samedi 17 mai 2014

Anne Germain : « Chanter la vie, chanter les fleurs, chanter les rires et les pleurs » (Partie 5/6)

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(Plan: Partie 1: enfance, formation, chanteuse d'orchestre; Partie 2: choeurs pour des chanteurs de variété; Partie 3: enregistrements solistes; Partie 4: groupes vocaux; Partie 5: musiques de films; Partie 6: doublage, compositions)




Dans l’ombre des studios : Je souhaiterais maintenant que nous évoquions les différentes musiques de films auxquelles vous avez participé, à commencer par Les Demoiselles de Rochefort (1967)

Vous me parliez de maquettes : j’avais été demandée pour enregistrer celles des Demoiselles. Comme je vous l’ai déjà expliqué pour La Fugue il fallait présenter quelques airs pour ces messieurs les producteurs. Ca s’est fait à la Comédie des Champs Elysées transformé en studio d’enregistrement dans la journée (les Double Six y ont enregistré leur premier 33 tours avec Quincy Jones), une petite loge d’orchestre au fond servait de cabine aux ingénieurs du son (salut à Gilbert qui prenait si bien les voix et à Jean-Pierre !). Le soir la salle redevenait théâtre. Michel Legrand avait réuni un simple orchestre de cuivres et une rythmique, pas de cordes. J’ai chanté une des chansons de Solange « Je rentrais de l’école et je traînais Boubou » (elle chantonne) reprise dans le film par Claude Parent. L’autre chanson, celle de Delphine a été interprétée pour la maquette par Nicole Darde qui n’a pas chanté dans le film car ensuite le projet ayant été retenu par Hollywood (Gene Kelly, etc.) nous avons passé des auditions avec les autres choristes de l’époque. J’ai auditionné avec la « Chanson de Delphine à Lancien » : « Mais que sais-tu de moi, toi qui parles si bien, etc. » (elle chantonne) que j’ai déchiffrée en même temps derrière Michel au piano en lisant par dessus son épaule ! Il y avait là Francis Lemarque qui avait investi aussi dans le projet, Agnès Varda et bien sûr Jacques Demy. J’ai donc été retenue aussitôt pour faire la « voix chantée » de Catherine Deneuve. Par contre je n’avais pas été contactée pour les auditions des Parapluies de Cherbourg (1964).

DLODS : C’est Danielle Licari qui doublait Catherine Deneuve dans Les Parapluies. Pourquoi ont-ils ressenti le besoin de changer de voix pour Les Demoiselles?

L’extrême originalité des Parapluies de Cherbourg qui a tant étonné le monde de la critique et le monde tout court c’est qu’il était entièrement chanté : pas une parole de comédien, que du chant (d’ailleurs  je trouve que les chanteurs n’ont pas eu la reconnaissance qu’ils méritaient, car ce sont eux qui font le film. Ils auraient dû être invités au festival de Cannes !), alors que dans Les Demoiselles il y a beaucoup de texte et on entend donc les voix des comédiens. Il fallait donc que les timbres des voix parlées et chantées raccordent parfaitement, c’est pourquoi Danielle Licari n’a pas fait Les Demoiselles de Rochefort ni Peau d’âne.

DLODS : D’où venait Claude Parent, la voix chantée de Françoise Dorléac dans Les Demoiselles de Rochefort?

C’est Mme Legrand la maman de Michel qui connaissait tout le monde dans le métier par sa maison d’édition et qui a pensé à Claude Parent. Elle avait un tour de chant alors et a dû faire un essai après nous. Elle a été prise aussitôt car sa voix « collait » parfaitement à celle parlée de Françoise Dorléac.


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Anne Germain (voix chantée de Catherine Deneuve): Chanson de Delphine
du film Les Demoiselles de Rochefort (1967) 
 

DLODS : Dans Les Demoiselles de Rochefort comme dans les autres films de Jacques Demy, les chansons ont été enregistrées avant le tournage du film. Les comédiens du film ont-ils assisté à l’enregistrement ?

Oui, les deux sœurs sont venues se rendre compte du travail dans la cabine du son, mais il n’y a pas eu de contact personnel avec elles. La pauvre Françoise s’est tuée tragiquement l’année suivante. Quant à Catherine Deneuve, elle est toujours restée très discrète sur le fait de n’avoir pas chanté elle-même dans les films de Demy.

DLODS : Vous avez quand même participé à une émission quelques temps après la sortie du film…

Oui, nous avions été sollicitées Claude Parent et moi pour une émission de télévision dans laquelle nous devions chanter en direct devant un écran la chanson des jumelles. Il y avait là Serge Gainsbourg et d’autres artistes. Un de mes « collègues » batteurs André Arpino éprouve le besoin de me présenter à Serge Gainsbourg qu’il avait accompagné (naturellement je ne mentionne pas notre rencontre à Milord l’arsouille quelques années avant sa célébrité, la carte de la Cité des Arts, etc. s’en est-il souvenu ?), mon copain lui dit « Je te présente Anne Germain, qui a prêté sa voix à Catherine Deneuve dans Les Demoiselles de Rochefort ». Gainsbourg me regarde et dit « Il ne faut rien prêter dans ce métier » (rires) !

DLODS : Que pensez-vous du film au moment de sa sortie ?

Je n’ai pas été éblouie à l’époque, j’étais encore dans la magie des grandes comédies musicales américaines comme Chantons sous la pluie, The Bandwagon, Royal Wedding et tant d’autres splendeurs avec les Marge et Gower Champion, Vera Hellen, Fred Astaire, enfin les génies du spectacle chanté et dansé. Ce n’était pas au niveau bien que très vivant. En fait c’est français, aussi beaucoup comme mes camarades et moi ont été surpris du succès que rencontre ce film avec le temps, car en effet des générations de jeunes l’ont découvert et l’ont trouvé formidable, la chanson des jumelles est devenu un « classique » ! Mais nous forcément n’avions pas le même regard ayant « travaillé » pour ce film. Peau d’âne (1970), c’est différent, il n’y a aucune référence hollywoodienne. Un conte de fées infiniment poétique –la scène de l’enterrement de la Reine au début dans son cercueil de verre en forme de bulle porté à travers un champ enneigé, c’est d’une beauté !-, d’autres passages un peu surréalistes au-delà du conte, parfois un peu inspirés par Cocteau peut-être ? Comme Parking d’ailleurs…


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Anne Germain (voix chantée de Catherine Deneuve): Recette pour un cake d'amour
du film Peau d'âne (1970) 


DLODS : Aviez-vous passé une nouvelle audition pour Peau d’âne?

Non, j’ai été demandée directement : toujours la même obligation des voix qui raccordent. Musicalement par contre, c’était plus chanté, plus « lyrique » sauf la « Recette pour un cake d’amour » qui a un petit style Burt Bacharach/Herb Alpert –aïe si Michel lit ça, gare (rires)! Jacques Revaux a repris naturellement la voix chantée de Jacques Perrin.

DLODS : L’univers de Michel Legrand est-il particulièrement difficile à s’approprier ?

Pas pour moi, je ressens sa musique comme si je la connaissais depuis toujours, c’est tellement évident ce qu’il écrit, c’est une vraie musique de Musicien. Dans ses séances il faut chanter juste et « en place » quand c’est jazzy comme les séances que nous avions faites pour Stan Getz. Michel a toujours été charmant et amical avec moi, il était content, donc…

DLODS : Francis Huster chantait lui-même dans Parking (1985) de Jacques Demy, et ce n’était pas très «heureux » …

Je n’ai jamais compris comment la partie chantée de son rôle lui avait été confiée finalement, alors qu’un vrai chanteur avait déjà fait un enregistrement très concluant car une belle voix et un vrai interprète : Daniel Levi. Il a chanté plus tard dans Les Dix Commandements avec beaucoup de succès. Cela s’est déjà produit que des vedettes fassent du chantage et exigent de chanter ou sinon elles ne font pas le film, mais… motus !

DLODS : Pour Michel Legrand vous avez chanté dans Les Mariés de l’An II (1971) de Jean-Paul Rappeneau…

Ah oui, Michel avait dit à Paulette qui convoquait les musiciens « Je ne veux personne d’autre qu’Anne Germain » (rires) ! Je chantais  « Gloire à la République, mort à tous les fanatiques, etc. » (elle chante) à la place de la belle Laura Antonelli ! Pour Michel j’ai fait un soir au studio Davout une très belle maquette –encore !- pour le film de Claude Lelouch Les uns et les autres (1981). C’est Nicole Croisille qui devait chanter et jouer la scène dans le film mais elle n’était pas là et Claude Lelouch avait absolument besoin de la musique pour tourner le lendemain. J’ai donc enregistré à sa place en attendant son retour pour le définitif. C’était magnifique, un orchestre somptueux comme toujours avec Michel. Hélas j’ai oublié de demander à l’ingénieur du son de me faire une petite bande en souvenir et quand j’y ai pensé c’était trop tard : Nicole avait enregistré la séquence et comme il n’y avait qu’une piste chant la mienne avait été effacée. Désolant et grave de ne pas penser plus loin que l’immédiat. Pour Cannabis (1970) de Serge Gainsbourg, même oubli. Pour ce film qu’il avait réalisé et dont il avait composé la musique avec l’aide de Jean-Claude Vannier pour les arrangements, il y avait une scène dans un cabaret de travestis où l’un d’eux mimant Marylin Monroe chantait une chanson en anglais évidemment mais composée par Serge. Il lui fallait donc une fille chantant bien en anglais, ne pouvant utiliser un vrai disque de Marylin. Deux prises, tout le monde satisfait, mais là encore j’ai oublié de demander une bande pour moi ! Il reste ce qui est dans le film, mais la scène étant brutalement interrompue dans l’histoire, la chanson est donc brutalement coupée aussi, je n’ai donc jamais pu l’avoir en entier. Où est-elle aujourd’hui  cette bande ? Jane Birkin le sait peut-être car c’est elle qui avait écrit le texte…

DLODS : J’imagine que vous aviez dû faire des chœurs pour Gainsbourg ?

Je n’ai fait des chœurs pour Serge Gainsbourg qu’une fois : pour sa comédie musicale Anna, avec Anna Karina d’ailleurs : « Sous le soleil exactement », etc.

DLODS : Nous allons maintenant parler d’une autre « figure » de ce métier qui vous avait engagée comme soliste pour son premier film Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (1972) : Jean Yanne… Comment l’avez-vous connu?

Ce n’est pas Jean Yanne qui m’avait engagée mais mon mari ! Claude avait déjà travaillé en collaboration avec Michel Magne qui avait besoin de bons arrangeurs et orchestrateurs pour ses musiques car Michel était surtout un mélodiste avec beaucoup d’idées mais il ne savait pas écrire pour tout un orchestre. Dans le projet de film de Jean il devait y avoir beaucoup de musique de variété principalement avec solistes et chœurs pour les chansons qu’on entend à longueur de journée dans une station de radio genre RTL. J’ai donc fait toutes les chansons en « imitation », comme je l’avais déjà fait dans des covers. Jean Yanne je l’avais déjà croisé quand avec Christiane Legrand, Claude et d’autres copains nous faisions des pubs pour Les Programmes de France avec le cher Gérard Sire dans un petit studio rue Croix des petits Champs dans un immeuble en face de la Banque de France. Eh bien, malgré le temps, Jean Yanne s’est souvenu de moi à mon grand étonnement.



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Montage d'extraits de la B.O. de Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil  
Anne Germain imite Sylvie Vartan ("Jesus, rends-moi Johnny"), Mireille Mathieu ("Jésus Java"), Gloria Lasso ("Che o Che") et France Gall ("Chanson bête et stupide")


DLODS : Dans ce film on entend votre voix à de nombreuses reprises, c’est un véritable « festival Anne Germain », vous vous imprégnez de tous les styles…

J’ai repris des évocations de Sylvie Vartan, France Gall, Gloria Lasso, Zizi Jeanmaire, etc. C’était sympa à faire, dans une ambiance super car tout ça plaisait beaucoup à Jean Yanne. Claude avait glissé un petit passage « brésilien » de son cru à la façon « Les Masques » qui sonnait super bien, trop court mais dans lequel on reconnaît dans deux petites répliques les voix de Michel Cassez et Danielle Licari. Cette chanson c’est « Symphonie pour odeur et lumière » : « A cinq heures du soir, dans son bureau, la dactylo sent mauvais sous les bras ».

DLODS : Il y a également deux chansons interprétées par un certain N’Dongo Lumba. Je ne trouve aucune trace de cet artiste, était-ce un pseudonyme ?

Klaus Blasquiz
Oui, naturellement il fallait créer l’illusion, c’est le propre du cinéma, vous savez. Il avait super bien chanté. Nous pensions qu’il serait un rival sérieux pour le grand Johnny mais il faisait en fait partie du groupe Magma et n’a pas été intéressé par une carrière de soliste, il était sûrement très bien avec son groupe. Il chantait la chanson « Jesus San Francisco » dans le film. C’était l’époque où le monde du spectacle a exploité Jésus (Jesus-Christ Superstar, le film de Norman Jewison) et Jean Yanne n’a pas manqué d’ « épingler » cette « mode » ! Ce chanteur c’était Klaus Blasquiz que nous avons « retrouvé » des années après mon mari et moi pour une expertise d’instruments synthétiques pour lesquels il avait créé une sorte de musée.

DLODS : Votre mari a poursuivi sa collaboration avec Jean Yanne sur d’autres films…

En effet, Claude a été sollicité pour les films suivants avec ou sans Michel Magne. Jean Yanne avait lui-même des idées de musique et il a souhaité confier directement à Claude les arrangements et musiques additionnelles des petites « maquettes » qu’il s’était enregistré lui-même. Certes, le matériel était mince ! Sauf pour Deux heures moins le quart avant Jesus-Christ (1982) où il a demandé Raymond Alessandrini un grand virtuose du piano qui n’a pas eu la carrière à la hauteur de son talent. Trop modeste lui aussi, pas tout à fait Philippe Sarde !

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Anne Germain : Pauvre Bach
du film Chobizenesse (1975) 

DLODS : Pour Chobizenesse (1975) de Jean Yanne, vous chantez en soliste "Pauvre Bach", une parodie des Swingle Singers… et on peut également vous voir à l'image dans une scène du film!

C’était vraiment de la figuration dans une scène tournée au Théâtre de la Madeleine. Un film assez délirant comme Jean Yanne aimait bien, avec toujours avec lui de très grands acteurs, comme à cette occasion Robert Hirsch et la grande Denise Gence, tous deux de la Comédie-Française quand même ! Les acteurs aimaient bien travailler avec Jean Yanne car c’était toujours une partie de rigolade avec malgré tout le savoir-faire et le talent !

DLODS : Dans un tout autre genre, puisque nous évoquons les musiques de films que vous avez chantées, nous ne pouvons pas oublier le générique de l’émission L’île aux enfants (1974)!

J’avais été convoquée par Roger Pouly le pianiste de Charles Trénet pour soutenir une chorale d’enfants qui devait chanter ce générique, ce que j’ai fait. J’ai donc chanté avec eux mais ensuite Christophe Izard, l’auteur, m’a demandé de chanter la partie soliste (le couplet) car le petit garçon prévu n’y arrivait pas. J’ai donc eu l’idée de chanter une octave en-dessous pour ne pas faire une fausse voix d’enfant, car les fausses voix d’enfants ça s’entend, ce n’est pas crédible, alors j’ai chanté plutôt à la façon d’une « maman » avec un timbre naturel, ce qui je pense a contribué au succès de ce générique. Cela a beaucoup plu à Christophe Izard qui m’a ensuite redemandée pour l’émission Les visiteurs du mercredi.

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Anne Germain: Générique de L'île aux enfants (1975)


DLODS : Vous avez continué à travailler avec Roger Pouly et Christophe Izard ?

Christophe Izard avait repris Sesame Street, réalisé en noir et blanc avec les premières « muppets » bien avant le Muppet Show qui sera diffusé plus tard avec les voix des « stars » du doublage. Les épisodes que nous avons doublés étaient très courts mais il y en avait un très grand nombre. Nous faisions souvent le doublage sans bande rythmo car cela arrivait tellement vite des Etats-Unis qu’il n’y avait pas eu le temps de les préparer, on avait juste les textes sur un papier et on doublait à l’image ! Heureusement ce n’étaient que des poupées avec des mouvements de « bouche » imprécis et saccadés donc moins délicat que pour des visages humains. Ca aussi c’était hilarant. Fatiguant, mais si drôle à faire ! Encore un souvenir qui sort de l’ordinaire dans mon travail de « choriste ».

DLODS : Qui faisait avec vous les voix des Sesame Street ?

Il y avait donc Roger Pouly engagé pour la circonstance, son épouse et deux copains à eux dont je ne sais plus les noms et que je n’ai jamais revus. Plus tard je retrouverai d’autres « muppets » en doublant Les Fraggle Rock avec Vincent Grass, Michel Mella, Claude Lombard et Jocelyne Lacaille.

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"Ballet du rêve" par Anne Germain (voix chantée de Noëlle Adam)
dans L'homme orchestre (1970)



DLODS : Avez-vous en tête des souvenirs de chœurs dans des films français connus ?

Anne Germain dans
Le Gendarme et les Extra-Terrestres
Pas français mais tout de même cas rare, un James Bond, Moonraker (1979) bénéficiant d’une grève des musiciens en Angleterre. Autrement Le Gendarme de Saint-Tropez (1964) avec le célèbre « Douliou douliou Saint-Tropez » et Le Gendarme et les Extra-terrestres (1979) dans lequel nous sommes à l’image dans la scène du couvent, en bonnes sœurs. Dans Astérix et Cléopâtre (1968), nous chantons Danielle Licari, Nicole Darde et moi les servantes de Cléopâtre dans la scène du bain. Il y a eu aussi un beau duo avec Danielle Licari pour Alain Delon dans son film Madly (1970), Tendre poulet (1978) avec Annie Girardot et Philippe Noiret où l’on nous voit –une vraie chorale, cette fois !- dans quelques scènes. J’avais fait une chanson dans un épisode de la série télé Arsène Lupin avec Georges Descrières pour une musique de Claude Bolling. Tant d’autres aussi pour Vladimir Cosma dont Les Malheurs d’Alfred (1972) et la série télévisée Le Loup blanc (1977), mais aussi pour Georges Delerue, François de Roubaix que j'aimais énormément et dont la disparition tragique m'a beaucoup choquée, etc. Il faudrait que je ressorte toutes mes feuilles de paie pour tout citer car il y en a trop !


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(Plan: Partie 1: enfance, formation, chanteuse d'orchestre; Partie 2: choeurs pour des chanteurs de variété; Partie 3: enregistrements solistes; Partie 4: groupes vocaux; Partie 5: musiques de films; Partie 6: doublage, compositions)
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2 commentaires:

  1. Merci à vous et à Anne Germain pour cet entretient passionnant. Au passage, je voulais signaler que la chanson de Gainsbourg/Vannier dont elle parle, "I want to feel crazy", a été éditée sur la BO de Cannabis (collection écoutez le cinéma).

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  2. Anne Germain, c'est la voix de mon enfance. Le générique de L'Île aux enfants, citait son nom, du coup, on peut dire que cela fait 40 ans que je connais cette grande dame . Une grande artiste !!

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