon (26/06/72, avec Sabiani).
1ère partie: "Fugue en sol mineur (BWV 578)", "Airs et variations : "L'harmonieux forgeron" (Suite pour clavecin en mi majeur, Haendel)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Adagio (extrait du concerto pour hautbois en ré mineur, Alessandro Marcello)", "Prélude n° 9 (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 878)", "Les Quatre Saisons: Le Printemps (Vivaldi)".
2ème partie: "
Country Dances
(Arkansas/ College Hornpipe/ Devil's Dream/ Old Zip Coon/ Virginia Reel / Pop goes the weasel, Anonyme)", "Porgy and Bess Suite (George Gershwin) :
My man's gone now / I got plenty of nothin'", "Canção Sertaneja (Camargo Guarnieri, inédit en disque)", "Gymnopédie n°1 (Erik Satie, inédit en disque)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel de Falla, inédit en disque).
(Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm))



Concerts à Aix en Provence (27/06/72), Tongres (1/07/72), Quiberon (20/07/72, récital), Nottingham (22 et 23/07/72, récital), Florenville (29/07/72, récital), Avignon (31/07/72, création de Bitter Ending).



33T LP André Hodeir et les Swingle Singers « Bitter Ending » Epic EPC 80544
Enregistrement les 11 et 12/09/72 à la Maison de la Radio / Sortie a priori en 1974
A : 1ère partie : solistes (principalement Claudine Meunier, Christiane Legrand et Jo Novès) et groupe vocal mixte

B : 2ème partie : solistes (principalement Claudine Meunier, Christiane Legrand et Jo Novès) et groupe vocal mixte
-Pierre Gossez (sax alto) / Jacky Cavallero (b) / Marcel Sabiani (dm) / Jean-Louis Chautemps (sax ténor) / Roger Guérin (tp) 
-Composition, arrangements et direction : André Hodeir



Concert à Come (23/09/72).



33T LP Jean-Claude Eloy et Michel Zbar « Faisceaux - Diffractions / Swingle Novae 
» Inédits ORTF 995 038
Enregistrement : 2 et 3/10/72 / Sortie : février-mars 1973
A : Faisceaux et diffractions (Jean-Claude Eloy) : Ensemble Ars Nova
B : Swingle Novae (Michel Zbar) avec les Swingle Singers : groupe vocal mixte et Ensemble Ars Nova
-Direction : Boris de Vinogradov
-Orchestre : Ensemble Ars Nova
-Récitant : Jean-Marie Gouëlou
-Christiane Legrand et Nicole Darde sont créditées sur le disque sous leurs noms d'épouses (Christiane Fatosme et Nicole Bouhadjer)
-Diffusé à la radio a priori le 30/11/72


Émission radiophonique "Swingle Novae" du 31/10/72 enregistrée le 10/10/72
Extraits de répétitions de "Swingle Novae" et interviews de Michel Zbar, Boris de Vinogradov, Ward Swingle, Jean Cussac et Jean-Marie Gouëlou.


Concerts à Chichester (13/10/72), Swansea (14/10/72).

Concert à l'Opéra de Jersey (15/10/72).
Programme:
1ère partie: "Fugue en sol mineur (BWV 578)", "Airs et variations : "L'harmonieux forgeron" (Suite pour clavecin en mi majeur, Haendel)", "Badinerie (Suite n°2 pour orchestre en si mineur, BWV 1067)", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Fugue (Concerto op.3 "l'Estro armonico" n°11 en ré mineur, Vivaldi, transcription J.-S. Bach)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Adagio (extrait du concerto pour hautbois en ré mineur, Alessandro Marcello)", "Prélude n° 9 (Clavier bien tempéré, Livre 2, BWV 878)", "

Vivace (Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV 1043)", "Variations sur "Ah ! Vous dirais-je maman", K 265".
2ème partie: "
Country Dances
(Arkansas/ College Hornpipe/ Devil's Dream/ Old Zip Coon/ Virginia Reel / Pop goes the weasel, Anonyme)", "Porgy and Bess Suite (George Gershwin) :
My man's gone now / I got plenty of nothin'", "Canção Sertaneja (Camargo Guarnieri, inédit en disque)", "Gymnopédie n°1 (Erik Satie, inédit en disque)", "Sevilla op. 47 n°3 (Première suite espagnole, Isaac Albéniz)", "Rondalla Aragonesa (Danse espagnole n°6 en ré majeur, Enrique Granados)", "Adagio (Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, Joaquín Rodrigo)", "Danse espagnole n°1 (La Vida Breve, Manuel de Falla, inédit en disque).
(Jacky Cavallero (b) / Roger Fugen (dm))


Concerts à la Scala de Milan (du 16 au 21/10/72, Sinfonia les 18, 19 et 20/10/72, dir. Aldo Ceccato
), Théâtre Municipal de Metz (30/11/72, récital).
1ère partie: "Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Sinfonia (Cantate BWV 209 "Non sio che dolore")", "Aria (Suite pour orchestre n°3 en ré majeur, BWV 1068)", "Molto allegro - Fugue n°14 en sol majeur pour quatuor à cordes (K.387)", "Allegro (Concerto Grosso op.6 n°4 en la mineur, Haendel)", "Sérénade n°13 en sol majeur, "Une Petite Musique de Nuit", K 525".
2ème partie: "
Concerto à six (Telemann)", "Sonate pour piano n° 15 en ut majeur, K 545 : Allegro", "Adagio (extrait du concerto pour hautbois en ré mineur, Alessandro Marcello)", "Canon en ré majeur (Johann Pachelbel)", "Le Printemps (extrait des Quatre Saisons, concerto n°1 en mi majeur, op.8, Antonio Vivaldi): Allegro / Largo / Allegro", "Ouverture des Noces de Figaro (Wolfgang Amadeus Mozart)".
(Jacky Cavallero (b) / Marcel Sabiani (dm))


Concert au Théâtre des Champs-Elysées (12/12/72, récital spécial 10ème anniversaire), Vitoria (14/12/72).


Émission TV "Top à Guy Bedos et Sophie Daumier" du 28/10/72
Chant en playback
"Les Quatre Saisons : Le Printemps - Allegro". Puis danse du slow "La Drague" (Guy Bedos & Sophie Daumier) lors du générique de fin.
Chanteurs à l'image : Claudine Meunier, Nicole Darde, Hélène Devos, Christiane Legrand, Jean Cussac, Jo Novès, José Germain, Ward Swingle
Jacky Cavallero (b) / Marcel Sabiani (dm)


Concert à Zurich (5/01/73).


Émission TV "Soirée électorale" du 11/03/73
Chant en playback
"Sinfonia (Cantate BWV 209 "Non sio che dolore")", interview de Ward Swingle par Roger Lanzac, "Molto allegro - Fugue n°14 en sol majeur pour quatuor à cordes (K.387)", "Adagio (extrait du concerto pour hautbois en ré mineur, Alessandro Marcello)", "Le Printemps (extrait des Quatre Saisons, concerto n°1 en mi majeur, op.8, Antonio Vivaldi) : Allegro"
Chanteurs à l'image: Jo Novès, Claudine Meunier, Nicole Darde, Christiane Legrand, José Germain, Jean Cussac, Hélène Devos, Ward Swingle.
Jacky Cavallero (b) / Marcel Sabiani (dm)


Concerts à Charleroi (16/03/73), Saint-Gall (14/05/73), Église Saint-Roch (23/05/73).

Dans l'émission radiophonique Inter Actualités (13h) du 23/05/73, Ward Swingle et Christiane Legrand sont interviewés à propos de leur concert du soir à l'Église Saint-Roch (programme de leur dernier disque "Les quatre saisons"). Ils annoncent la fin du groupe.

Concerts à Bergen (27 et 29/05/73 et TV), 2ème partie d'un Gala Choralies à la Maison de la Culture et des Loisirs de Saint-Etienne (1/06/73).
Programme:
"Fugue en ré mineur (L'Art de la fugue, BWV 1080)", "Choral n°1 "Réveillez-vous, la voix des veilleurs vous appelle" (6 Chorals Schübler, BWV 645)", "Sinfonia (Cantate BWV 209 "Non sio che dolore")", "Adagio (extrait du concerto pour hautbois en ré mineur, Alessandro Marcello)", "Molto allegro - Fugue n°14 en sol majeur pour quatuor à cordes (K.387)", "Allegro (extrait du concerto pour deux violons, BWV 1043)", "Les Quatre Saisons : Allegro / Largo / Allegro", "Canon en ré majeur (Johann Pachelbel)", "Ouverture des Noces de Figaro (Wolfgang Amadeus Mozart)".


Fatigués par les tournées, et après quelques tensions dans le groupe Ward décide de dissoudre les Swingle Singers (leur dernier concert sera à Saint-Etienne, le 1/06/73).
Ward remontera finalement le groupe en Grande-Bretagne avec des chanteurs britanniques quelques mois plus tard: Swingle II.


Line-up n°9 (reformations ponctuelles du groupe à partir de 1974) : Christiane Legrand, Nicole Darde ou Claude Chauvet, Claudine Meunier, Hélène Devos / Jo Novès, Ward Swingle ou Michel Barouille, José Germain, Jean Cussac


Copie d'écran du Grand échiquier du 20/02/84
Claudine Meunier, Hélène Devos, Claude Chauvet, Christiane Legrand,
Michel Legrand, Jo Novès, Michel Barouille, Jean Cussac et José Germain


Tandis que sous la houlette de Ward Swingle, le groupe poursuit sa destinée en Grande-Bretagne avec des chanteurs anglais (Swingle II, Swingle Singers, Swingles, etc.), les anciens se réunissent très occasionnellement, avec ou sans Ward Swingle.

Claude Chauvet remplace Nicole Darde (qui quitte Paris en 1981) au moins pour Le Grand Échiquier et l'Arsenal de Metz.
Michel Barouille remplace Ward Swingle au moins pour le Grand Échiquier.


Émission radiophonique "Nouvel orchestre philharmonique de Radio France" du 15/08/80 enregistrée Salle Pleyel le 17/03/80 
Sinfonia (Luciano Berio) : groupe vocal mixte
Direction: Gilbert Amy
Sous le nom "Ensemble Christiane Legrand". D'après leurs archives, présence de Hélène Devos, Jo Novès, José Germain et Jean Cussac.


Émission TV "Le Grand Échiquier" du 20/02/84 enregistrée le 17/02/84 
Sinfonia (Partita n°2 en ut mineur, BWV 826) : Christiane Legrand et Michel Legrand (solistes) et groupe vocal mixte
Chanteurs à l'image: Claudine Meunier, Hélène Devos, Claude Chauvet, Christiane Legrand, Michel Legrand, Jo Novès, Michel Barouille, Jean Cussac, José Germain.
José Germain dirige musicalement le groupe.
Ray Brown (b) / Shelly Manne (dm) 


Concert "Sinfonia (Berio)" à l'Arsenal de Metz le 25/06/96 (avec Claude Chauvet, Hélène Devos, etc.).



Pour écouter "Les Swingle Singers":


La plupart des disques ont été réédités en CD par Universal (coffret et double).

La plupart des titres peuvent être téléchargés ou écoutés sur toutes les plateformes de téléchargement légal et de streaming comme Qobuz, Deezer, etc.

Si les adaptations de Bach sont évidemment les morceaux les plus représentatifs du groupe, j'ai une préférence personnelle pour l'album Concerto d'Aranjuez - Sounds of Spain (qui est également le disque préféré de plusieurs membres du groupe comme Hélène Pedersen-Devos et Claudine Meunier).
https://www.deezer.com/fr/album/223830


"Les Swingle Singers" sur Dans l'ombre des studios :

Interview de Claudine Meunier:
http://danslombredesstudios.blogspot.com/2014/04/joyeux-anniversaire-claudine-meunier.html

Interview d'Anne Germain:
http://danslombredesstudios.blogspot.com/2014/05/anne-germain-chanter-la-vie-chanter-les.html

Interview de Jean-Claude Briodin:
http://danslombredesstudios.blogspot.com/2020/03/jean-claude-briodin-entretien-avec-un_7.html

Hommage à Alice Herald:
https://danslombredesstudios.blogspot.com/2026/01/alice-herald-les-masques-et-la-plume.html

Hommage à Jean Cussac:
https://danslombredesstudios.blogspot.com/2026/01/deces-de-jean-cussac-1922-2026.html

Hommage à Hélène Pedersen-Devos:
https://danslombredesstudios.blogspot.com/2026/02/hommage-helene-pedersen-devos-1943-2026.html

Hommage à Jeanette Baucomont:
http://danslombredesstudios.blogspot.com/2019/12/deces-de-jeanette-baucomont-1926-2019.html

Interview radiophonique de Claudine Meunier, Jean-Claude Briodin et moi-même ("Etonnez-moi Benoît" par Benoît Duteurtre, France Musique, enregistrement le 6/03/2020):
https://www.francemusique.fr/emissions/etonnez-moi-benoit/groupes-vocaux-francais-d-hier-et-d-aujourd-hui-avec-remi-caremel-claudine-meunier-jean-claude-briodin-81374

Le site de La Gazette du Doublage étant en panne depuis plus d'un an, mes portraits de Jean Cussac et José Germain (publiés en 2006 et 2007) sont inaccessibles actuellement.


Autres lectures conseillées:

Vocal jazz groups, scat & vocalese
 (Eric Fardet, éditions Connaissances et Savoir, 2018)

Les arrangeurs de la chanson française
 (Serge Elhaïk, éditions Textuel, 2018)

La page Facebook des Swingles anglais:
https://www.facebook.com/TheSwingles

Interview de José Germain par la Mairie de Puteaux:
https://www.youtube.com/watch?v=Q8JJwIfCY-4


Les autres discographies "Dans l'ombre des studios":


Les Blue Stars / The Blue Stars of France (1954-1959):
https://danslombredesstudios.blogspot.com/2020/11/discographie-les-blue-stars-blue-stars.html

Les Double Six / The Double Six of Paris (1959-1966):
https://danslombredesstudios.blogspot.com/2020/11/discographie-les-double-six-double-six.html

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dimanche 16 janvier 2022

Décès de Michel Ruhl (1934-2022)

Nous avons appris avec tristesse ce midi par nos amis Jean-Louis Faure (comédien) et Jean-François Guyot (AFP), le décès du comédien Michel Ruhl hier soir à Guérande. Né en 1934, Michel Ruhl (de son vrai nom Michel Petit) était très actif au théâtre où il a joué sous la direction des plus grands (Jean Vilar, Gérard Philipe, Jean-Louis Barrault, Jacques Charon), mais aussi à la télévision et au cinéma (Le Jouet, Mort d'un pourri, Police Python 357). 

Le doublage était venu à lui au début de sa carrière (il m'avait raconté avoir doublé Sean Flynn, fils d'Errol Flynn, certainement dans Le train de Berlin est arrêté (1963)), puis après une longue pause due à une intense vie théâtrale, était revenu de manière beaucoup plus soutenue à partir de la fin des années 80: James Cromwell (L.A. Confidential, Space Cowboys), Terence Stamp (Walkyrie), Ian Holm (Le Cinquième Elément), Norman Lloyd (Le Cercle des Poètes Disparus), les personnages Fa-Zhou (Mulan), Nestor et un grand nombre de méchants (Les Aventures de Tintin), etc.

Cet excellent, élégant, discret et courtois comédien va nous manquer. Nos pensées vont à son épouse, et à son fils Olivier.


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samedi 4 décembre 2021

Décès de Jackye Castan (1938-2021)

J'ai appris avec tristesse cet après-midi, par sa compagne Danielle Licari, le décès ce midi de Jackye Castan.

Sous la houlette de Jacques Denjean, Jackye avait créé avec Danielle Licari et Nadine Doukhan le groupe vocal Les Fizz, qui fit peu de disques en tant que groupe, mais dont le "son" est reconnaissable dans les choeurs de plusieurs centaines d'enregistrements (pour Henri Salvador, Christophe, François Deguelt, Hervé Vilard, Sacha Distel, etc. Un exemple typique (que j'aime beaucoup) de ce "son": https://www.youtube.com/watch?v=23fSE9kkY6c).

Jackye était également pianiste, arrangeuse et compositrice de talent (pour Charles Aznavour, Mort Shuman, les émissions de Gérard Majax, etc.) dans le milieu des musiciens de studio qui était alors (à part pour la harpe, les ondes Martenot et les choeurs) exclusivement masculin.

Métisse, victime du racisme dans son enfance, puis du machisme dans son métier, Jackye était à la fois une femme très sensible, à fleur de peau, et une forte personnalité, portée à la fois par Danielle Licari, l'amour de sa vie, et par sa passion pour la musique.

Après avoir passé un week-end chez Danielle et Jackye durant l'été 2018 (où les nombreux messages que je lui transmettais de ses anciens élèves du Studio des Variétés l'ont convaincue de s'inscrire sur Facebook, où elle était devenue assez active), j'avais réalisé et publié sur mon blog "Dans l'ombre des studios" cette interview en trois parties, que je vous invite à lire pour mieux connaître sa carrière:

1ère partie: https://danslombredesstudios.blogspot.com/2018/12/danielle-licari-et-jackye-castan.html
2ème partie: https://danslombredesstudios.blogspot.com/2018/12/danielle-licari-et-jackye-castan_20.html
3ème partie: http://danslombredesstudios.blogspot.com/2018/12/danielle-licari-et-jackye-castan_23.html

Mes plus amicales pensées vont à Danielle...


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dimanche 26 septembre 2021

Wikipedia et les Wikipidiots

Les problèmes entre voxophiles et Wikipedia ne sont pas nouveaux, mais ce week-end c'était l'incident de trop, et j'ai posté cette publication sur Facebook, que je reproduis ci-dessous.
Je recommande par ailleurs à tous mes camarades voxophiles de ne plus mettre à jour Wikipedia, à part quand les informations proviennent de manière complète (à savoir comédien de doublage + rôle en face) d'un générique ou dossier de presse.
Puisque notre travail n'est pas respecté, nous allons respecter "à la lettre" leurs règles: pour toutes les fiches provenant d'identifications personnelles, d'échanges de ce forum, ou de bases de données indiquant en source des forumeurs, ne rien mettre (et faire le ménage sur Wikipedia de ce qui a déjà été posté). 



Chers tous,


Même si quelques projets d'articles, podcasts, conférences, etc. sont en cours, assez peu de nouveaux contenus ici ces derniers mois, à part malheureusement des annonces de mauvaises nouvelles. Je dois parfois donner l'impression d'être le "Monsieur Nécrologies" des studios, mais c'est pour moi un devoir moral de rendre hommage à des artistes que j'ai aimés et qui risquent de passer "à la trappe" des médias, ou qui ne vont bénéficier que d'une courte dépêche, alors que j'ai suffisamment d'informations inédites pour faire un article étoffé qui leur rende justice.

A propos justement des articles de mon blog, une belle mésaventure survenue hier. J'avais pris pour habitude, lorsqu'ils apportaient des informations inédites, de les mettre en "sources" ou "liens externes" des pages Wikipedia concernées (exemple: lien de mon interview de Danielle Licari en bas de la page Wikipedia de Danielle), en toute transparence puisque mon compte Wikipedia porte le nom de "Danslombredesstudios". Ce compte me permettait également d'apporter quelques corrections.

Stupeur: parce que mes articles sont, par facilité technique, sur un blog et que les blogs ne sont "pas valables comme sources, à part les blogs de spécialistes" (et que 20 ans d'interviews, d'études d'archives (fiches de paie, agendas, feuilles de présence, etc.), de conférences, de reconnaissance de la part de grands musicologues, compositeurs, comédiens, etc., de participation à des médias aussi divers que France Musique, l'AFP, Libération, etc. ne font visiblement pas de moi un spécialiste)... un petit-chef de l'encyclopédie, pas du tout spécialisé, et plus malin que les autres (selon lui, le fait que mon blog ait plusieurs extensions possibles (.com, .fr, .be, etc. ce qui est le cas par défaut pour tous les blogs Blogger), était "un moyen de mieux me référencer sur Wikipedia" (défense de rire)), a décidé hier soir de supprimer quasi toute référence à mon blog sur Wikipedia.

Donc, certaines informations que j'y ai mises restent (par exemple la correction de la chanson chantée par Jean-Claude Briodin dans "Un homme et une femme", etc.)... mais je ne suis même plus noté comme source, ce qui est non seulement irrespectueux, mais empêche les lecteurs d'avoir accès à des interviews complets et à mes recherches disco- et voxographiques, qui corrigent parfois des erreurs présentes sur le net (en partie à cause de Wikipedia) depuis 25 ans. (Par exemple, pour Danielle Licari, une notice BNF de quatre lignes est en source avec une date de naissance erronée, alors que mon article de plusieurs pages, issu de plus de 3 heures d'entretien et de dizaines d'heures d'études de fiches de paie, n'est plus cité).

La situation est ubuesque et hypocrite: les pages Wikipedia à propos du doublage et des artistes de studio pompent à tire-larigot des informations venant de forums et de blogs comme le mien, ou de bases de données reprenant des informations de ces forums (avant les années 2000, quasiment aucun générique ne donnait le nom des comédiens de doublage avec leurs rôles, et toutes les identifications ont été faites par des passionnés sur des forums). Mais dès qu'il s'agit de les sourcer "Ah non, on ne prend jamais de forums ou blogs comme sources".

Bref, hyper décourageant quand on essaie de faire du travail de qualité, bénévolement, sans aucune publicité, avec pour seul souhait que ce travail soit au minimum vu et référencé, par respect pour les artistes.

Ces chéfaillons ignares qui décident de votre "qualité" et de votre sort dans un procès stalinien de quelques secondes sans rien connaître à votre domaine, le tout dans une sphère quasi sectaire et orwellienne, me fatiguent profondément.

Je fais rarement des coups de gueule, mais là...


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jeudi 23 septembre 2021

Hommage à Claude Lombard (1945-2021)

C'est avec sidération et grande peine que j'ai appris mardi matin la disparition, à l'âge de 76 ans, de Claude Lombard, auteur-compositeur-interprète, choriste, directrice musicale et adaptatrice de doublages. J'avais rencontré Claude pour la première fois en 2011 (les citations dans cet article sont extraites de notre entretien de l'époque), où elle m'avait invité à assister au doublage des chansons de la série d'animation Diego, puis nous avons eu depuis la chance de partager quelques beaux moments amicaux et professionnels. Hommage à une musicienne polyvalente et surdouée, et à une femme d'une grande humanité.


Claude Lombard naît le 25 février 1945 à Etterbeek, commune de l'agglomération bruxelloise, dans un environnement musical puisque son père, David Bee, est clarinettiste, compositeur et chef d'orchestre de jazz, et sa mère, Paula Vandebroeke, est chanteuse (plutôt dans un registre fantaisiste) et parolière sous les pseudonymes de Claude Alix et Rita Roque (elle a notamment écrit "Le plus beau jour de ma vie" chanté à l'Eurovision pour la Belgique par Mony Marc en 1956).
Claude apprend le piano, la guitare, l'harmonie, le contre-point et l'orchestration,
Claude Alix
 s'inscrit après le bac à des cours de théâtre (en parallèle à des études de droit) puis à l'Institut National des Arts du Spectacle, équivalent bruxellois de l'IDHEC, où elle se forme à la mise en scène, à la prise de son et au montage.
En revanche, pas de cours de chant: "Je travaillais déjà, chantant dans des cabarets avec ma guitare, et je me suis dit qu'il fallait quand même que j'apprenne la technique. Au conservatoire, j'ai vu une dame, chanteuse lyrique wagnérienne (Mina Bolotine, ndlr) qui m'a dit "il faut ouvrir la bouche et laisser tomber le menton", mais je n'y arrivais pas (rires), même si j'ai plus tard, avec le recul, compris ses conseils. Je suis partie au bout de trois jours. J'ai beaucoup appris en faisant exactement l'inverse, en chantant du Luciano Berio, comme "Laborintus"
 au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, dans la petite salle, où il fallait détimbrer sa voix et chanter des septièmes et neuvièmes, les tierces étant bannies. C'était un travail très intéressant, à l'inverse de ce qu'on nous demandait au conservatoire. Christiane Legrand (en trio avec Jeanette Baucomont et Claudine Meunier, ndlr) a chanté la même oeuvre en France."

Entre différents styles musicaux, Claude fait le choix... de ne pas choisir et chante de la musique contemporaine (avec l'ensemble Musiques Nouvelles, du Berio, Pousseur, Webern, Boesmans (qui compose
Upon La-Mi pour Claude)), du classique, du jazz (avec l'orchestre de la radio belge), et de la variété, seule ou en duo avec son mari, l'auteur-compositeur-interprète Freddy Zegers. Elle enregistre en Belgique et en France plusieurs 45 tours avec ses propres chansons (certaines sont arrangées par Claude Denjean, frère de Jacques Denjean), représente la Belgique à l'Eurovision en 1968 ("Quand tu reviendras") et monte même un trio vocal (Les Nanas) avec ses amies Anny Gérard et Joanna Michel (qui fera occasionnellement du doublage par la suite). "L'Eurovision, c'est venu alors que je jouais du Claudel en province (rires). L'éditeur musical de cette chanson a insisté pour que je le fasse."
En parallèle, elle compose des musiques de scène, des opéras de chambre et des comédies musicales.

Claude Lombard chante "Bain de mousse" (1966)

Après le décès prématuré de son mari, encouragée par l'auteur André Ernotte et souhaitant se rapprocher de sa mère et de son beau-père (le journaliste belge Armand Bachelier) qui vivent désormais en France, Claude emménage à Paris vers 1977 où, produite par Jacques Bedos, elle enregistre un album chez Barclay (dont, me dit-elle, elle vend "40 ou 50 exemplaires"), et fait jouer avec grand succès sa comédie musicale Attention, fragile! par Anny Duperey et Bernard Giraudeau.
Pour l'aider à trouver du travail, Jacques Bedos la présente à Jean Stout. A cette époque, Jean Stout, en plus d'être l'un des choristes les plus importants du métier (et la célèbre voix chantée de Baloo dans Le Livre de la Jungle), est également "vocal contractor" pour beaucoup d'arrangeurs ayant besoin de choristes pour leurs séances. "Jean m'a dit avec sa grosse voix et son fort accent bordelais: "Est-ce que tu lis la musique, petite?" Je lui ai répondu oui, il a pris mon numéro, et une ou deux semaines après il m'a convoquée à une séance de choeurs, où il ne prenait pas beaucoup de risques car nous étions six femmes et six hommes. C'était je crois pour "La Révolution Française" (nouvel album studio de 1977) de Claude-Michel Schönberg, au Studio Davout. Je lisais bien la musique donc ensuite les séances se sont enchaînées".

Claude participe aux choeurs de nombreux artistes à la télévision, en studio (Thierry Le Luron, Francis Lalanne, etc.) ou en tournée. Elle accompagne Charles Aznavour sur scène du milieu des années 80 jusqu'à la mort du chanteur, une collaboration exceptionnelle, avec une longévité assez rare dans un métier où les musiciens et choristes sont régulièrement remplacés au gré des changements d'arrangeurs et de modes.
"Charles Aznavour était accompagné pendant un ou deux ans par Jocelyne Lacaille, qui ne pouvait plus l'accompagner et m'avait donné le numéro d'Aldo Frank, merveilleux pianiste (décédé aujourd'hui, deux jours après Claude, ndlr) et chef d'orchestre d'Aznavour. Il m'a donné une cassette et des partitions, j'avais huit jours pour apprendre tout, sans répétition, avant de partir en croisière (Grèce, Portugal, etc.) avec eux. Lors de notre première balance, il y a eu une tempête épouvantable et tout le monde, à part Charles et moi, avait le mal de mer. On a commencé la balance avec tous les musiciens et on l'a finie à deux (rires). On a répété mon solo ("Mon émouvant amour", dont la voix originale studio était Danielle Licari, ndlr) et le reste n'a pas été répété. Aznavour, c'est le patron. Je l'aime beaucoup, de même que sa fille Katia Aznavour, qui est comme ma fille. Elle m'a dit un jour "J'ai demandé à papa si je pouvais chanter, il m'a répondu : va voir Claude" (rires). En tournée, je chante la partie de soprano, et Katia chante en alto."
A la télé, Claude tourne dans l'improbable comédie musicale "pédagogique" (pour ne pas dire de propagande) Télé Folies tous en chaînes (1982) présentée par Roger Gicquel pour expliquer au public les bienfaits de la privatisation de TF1. En raison d'une grève d'une partie de la distribution, on demande aux choristes de jouer des rôles solistes, et on retrouve ainsi dans de vrais rôles tous nos choristes préférés (Claude Lombard, Christiane Legrand, Anne Germain, Olivier Constantin, Michel Barouille, Jean Salamero, Henri Tallourd, Raoul Curet, Jean Stout, Jean-Claude Briodin, Jean Cussac, José Germain, etc.) mélangés à quelques jeunes talents de la comédie musicale dont Michel Mella, Mimi Felixine et un certain... Florent Pagny.


Les débats télévisés, séquences extraites de Télé Folies tous en chaînes (1982)
Avec par ordre d'apparition :
1ère séquence: Michel Barouille (journaliste), José Germain (député de l'opposition), Jean Salamero (député de la majorité), Anne Germain (sociologue), Claude Lombard (scat)
2ème séquence: Jean-Claude Briodin (réalisateur), Christian Genevois (directeur des programmes), Henri Tallourd (association des téléspectateurs mécontents), Olivier Constantin (journaliste hebdo), Claude Lombard (journaliste littéraire), Christiane Legrand (association des téléspectateurs satisfaits)


Avec cette même équipe de choristes, elle participe à des doublages sous la direction de Jean Cussac (Annie (1982, diverses voix chantées), La Belle et le Clochard (redoublage de 1989, chant solo "Mais qu'est-ce qu'un bébé? / La La Lou" et "Chanson des siamois")), Vincent Grass (Fraggle Rock) ou Bob Quibel (Les Aventures de Winnie l'Ourson).
Repérée par Lucien Adès, celui-ci lui fait enregistrer la plupart des génériques des dessins animés de la Cinq, dont les paroles sont généralement écrites par Charles Level et les séances supervisées par le compositeur Carmelo Carucci. Sa voix haut perchée devient la "signature" française des programmes jeunesse de la chaîne de Berlusconi (Embrasse-moi Lucile, Flo et les Robinson suisses, Le Petit Lord, etc.) et enchante toute une génération d'enfants.

Claude chantant en voix d'alto (dans un registre vocal très différent de ses génériques et chansons) la superbe "Mais qu'est-ce qu'un bébé / La La Lou"
(La Belle et le Clochard, doublage de 1989)

En 1990, Jean-Claude Briodin se voit proposé de prendre la succession de Jean Cussac sur les directions musicales de Disney. Il refuse et propose l'affaire à Claude, qui commence par co-diriger La petite sirène avec Vincent Grass, puis à diriger Cendrillon (redoublage de 1991, où on l'entend aussi au générique et en voix chantée (accélérée) de la souris Suzy) et La Belle et la Bête (1992), doublages  remarquables, dont la direction artistique des dialogues est assurée par Bruno Lais. Pour ses doublages, Claude Lombard constitue une équipe de choristes studio qui comprend notamment Claude Chauvet, Françoise Walle, Graziella Madrigal, Naïke Fauveau, Jocelyne Lacaille, Laurence Saltiel, Jean-Claude Corbel (qu'elle considère comme son propre frère), Michel Barouille, Olivier Constantin, Patrice Schreider, Michel Chevalier et Jean Stout. "Pour les choeurs de "La Belle et la Bête" il se peut que j'aie fait appel à quelques renforts lyriques, comme Elisabeth Conquet. Mais la plus grande difficulté était de trouver une voix pour Gaston, je me souviens qu'on avait fait passer pas mal d'essais. C'est finalement le chanteur lyrique François Leroux qui l'a fait, au milieu d'une tournée en Afrique du sud."

Les chansons des grands Disney suivants sont dirigés par Georges Costa (Claude en parallèle dirige pour d'autres majors Le Cygne et la Princesse, Le Prince d'Egypte, Tom & Jerry, le film, Les Noces Funèbres, Charlie et la chocolaterie, The Mask, etc.) avant que Claude ne retrouve Disney à partir de 2010 avec Raiponce, La Reine des Neiges, VaianaLe Retour de Mary Poppins, etc.
En parallèle des grands films d'animation, elle dirige aussi les chansons d'énormément de séries d'animation, dont elle assure également avec talent l'adaptation des paroles, et parfois même la direction artistique des dialogues (Dora l'exploratrice, Diego, etc.). Dans ses doublages, on retrouve à chaque fois la même famille de comédiens-chanteurs. Parmi eux, Jean-Claude et Camille Donda, Daniel et Barbara Beretta, Fily Keita, Olivier Podesta, Paolo Domingo, Emmylou Homs, Kaycie Chase, Pierre-François Pistorio, Michel Mella ou bien encore Magali Bonfils, Méry Rossignol, Jean-Jacques Cramier, Olivier Constantin et Richard Rossignol, piliers de ses équipes de choeurs.
Quand je lui demande s'il lui est parfois arrivé de devoir reconstituer une musique absente dans la version internationale: "C'est arrivé une fois à Patrice Schreider (collaborateur de Claude de 1990 à 2008, ndlr) chez Claudio Ventura, et il a pris les instruments qu'il fallait. Et je me souviens du doublage de "The Last Show" (2006) de Robert Altman qui n'est pas un film musical, mais à un moment il manquait quatre mesures de guitare. Par chance, on enregistrait au studio E.o.l à Clichy, et à l'étage il y avait le studio d'un copain guitariste et je lui ai demandé de venir. Mais c'est un cas exceptionnel."

A propos de l'évolution de la technique: "Avec les logiciels d'aujourd'hui, on peut pitcher, stretcher, mettre en place, mettre ensemble, etc. mais ça ne veut pas dire qu'on peut faire chanter des gens qui ne chantent pas". Constatant qu'elle travaille principalement avec des comédiens chanteurs, je lui demande s'il lui arrive qu'on lui impose des comédiens qui ont enregistré le rôle parlé et déclaré au studio qu'ils pouvaient aussi chanter leur rôle: "Parfois, certains comédiens disent qu'ils savent chanter en toute bonne foi car ils savent chanter dans leur salle de bain ou avec une radio, mais ce n'est pas du tout pareil de chanter en studio avec une bande orchestrale. Ca crée parfois des situations difficiles. Mais d'autres chantent très bien, et on peut les aider grâce à la technique. Quand on peut choisir la même personne pour les dialogues et le chant c'est évidemment mieux."
A propos des stars imposées par certains clients pour des raisons commerciales: "Je crois avoir plutôt bon caractère, donc j'essaie de faire en sorte que ça se passe bien, dans la décontraction et le sérieux. On fait un métier extraordinaire, il faut s'amuser. Si on est stressé, ça s'entend. Je crois ne jamais avoir eu de problèmes avec des stars, la plupart comme Patrick Fiori dans "Le Prince d'Egypte" et d'autres ont été adorables. Ceux qui ont du talent ne sont généralement pas des emmerdeurs. Les problèmes peuvent venir de ceux qui ont moins de talent, et qui doutent ou veulent s'imposer."
Parmi ses meilleurs souvenirs, à la fois de direction et d'adaptation: "L'épisode comédie musicale de "Scrubs". Sur 25 minutes, il y avait 22 minutes de chansons, j'ai tout écrit à part une dizaine de phrases de dialogues. C'était un casse-tête monstrueux. C'était très vivant et je voulais être synchrone. Je crois y avoir réussi. Un autre grand souvenir, passé en France assez confidentiellement : "Flight of the Conchords" merveilleusement chanté par Olivier Constantin et Paolo Domingo, une série autour d'un duo de chanteurs néo-zélandais. C'était assez dur à faire mais c'était formidable."

Parallèlement à ses directions, elle continue à chanter dans des doublages en soliste ou choriste: "J'ai souvent raccordé avec Perrette Pradier, comme par exemple en faisant la voix chantée de Miss Piggy dans les Muppets (nouvelle équipe, ndlr), ce qui m'a donné l'occasion de chanter virtuellement des duos avec Gene Kelly, James Coburn, etc. On gardait leur voix originale et je leur répondais en français".

Avec Claude.
Doublage de "La Belle et la Bête" (2016)
Tandis que les voix chantées solistes et les choeurs sont jusqu'ici confiés à des choristes professionnels "à voix" dans les années 60-70-80-90, Claude, pour plus de naturel, s'intéresse aux chanteurs de comédies musicales, et beaucoup rejoignent le doublage grâce à elle à partir des années 2010. Elle en repère certains (Candice Parise, Manon Taris, Julien Mior, Vincent Gilliéron, etc.) lors des deux concerts que j'organise en 2015 et en 2016 en hommage aux voix des doublages Disney, et c'est avec un immense bonheur qu'elle m'invite à assister aux choeurs de La Belle et la Bête (version film) en décembre 2016. Voir Claude diriger, comme j'en ai eu plusieurs fois l'occasion (en tant que passionné invité ou que professionnel) a toujours été un grand plaisir. Elle fait régner le bonheur sur ses plateaux, avec une oreille exigeante, mais toujours avec gentillesse et un grand sens de la diplomatie.
Fin des années 2010, le cumul adaptation et direction musicale la fatiguant, Claude décide de passer progressivement la main, déléguant de plus en plus ses directions à ses amis Olivier Podesta, Magali Bonfils et Olivier Constantin.

Le 30 septembre 2017, elle se produit à la Cigale, où elle chante tous ses génériques de dessins animés devant une foule de trentenaires et quarantenaires en délire. A l'aise comme si elle avait chanté ce répertoire sur scène toute sa vie, cachant magistralement son trac, Claude est absolument rayonnante sur scène. Le 15 septembre 2021, grâce à Samuel Cohen, qui lui apporte un "second souffle" artistique, elle interprète à la Péniche Antipode (Paris) son propre répertoire de chansons écrites dans les années 60/70 pour ses disques solistes ou ses comédies musicales.

Claude s'éteint brusquement le 20 septembre 2021, plongeant ses proches et ses (nombreux) fans dans un grand désarroi. Je pense très affectueusement à Denis et à tous ses proches.
Pour reprendre les mots de Philippe Videcoq chantés par Léovanie Raud (merci à elle de nous les avoir rappelés) dans Le Retour de Mary Poppins (dirigé par Claude):
"Si vous songez à elle soir après soir,
Dites-vous qu'elle n'est pas loin et qu'elle peut vous voir.
Elle veille et vous protège du haut du ciel
Elle vous ouvrira un chemin de roses
Pour enfin vous faire voir où vont les choses"
.



DOCUMENT INÉDIT "DANS L'OMBRE DES STUDIOS" (copie interdite)
Début 1991, Bruno Lais (directeur artistique) et Claude Lombard (directrice musicale) et leur preneur de son Bruno Bourgade font passer des essais pour le redoublage de Cendrillon. Leur "Prince" étant en retard, Bruno et Claude s'amusent à enregistrer "C'est ça l'amour" (Bruno Lais double Cendrillon, et Claude Lombard le Prince). Ils le présenteront très sérieusement au client, qui à la suite de ce canular proposera à Bruno de devenir pour quelques épisodes... la nouvelle voix de Mickey.
La copie des bandes de ce petit moment de rigolade, ayant pour nom de code "Culcendron" (le vrai nom de Cendrillon) m'a été offerte en 2004 par Bruno Lais, qui m'autorise exceptionnellement à le publier ici aujourd'hui, pour mon hommage à Claude.


PETIT BIDOUILLAGE PERSONNEL pour vous faire entendre la voix de Claude Lombard dans Cendrillon, avant et après l'accélération "chipmunks" des souris. Pas sûr d'avoir pu restituer l'exacte hauteur, vitesse, etc. de l'enregistrement original, mais son timbre est en tout cas nettement reconnaissable dans ce "ralenti".
(N.B.: Je n'ai rien effectué sur les autres voix de souris, enregistrées à d'autres taux de varispeed, afin qu'on se "concentre" sur la voix de Claude)



Les Nanas (Anny Gerard, Claude Lombard, Joanna Michel) chantent "Vieni vieni vieni" (1971)


Montage de génériques chantés par Claude Lombard (chaîne Youtube Génération Club Do)


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vendredi 14 mai 2021

Studio Stereomega

Papier à lettres
du studio Stereomega
Suite à mon article sur les Double Six dans lequel je précisais que certains enregistrements avaient eu lieu, d'après Jean-Claude Briodin, dans un studio boulevard Berthier (à quelques numéros du futur studio Berthier CBS) qui appartenait vraisemblablement à un organiste, j'ai été contacté il y a quelques jours par Céline Gail Carroll qui m'a apporté quelques précisions: Ce studio s'appelait Stereomega et était situé au 23 bd Berthier (Paris). Il avait été créé par son père, l'ingénieur du son américain James W. Carroll (il avait rencontré sa mère en 1958, alors qu'il assurait le son d'un concert de Count Basie a priori au Théâtre des Champs-Elysées, a vécu en France, puis est reparti à New York) et le directeur associé en était l'organiste Pierre Cochereau.
Ce studio Stereomega a eu une existence très courte (fin années 50, début années 60), et en dehors du passage des Double Six, je n'ai pas d'autres exemples d'artistes qui y ont enregistré. Si certains d'entre vous ont des informations, qu'ils n'hésitent pas à les partager en commentaire.


James W. Carroll au studio Stereomega (1959)


Pierre Cochereau


Carte de visite de James W. Carroll

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samedi 8 mai 2021

Roger Duchesne ou Bob le flambeur

Retour sur une période méconnue dans la vie du comédien Roger Duchesne (le "Bob le flambeur" de Melville).

En parcourant les agendas de mon regretté ami comédien Philippe Dumat (merci à Babette Dumat), deux points m'ont paru mystérieux : une tournée théâtrale écourtée à cause d'émeutes (en 1947) et un procès auquel Philippe a participé comme témoin (en 1951).
En faisant des recherches, j'ai fait le lien entre ces deux événements, et l'histoire est intéressante.

Début 1947, Philippe a 22 ans et sa carrière n'a pas encore décollé, il enchaîne les figurations, doublures lumière (pour Henri Vidal et François Périer) et les petites tournées théâtrales, souvent dans des conditions chaotiques. Il est engagé par René Forval (comédien et directeur de tournées) pour une tournée de La femme perdue. Dans la distribution, Roger Duchesne (1906-1996), comédien qui, sans être une star, a connu son heure de gloire dans les années 30 et pendant la guerre, interprétant des rôles importants au cinéma. Duchesne est suspecté d'avoir été membre de la Gestapo pendant la guerre (une "homonymie" selon ses défenseurs) et de s'être en tout cas fait prêter de l'argent par Henri Lafont (chef de la Gestapo) pour monter son cabaret L'Heure Bleue. N'ayant pas les détails du dossier, je ne sais pas ce qui a été prouvé ou pas.
Toujours est-il que pendant la tournée, de violentes émeutes des populations locales contre la présence de Duchesne éclatent, la troupe ne peut jouer les 5 mars 1947 (Perpignan, où Duchesne manque de peu de se faire lyncher), 8 mars (Salon-de-Provence), puis la tournée est finalement annulée et la troupe rentre à Paris le 12.

Carnets de Philippe Dumat, janvier-mars 1947
Tournée de La femme perdue, émeutes le 5/03/47

Carnets de Philippe Dumat, mars-août 1947
Tournée de La femme perdue
, émeutes et retour à Paris le 12/03/47


A présent, Duchesne ne peut plus jouer au théâtre, ni au cinéma. Il sombre peu à peu dans la délinquance. Début 1950, il est arrêté pour complicité dans un braquage. En avril 1951, il est jugé pour ce braquage. Trois grands noms du monde judiciaire sont les acteurs de ce procès: René Floriot (avocat), Marcel Leser (président) et Raymond Lindon (procureur).

Carnets de Philippe Dumat, mars-juillet 1951
Témoin au procès de Roger Duchesne le 20/04/51

Le 20 avril, sont appelés à la barre des comédiens pouvant témoigner, non pas de sa participation (ou pas) à la Collaboration, mais du fait qu'il ait été empêché de jouer à cause de ces soupçons de collaboration: François Périer, Renée Saint-Cyr, René Forval, E. Dominique et Philippe Dumat, qui note dans son carnet "trac mémorable". Duchesne est condamné à deux ans de prison (étant en prison depuis quatorze mois, il ne lui reste plus que 10 mois à tirer).

Sa carrière de comédien est finie, il devient ferrailleur. Quatre ans après, en 1955, Jean-Pierre Melville (ancien résistant, mais passionné par les personnages au passé "sulfureux" comme José Giovanni) fait appel au "milieu" pour retrouver sa trace (et demande même à certains gangsters l'autorisation de faire tourner Duchesne, criblé de dettes, à Paris), et lui offre le rôle titre de son film Bob le flambeur.

J'ai retrouvé (merci à Michel P.) ce magnifique article du Monde sur le procès de 1951, écrit par le grand chroniqueur judiciaire Jean-Marc Théolleyre.

ROGER DUCHESNE est condamné à deux ans de prison
Par JEAN-MARC THÉOLLEYRE
Publié le 23 avril 1951

    Ils étaient trois. Mais l'élégant parterre de la salle des assises n'avait d'yeux que pour un seul. Il était venu voir Roger Duchesne, complice de vol qualifié, dans son rôle d'accusé. Et l'artiste déchu l'a joué sans éclat, tristement, franchement aussi. Inquiet et misérable, le visage crispé, le regard noir, la main osant à peine quitter le rebord du box, il s'est laissé disséquer bien sagement par l'interrogatoire dangereusement bonhomme du président Leser. On lui a fait raconter sa jeunesse d'enfant de divorcés, ses études sans éclat à Boulogne-sur-Mer. Sa voix n'a retrouvé un soupçon d'assurance qu'à l'évocation des jours heureux. Il a nommé ses films : l'Ange du foyer, les Ronds de cuir, Gibraltar, Prison sans barreaux...
"Prison sans barreaux, a répété en écho ironique le président Leser. Et pendant l'occupation ?"
    Pendant l'occupation il a travaillé "pour des firmes indépendantes". C'est à la Libération que tout a commencé. Pour son malheur il se trouva que la Gestapo de la rue Lauriston avait eu à son service un certain Duchesne, Roger également. "Ce n'était qu'une homonymie, précise l'artiste. Mais cela a suffi. On m'a accusé d'avoir enfoncé des clous dans la tête des gens. Je suis resté quarante jours au dépôt. Et tout cela bien que j'aie essayé de m'expliquer, de dire que ce n'était pas moi. Finalement un juge d'instruction a bien voulu m'entendre et mon affaire a été classée aussitôt".
Cependant cela ne suffisait pas. Pour l'opinion il était catalogué "collaborateur". Personne ne voulait de lui, ni le public ni, par voie de conséquence, les producteurs de cinéma. "J'ai failli me faire tuer par le public à Perpignan au cours d'une modeste tournée. Ça a été terrible."
    Et c'est comme cela que l'on commence à végéter. Même en 1949 les esprits n'étaient pas apaisés, et Roger Duchesne, à bout de ressources, mal payé à griffonner de mauvais romans policiers, en est arrivé à se faire "indicateur de cambriolage". Il connaissait des marchands de cravates, 30, rue Réaumur... La parole est à ses coaccusés, Heurtier et Logez, deux visages pâles, au passé plus que douteux : "Il nous a dit : "En allant là-bas à l'heure de la fermeture vous trouverez de l'argent ! ""
Ils y allèrent mais trouvèrent d'abord les commerçants. On entend ceux-ci : "Ils nous ont ligotés ; ils ont fouillé. Heurtier tenait un revolver." La suite est tout à fait banale. Butin : 887 000 francs. Duchesne reçut sa part. Du coup il se fit faire quatre costumes neufs. Il en avait quarante au temps de sa splendeur !
    La camaraderie toute simple de M. François Périer, la voix mouillée de Mme Renée Saint-Cyr, sont venues mettre un peu de baume sur ce pitoyable destin. "Il ne m'appartient pas de juger l'injustice qu'on a faite à Roger Duchesne en 1944, dit le premier ; ce qui est sûr c'est qu'on l'a mis dans l'impossibilité d'exercer notre profession." "Il était bon et gentil, il avait la "cote d'amour"", assure la seconde. Me Floriot tenait la matière d'une grande plaidoirie. Il ne la gâcha pas. Avant lui, en quelques minutes, Me Rivierez analysa très humainement le drame de l'artiste sans cesse guetté par la déchéance, déjà brisé par la société. Si bien que malgré un réquisitoire sévère Roger Jordens-Duchesne, condamné à deux ans de prison après quatorze mois de prévention, peut déjà songer à la liberté. Ses coaccusés, repris de justice endurcis, ont évité la relégation : respectivement deux ans et trois ans de prison.


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mardi 20 avril 2021

Hommage à Fred Taïeb (1957-2021)

C’est avec une très grande tristesse que nous avons appris hier matin la disparition, dimanche 18 avril 2021, de Fred Taïeb, mixeur, superviseur de doublages, directeur de sociétés de doublage et co-fondateur des studios Dubbing Brothers.
Ayant travaillé sous sa direction, chez Deluxe Media Paris, d’avril 2017 à octobre 2019 (dont plus d’un an à partager le même bureau), Fred me racontait souvent des anecdotes, et nous avions même commencé un entretien enregistré, que j’avais provisoirement suspendu, préférant éviter de mélanger vie professionnelle et blog, tant que nous travaillions ensemble. Je comptais lui proposer de reprendre ces entretiens après son départ de Deluxe pour Netflix, mais le confinement, puis la rapidité avec laquelle la maladie l’a emporté, ne me l’ont pas permis. J’ai donc rédigé cet hommage à partir de ces trop courtes trente minutes d’entretien, et de quelques souvenirs d'histoires qu'il m'avait racontées.



Fred Taïeb naît le 21 décembre 1957, dans une famille originaire de Tunis. Dans la fratrie Taïeb, Michel, l’aîné, fait une carrière de chanteur sous le nom de Michel Laurent et figure d’ailleurs sur la mythique photo de groupe du magazine Salut les copains. Le plus jeune frère, Patrick, deviendra par la suite un directeur musical et adaptateur de doublages respecté. Mais c’est dans le sillage de l’un de ses autres frères, Philippe, l’homme d’affaires de la famille, que Fred fait ses débuts professionnels, au gré des entreprises montées par son frère : vendeur de jeans à Saint-Germain-des-Prés, installateur de matériel Hi-Fi haut de gamme (expérience qui lui donne l’occasion de se rendre chez de nombreuses personnalités, de Sheila à Dalida, en passant par le tennisman Guillermo Vilas, etc.), vendeur de matériel informatique, etc.
Lorsque Philippe ouvre une société de distribution de vidéocassettes, Cocktail Video, Fred, nommé chef de fabrication, doit faire doubler un vieux film musical avec Frank Sinatra et Judy Garland. Conscient que le doublage tardif risque de desservir l’œuvre, il propose plutôt de le sous-titrer, et contacte l’une de ses amies, Patricia Angot, qui a travaillé pour du doublage au Québec et vit maintenant à Paris. Patricia l’aiguille vers Télétota (qui ne fait alors que du sous-titrage) et écrit les sous-titres. Grâce à cette expérience, lancée comme adaptatrice de sous-titres chez Télétota, elle propose un jour à Fred, au chômage après la fermeture de Cocktail Video, de travailler chez Télétota.

Chez Télétota, Fred commence comme magasinier, il répertorie et range les bandes. Très familier avec l’informatique et notamment avec les premiers Mac, il propose que les devis, assez compliqués en doublage (comprenant de nombreuses étapes, et comptés en bobines de 9 minutes au lieu de 10, Télétota ne travaillant que pour la télévision et la vidéo), soient faits sur Excel. Il prend de plus en plus de responsabilités, jusqu’à devenir directeur de production de l’entité « doublage » naissante de Télétota (sise au 35 boulevard Berthier, dans les studios où la maison de disque CBS faisait jadis enregistrer Joe Dassin, etc.) sous la direction de Marie-Christine Chevalier. « Je dois beaucoup à Marie-Christine, qui m’a appris à faire ce métier avec rigueur, intégrité et honnêteté ».
Parmi les clients de Télétota, Disney Television, dont le représentant londonien, Horace Bishop, se lie avec Fred, et lui confie de plus en plus de travail. Télétota double alors toutes les séries d’animation Disney passant sur Disney Channel ou sur TF1 le dimanche (La Bande à Picsou, Myster Mask, Super Baloo, etc.) et double ou redouble de multiples court-métrage d’animation. « Je me suis tapé l’inventaire de tous les Silly Symphonies et autres cartoons Disney –je me souviens même du nombre, il y en avait 492- pour vérifier l’état du son, des inserts image, etc. J’ai confié ce travail à une amie, Nicole Raucher, qui était hallucinée d’être payée à visionner des cartoons (rires) » m’avait-il raconté.

Ne connaissant pas le milieu des choristes, Fred engage pour l’un de ses premiers doublages musicaux les Chœurs de l’Armée Française. Le swing n’est pas au rendez-vous, et c’est finalement son directeur technique qui lui recommande les frères Georges et Michel Costa (que Fred, plus jeune, avait vus faire des choeurs pour son frère Michel Laurent), « stars » des choristes de l’époque. « Pour moi, travailler avec les Costa, c’était un rêve inaccessible. Ils ont accepté que nous travaillions ensemble et leur travail était très précis, et remarquable ».
Les Costa entrent ainsi dans le doublage, avec les Davy Crockett (dont même la narration est chantée). Fred, qui a appris le piano classique à partir de six ans et a une excellente oreille, se régale d'assister aux séances d'enregistrement des chansons. Parmi les choristes de Georges Costa, le grand Jean-Claude Briodin (membre fondateur des Double Six et des Swingle Singers): « Jean-Claude a aussi ponctuellement dirigé des chansons de Silly Symphonies et d'autres cartoons pour moi. Je me souviens que pour des raisons techniques, il avait dû en enregistrer certains sans l'image, et au moment de les mixer on s'est rendu compte que tout était parfaitement synchrone, tellement le travail de Jean-Claude était précis ».

Autre personnage important à faire son entrée dans le doublage grâce à Fred : le parolier Luc Aulivier. « Je l’avais également connu par mon frère Michel, il lui écrivait des chansons. Luc était formidable, il avait beaucoup d’esprit et de poésie, c’était une sorte de Raymond Devos, il connaissait le dictionnaire des synonymes par cœur. Je me souviens d’un texte de chanson très imagé qu’il avait écrit pour un album de mon frère : « A l’encre de Chine, je dessine Saint-Lazare, à la peinture Réaumur en vert Prévert sur les trottoirs, j’écris S.O.S. P.A.R.IS. et je signe mon tableau avec la plume d’un oiseau qui vole vers Paris ». »
Chez Télétota, Fred rencontre également deux ingénieurs du son qui deviendront de proches amis : Fred Echelard et Frédéric Drey.

L’installation technique chez Télétota est alors assez... artisanale. « Nous n’avions pas de matériel pour la synchro, on ne pouvait pas faire défiler l’image avec la rythmo, donc on filmait l’image et la rythmo avec une caméra et un éclairage stroboscopique qui envoyait 25 éclairs par seconde. Cela donnait une cassette figée avec rythmo incrustée, à partir de laquelle on ne pouvait pas faire grand-chose. La détection était faite au timecode. »
Début 1991, on lui confie chez Télétota le truquage des voix parlées et chantées des souris pour le redoublage de Cendrillon. « C’était du bidouillage, mais j’ai trouvé le moyen d’enregistrer les rythmos des souris avec des pourcentages de ralentissement, qu’il fallait ré-accélérer à la bonne vitesse ».
Michel Berdah, adaptateur de doublages, qui était alors assistant de plateau à Télétota, m'a raconté que Fred avait en outre impressionné Disney en créant de fausses stéréos pour les sorties VHS d'anciens films Disney (notamment la saga de La Coccinelle) dont le son d'origine était en mono.

Insatisfait de l’équipement du studio, Fred quitte Télétota, pour devenir en mai 1991, grâce à Horace Bishop, superviseur créatif Disney (l’entité Disney Character Voices, chargée de superviser les voix Disney dans le monde, venant tout juste d’être créée) pour la France et l’Europe. « On n’avait pas de bureaux attitrés, j’allais dans les locaux de Walt Disney Records, sur les Champs-Elysées, mais je n’avais le droit d’utiliser le bureau que le matin, car l’après-midi la chanteuse officielle Disney de l’époque venait signer des autographes. Alors, je partais travailler sur un banc du Parc Monceau ». Le premier film d’animation que Fred supervise pour Disney, La Belle et la Bête (novembre 1991), se fait dans la douleur, avec un planning serré (dû à une date de sortie avancée au Canada), besoin du prendre du temps pour certains interprètes expérimentant le doublage pour la première fois, et de petites tensions avec la S.I.S. (studio où ont été doublés les films Disney des années 80) et les équipes en place, qui n’avaient pas de superviseurs auparavant. Fred décide de faire doubler les chansons dans un studio d’enregistrement (Studios Plus Trente) au lieu d'un studio de doublage, afin qu’elles soient enregistrées par des ingénieurs du son sachant enregistrer la musique, et dans de bonnes conditions techniques. « Il fallait que ce soit exploitable pour le cinéma, et donc veiller à ce qu’il n’y ait pas trop de réverbe. Nous avons mis des tapis par terre, et réarrangé le studio ».

Fred confie le doublage des suivants, Peter Pan (2ème doublage, mai 1992), Bambi (3ème doublage, février 1993) et Aladdin (mai 1993), à la société naissante montée par son frère Philippe (Dubbing Brothers, qui n’est alors pas encore basée à La Plaine Saint-Denis: le siège social est à Montmorency et le studio (devenu depuis un magasin de meubles) à Epinay-sur-Seine), à Jean-Pierre Dorat (Alphabet Productions) et à ses anciens amis de Télétota. Il s’entoure de ses fidèles collaborateurs : le directeur musical Georges Costa, le dialoguiste et directeur artistique Philippe Videcoq (« Philippe est un geek de Disney, il connaît tout de A à Z, écrit remarquablement bien et synchrone, et s’est éclaté à diriger Peter Pan ») et le parolier Luc Aulivier.
« Peter Pan ressortait en salles, mais en mono. C’était un projet très difficile, mais nous étions tous très motivés. On enregistrait dans une cave, nous n’avions pas de rythmo directement visible, il fallait ouvrir une porte et elle était projetée par des miroirs. Les chœurs étaient très compliqués, il y avait seize choristes à faire chanter ensemble, avec des changements de tempo fréquents, pour lesquels nous devions préenregistrer des clics. J’enregistrais les séances sur des D.A.T., en réécoutant les bandes on entend tout, de la première répétition jusqu’à la fin. Le film étant distribué par Warner, la superviseure Warner, Lori Rault, nous attendait au tournant, mais je crois qu’on a fait du bon boulot. Ce n’était pas évident car il fallait aussi qu’on change le texte du premier doublage, « Nous suivons le guide » devenant « A la file indienne », etc. Nous avons eu de nombreux échanges avec la SACEM et depuis ce jour, quand on réadapte un film, l’ancien adaptateur garde 10% sur les droits, car il y a forcément des bouts de dialogues qui restent identiques d’une adaptation à l’autre. »
Autre souvenir à propos des chœurs de Peter Pan : « Il y avait dans le groupe les Fléchettes (quatuor vocal constitué de deux sœurs et de leurs deux cousines, NDLR). Je me souviens d’un jour où nous étions allés déjeuner ensemble. Il y avait dans le restaurant un accordéoniste qui jouait des airs qu’elles avaient connus dans les balloches de leur enfance, et elles se sont toutes mises à chanter ensemble, parfaitement harmonisées, c’était magique ».

Tout en continuant à superviser les doublages Disney, Fred s’investit de plus en plus au côté de son frère Philippe dans la création des studios Dubbing Brothers à La Plaine Saint-Denis. Le premier film à essuyer les plâtres de l’auditorium chansons est Le Roi Lion (mai 1994). Avec Aladdin et d’autres Disney doublés un peu plus tard, Le Roi Lion est certainement l’un des meilleurs souvenirs professionnels de Fred, qui gardera longtemps la nostalgie des Disney de cette époque-là. Pour ce film, Claude Rigal-Ansous, avec qui Fred avait eu des échanges compliqués sur La Belle et la Bête, écrit les dialogues, et Luc Aulivier les chansons.
Les adaptations de chansons de Luc Aulivier sont un cas d’école, préférant trouver de nouvelles images poétiques respectant l’esprit de la version originale, plutôt que de chercher scrupuleusement à traduire les paroles (comme le font les versions françaises québécoises). Par la plume de Luc Aulivier, « A whole new world » devient ainsi « Ce rêve bleu » dans Aladdin, et « Colors of the wind » « L’air du vent » dans Pocahontas. « Je prends souvent l’exemple de « Can you feel the love tonight » que Luc a adapté dans Le Roi Lion en « L’amour brille sous les étoiles ». Le traduire en « Est-ce que tu sens l’amour ce soir ? » aurait été laid, voire… quelque peu inapproprié (rires) ».
Fred aimait beaucoup les jeux de mots et autres trouvailles de Luc. Je me souviens de Fred corrigeant les interlocuteurs qui faisaient l'erreur de chantonner « Moi j'ai du poil au menton 
» au lieu de « Moi j’ai du voile au menton » (chanté dans "Prince Ali" d'Aladdin par le génie, apparaissant voilé à l'image).

Pour Pocahontas (juin 1995), Fred fait passer un essai à Michèle Morgan pour doubler Grand-Mère Feuillage. C’est finalement Annie Cordy qui est choisie. Anecdote que Fred m’avait racontée : « Annie Cordy avait l’habitude, en parcourant les routes pour faire des galas, de laisser un pourboire aux ingénieurs du son des villages où elle chantait. Après l’enregistrement de sa chanson de Pocahontas, l’ingénieur-du-son a découvert une enveloppe avec un billet sur sa console (rires) ».
Dans Le Bossu de Notre-Dame (février 1996), doublage remarquable, Fred supervise un Francis Lalanne complètement habité par son personnage (Quasimodo). « Lors d’un enregistrement, Francis enregistrait dans la cabane et tout d’un coup on ne le voit plus. Je m’approche et je le vois par terre, en larmes tellement il était touché par le personnage. Le Bossu de Notre-Dame est un grand souvenir de doublage. Mon mentor, Blake Todd (vice-président de Disney Character Voices International, NDLR), était très pointilleux, mais il a bien fait car ses remarques étaient toujours très pertinentes ». Fred retrouvera Francis Lalanne par hasard quelques années plus tard, vivant aux Etats-Unis dans le même quartier, et leurs familles deviendront amies.

Fred supervise également les doublages du Noël de Mickey (2ème doublage, mars 1992), Coquin de printemps (2ème doublage, décembre 1992), Noël chez les Muppets (septembre 1993; il adorait le générique de fin), L'étrange Noël de Monsieur Jack (juin 1994), Toy Story (1996), La Belle et le Clochard (3ème doublage, mars 1997; pour lequel il fait "réapparaître" l'accompagnement orchestral des choeurs de "Bella Notte" qui avait été curieusement enlevé lors du doublage de 1989), Hercule (1997), sans compter les voix et chansons des attractions et spectacles d'Euro Disney et des spectacles Disney sur glace, les VHS de sing-along, etc.
Pour Hercule, Fred se rend aux Etats-Unis, où il assiste à l’enregistrement de la musique originale (chœurs des muses, etc.), et en gardera un souvenir extraordinaire.
Son travail pour Disney ne se borne pas à la France, et il doit parfois faire doubler pour la première fois en Europe de l’Est des films comme Le Livre de la Jungle : « J’ai pendant longtemps conservé et écouté la piste orchestrale du Livre de la Jungle, qui était incroyable ».

En juillet 1998, Fred quitte Disney pour devenir directeur de production (et également superviseur et mixeur "maison") de Dubbing Brothers, où il travaille sur de nombreux grands films (dont les Star Wars I et II, Shrek, Mulan, etc.) jusqu’en 2003. Après un court passage à la supervision de DreamWorks, il s’installe à Los Angeles (il m’avait d’ailleurs raconté que le livre de mon confrère François Justamand, Rencontres autour du doublage des films et des séries télé, dans lequel il est brièvement interviewé, lui avait servi de « carte de visite » pour l’obtention de son visa) pour l’antenne américaine de Dubbing Brothers. Il y travaille jusqu’en juin 2011, mixant de nombreux films.

De retour en France, Fred Taïeb crée pour le groupe Technicolor des studios de doublage à Saint-Cloud, dans un pâté d’immeubles qui a toujours été historiquement rattaché au cinéma (laboratoires L.T.C.) et au doublage (M.P.S., etc.). Le studio ferme en janvier 2014 en raison des problèmes rencontrés par Technicolor, mais il est repris par le groupe Deluxe en juillet 2014, avec de nouveau Fred à sa tête, privilégiant la qualité du travail, le respect des conventions collectives et le bien-être au travail.
La gestion d’une entreprise ne lui octroyant que peu de temps pour toucher aux aspects les plus créatifs du doublage, c’est avec enthousiasme qu’il accepte en octobre 2019 la proposition de Netflix (ouvrant des bureaux à Paris) de devenir leur premier superviseur doublage en France (Over the moon, Ratched, etc.).

Autodidacte complet, Fred touchait à tous les domaines du doublage avec une grande expertise. Son professionnalisme, son écoute, son sens de l'accueil, sa bienveillance, en faisaient un professionnel respecté et aimé aussi bien des comédiens, que des techniciens et des clients. Dans Le Roi Lion, Med Hondo étant en tournage à l'étranger au moment de la réception de l'image finale du film, Fred avait dû enregistrer lui-même la dernière réplique de Rafiki, désignant à Simba le rocher des lions, où celui-ci doit devenir roi, d’un magnifique et dramatique : « C’est l’heure... ». L’heure de Fred est hélas venue bien trop tôt, et je pense très affectueusement à Anouch, Noé, Angela, Patrick et toute sa famille.


Fred Taïeb faisant visiter les studios Technicolor en 2012


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