dimanche 9 janvier 2011

Lucie Dolène : Un sourire en chantant (Partie 2/4)

Pour lire la précédente partie de l'interview (partie 1/4), veuillez cliquer ici 

Dans l'ombre des studios : A l’origine, vous avez une formation de chanteuse mais il vous est arrivé de jouer dans des émissions télévisées et même des pièces de théâtre. Peut-on dire que ce travail de comédienne est venu par étapes, avec votre participation à des opérettes et des doublages ?

J’ai toujours eu envie d’être comédienne. J’ai préparé le concours d’entrée au conservatoire que j’ai raté, et j’ai été très triste de ne pas rentrer au conservatoire comme comédienne. A l’époque, je pensais que les deux disciplines étaient tellement complémentaires, tellement importantes. Pour moi, jouer la comédie était aussi important que chanter. Pour chanter il faut être comédienne, et inversement car c’est une belle discipline le chant, c’est quelque chose où vous arrivez à maîtriser votre colonne d’air et… à respirer (rires) ! C’est important de simplement respirer en scène. Donc voilà, j’ai beaucoup travaillé la comédie avec de très bons professeurs comme Claude Viriot, Henri Bosc, Roger Gaillard, et même un peu plus tard Michel Vitold dont j’ai suivi les cours qu’il donnait à l’Atelier.


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Extraits de la comédie musicale Paris by night (1982) 
avec Mouloudji, Lucie Dolène et Armand Mestral

DLODS: Qu’est-ce que vous pensez du préjugé assez français qui dit qu’on ne peut être chanteur et comédien à la fois ?

C’est une hérésie absolue, mais je pense que ce préjugé s’en va un peu, parce que, depuis maintenant une vingtaine d’années, les jeunes comédiens font de la danse, du chant. Ne pas avoir fait de danse, c’est le regret de ma vie. J’avais cette obsession de la comédie et du chant, qui pour moi étaient indissociables, et je n’ai pas réalisé que la danse était aussi extraordinaire. Alors maintenant je sais que beaucoup de jeunes comédiens pratiquent les trois disciplines et cela me semble évident!

DLODS: Quels sont vos premiers souvenirs d’émissions de télévision ?

J’ai participé à une comédie musicale montée à la télévision par Claude Loursais, un fameux réalisateur, qui s’appelait Le Sire de Vergy et là-dedans j’avais un rôle très drôle et  le privilège de jouer avec Jean Rochefort. On s’est beaucoup amusé avec Jean Rochefort parce qu’il était passionné. Je lui racontais que je rentrais des Etats-Unis, alors il était fasciné par ça et me disait « Est-ce que tu as connu Sinatra ? Ah qu’est-ce qu’il chante bien ce mec-là, tu te rends compte !». C’était quelqu’un d’absolument délicieux et facétieux.

DLODS: Et justement… Est-ce que vous avez connu Sinatra ?

Non, je n’ai pas connu Sinatra, par contre j’ai chanté à Las Vegas dans le programme Nat King Cole de Johnny Mathis ce jeune chanteur qui avait une si belle voix, et Tony Bennett. Donc je suis restée 3 mois à Las Vegas, quand même.

DLODS: Avez-vous participé aussi à quelques émissions de variétés à cette époque ?

J’ai fait énormément de choses avec Jean Nohain dans 36 chandelles. C’est là que j’ai rencontré Jean Le Poulain et Robert Hirsch, et j’ai eu le bonheur de faire partie de cette équipe absolument géniale, avec Jacqueline Maillan. C’était l’ancêtre du feuilleton à la télévision et ça s’appelait La perle rose, ça passait toutes les semaines dans 36 chandelles. Moi je faisais couple avec Robert Hirsch et Jacqueline avec Jean Le Poulain, et nous nous sommes tellement amusés avec ça, c’était un  très grand bonheur ! Après avec Jean Le Poulain j’ai fait une série dont mon mari avait fait le générique et écrit beaucoup de chansons, Les Le Poulain au galop, une émission de variétés qui passait tous les dimanches à midi. Je chantais toute seule, parfois avec Jean, et jouais dans des sketches. Et puis après, j’ai fait Le tour du monde en 80 jours avec Jean.

DLODS: Plus tard, vous avez aussi joué dans la pièce Le noir te va si bien  avec Jean Le Poulain.

Ah, Le noir te va si bien ! C’était un très beau souvenir aussi. Je ne vous ai pas raconté comment j’ai connu Jean Le Poulain. Je l’ai connu à Toulon à l’époque où nous y habitions, et il était au conservatoire de Toulon avec une de mes sœurs qui aurait fait une comédienne époustouflante, mais malheureusement, à cette époque là, devenir comédienne posait problème aux parents. Elle était une grande amie de Jean, et moi je les entendais répéter leurs scènes au conservatoire, il venait à la maison travailler avec elle, et quand je retrouvais Jean à la télévision des années plus tard il me disait toujours « Quand même tu me rappelles bien Toni ! », le diminutif de ma sœur Antonine. Jean c’était un être étonnant parce que très généreux. Mais les jours où il n’avait pas envie d’être là il n’était pas là. Il le faisait sentir tout de suite.

DLODS: Est-ce que Francis Blanche était le même type d’homme ?

Un peu, Francis était vachard, mais quand il aimait les gens, c’était quelqu’un de merveilleux, il avait un fond de générosité. C’était plus fort que lui les bons mots, les vannes qui font rire au détriment de quelqu’un, mais je n’ai que de très bons souvenirs de Francis. Dans La Belle Arabelle, il y avait aussi son père, Louis Blanche, un très vieux monsieur, un peu sourd. Alors quand ils se rencontraient en coulisses, il lui disait « Alors ça va vieille branche ? Il ne m’entend pas le vieux con ? Hein, tu ne m’entends pas, vieux con ? » (rires)
Et puis après il le prenait dans ses bras, il l’embrassait.

DLODS: Avez-vous déjà joué dans des films ?

Non malheureusement je n’ai rien fait, sauf dans Diesel, un film de Robert Kramer qui est mort maintenant. J’ai joué une gardienne de prison dans ce film absolument dément qui n’a pas du tout marché.

DLODS: Parlons un petit peu de la séquence « Les recettes de Loula » que vous animiez pour l’émission de jeunesse Vitamine.

J’ai fait cette émission grâce à une amie, Liliane Davis (choriste de Claude François notamment, ndlr), qui m’a contactée un jour en me disant « Je travaille dans une production où l’on cherche une comédienne qui ferait une grand-mère un peu allumée dans l’émission des enfants le mercredi après-midi, Vitamine, et qui présenterait des recettes culinaires, est-ce que tu veux venir faire un essai ? ». Alors je suis allée faire l’essai et j’ai été prise, et ça c’est un très beau souvenir, c’était bien, très drôle à faire, beaucoup de travail et de succès.

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Générique des Recettes de Loula chanté par Lucie Dolène

DLODS: Après vous avoir « perdu » des écrans depuis plusieurs années, nous vous avons récemment retrouvée dans le court-métrage Chicago Blues. Comment ce projet a-t-il été lancé ?

Le réalisateur, Sylvain Dardenne, a contacté un comédien qui m’a mise sur le coup. Il m’a raconté son histoire, évidemment c'était très plaisant. On a tourné ça dans la maison de ses parents et puis au final j’ai vu avec tristesse ce film que j’ai trouvé très mauvais, moi y compris.

DLODS: Était-ce dû au petit budget ?

C’est toujours un petit budget, mais ça a dû quand même lui coûter pas mal de sous. Ce n’est pas nous qui lui avions coûté de l’argent parce que nous travaillions comme ça, pour l’amour de l’art, je suis tout à fait pour quand le sujet en vaut la peine et que le projet a l’air bien. En tout cas, je lui souhaite d’en refaire d’autres qui vont bien marcher parce qu’il a certainement un certain talent ce garçon mais là, ça ne s’est pas bien passé.

DLODS: On a parlé de Le noir vous va si bien, pièce qui avait été jouée dans le cadre de « Au théâtre ce soir ». Avez-vous eu d’autres contacts avec la scène en tant que comédienne ?

J’ai quand même joué Mère Courage au Théâtre 71 de Malakoff pendant plus de trois mois sous la direction d’un homme merveilleux qui s’appelait Guy Kayat, et ça fait partie de mes quelques très beaux souvenirs de ma vie de saltimbanque. Je jouais avec des acteurs qui étaient formidables, qui n’étaient pas des stars, pas des gens connus, mais qui faisaient partie de la troupe des comédiens qu’employait Guy Kayat. Il m’a rencontrée et m’a dit « Vous êtes ma Mère Courage ! », je lui ai dit « Mère Courage, moi ? Ce n’est pas possible ! »

DLODS: Vous ne vous voyiez pas dans le rôle ?

Je ne me voyais pas dans le rôle au départ. Quand on pense aux femmes qui ont joué Mère Courage comme Germaine Montero par exemple. C’était un contre-emploi pour moi, mais j’ai tellement été bien guidée par Guy Kayat dans cette aventure que, pour moi, ça  a été tout d’un coup une évidence, je me suis prise au jeu. Et quel jeu ! Car c’est certainement un des plus beaux rôles qu’une comédienne rêve de jouer.

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"Oh bonjour!" ("Good morning") du film Chantons sous la pluie (1952)  chantée en VF 
par Yves Furet, Pierre Laurent et Lucie Dolène

DLODS: Nous allons évoquer maintenant votre carrière dans le doublage de films. A quand remonte votre premier doublage ?

L’un de mes premiers doublages devait être Chantons sous la pluie dans lequel je faisais la voix chantée de Debbie Reynolds. J’aurais bien aimé faire les dialogues aussi mais je ne les ai pas faits.

DLODS: Vous souvenez-vous des autres interprètes ?

Il y avait un chanteur du nom de Pierre Laurent qui doublait Donald O’Connor sur les chansons, Odette Laure qui doublait celle qui avait l’horrible voix (Jane Hagen, ndlr), Yves Furet, qui doublait Gene Kelly. Yves Furet était un comédien très coté, très connu, professeur d’art dramatique, je suis sûre que c’est lui qui doublait Gene Kelly aussi sur les dialogues. Pour ce qui est de Pierre Laurent, j’en suis moins sûre.

DLODS: Il semble, aussi curieux que cela puisse paraître, qu’Yves Furet ait seulement doublé Gene Kelly sur les chansons, et que c’est sa voix française habituelle, Michel André, qui l’ait doublé sur les dialogues.

Vous savez, c’est un peu comme ça dans le doublage, quand un comédien marque un rôle titre, après cela devient une espèce d’exclusivité. Moi je pensais qu’Yves Furet avait doublé la voix parlée aussi mais effectivement, si vous me dites ça, ça ne m’étonne pas.

DLODS: Visiblement la partie chantée du doublage a été enlevée des DVD Zone 2, on entend juste les chansons en VO.

C’est exact, ils ont supprimé tout le doublage chanté en français, et je vous avoue qu’un ami m’a trouvé notre doublage, et j’ai trouvé ça assez mauvais.

DLODS: Est-ce que selon vous le doublage de ce type de films musicaux doit être intégral, c'est-à-dire doubler aussi les chansons dont certaines peuvent être considérées comme « cultes » dans leur version originale?

C’est une bonne et difficile question. Je crois que c’est extrêmement difficile de réussir un bon doublage en français. Ça a été fait, par exemple pour  My Fair Lady qui était très réussi.

DLODS: Ensuite vous retrouvez Debbie Reynolds dans La conquête de l’Ouest, toujours en voix chantée. L’avez-vous doublée dans d’autres films ?

Non, mais je l’ai doublée assez récemment dans des épisodes de la série télévisée Will & Grace.

DLODS: Vous l’avez retrouvée 40 ans après… aussi pétillante?

Oh, elle est formidable ! Je peux vous dire que les années n’ont pas pris beaucoup de poids sur elle. Elle est belle comme un cœur, et elle a pris une autorité, elle est drôle quoi !

DLODS: C’est une comédienne qui vous convenait bien aussi par votre style de chansons ?

Oui.

DLODS: A ce propos, quand vous doublez comme ça une chanteuse, est-ce que vous injectez une partie de votre personnalité ou vous préférez vous effacer complètement en essayant d’imiter la chanteuse originale?

Il y a une structure musicale à laquelle on ne peut pas échapper, ce qui fait que c’est un petit peu des deux. C’est quelque chose qu’on sent au moment où on le fait. On essaie de s’infiltrer dans le personnage initial, et puis si on le peut, si on le sent et si ça n’est pas trop décalé par rapport à l’image, on peut mettre un petit chouia de ce qu’on ressent. Mais c’est plus facile dans un dessin animé, parce que là il y a beaucoup plus de créativité. Avec des comédiens, des personnages réels, humains, c’est plus difficile.

DLODS: Comment se faisaient les enregistrements des chansons dans les doublages de cette époque ? Y avait-il par exemple des notes sur la bande rythmo ? Est-ce que la technique a changé  depuis?

Oui, il me semble qu’il y avait des notes sur les bandes rythmo. On avait la voix originale dans le casque et c’est ce qui me convenait le mieux. En tout cas, pour certaines prises. Après on enlevait la voix, on ne gardait que la bande orchestre mais le meilleur guide pour moi était la voix originale.


 Pour lire la suite de l'interview (partie 3/4), veuillez cliquer ici


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8 commentaires:

  1. C'est moi qui ai mis en contact Sylvain Dardenne, le réalisateur de "Chicago blues" dont il est question dans cette interview, et Lucie Dolène dont je découvre les propose très négatifs sur ce court métrage.
    J'en suis plus que surpris et très peiné.

    Comme j'ai également tourné dedans, je me garderai bien entendu de porter un jugement sur l'interprétation des comédiens qu'on voit dans le film. Mais je tiens en tout cas à dire que je porte sur "Chicago blues" un jugement radicalement inverse de celui de Lucie. C'est à mes yeux une vraie réussite. Je dirais même un petit bijou, original, tendre, poétique, émouvant, et extrêmement bien réalisé.

    Je suis pour ma part très fier d'y avoir participé et tous les gens de ma connaissance qui l'ont vu n'ont jamais eu que de (très) bonnes réactions le concernant.

    Il est vrai que tous les goûts sont dans la nature mais il me semble purement inconcevable qu'on puisse penser honnêtement que "Chicago blues" est "très mauvais" même si on ne l'a pas aimé.

    Les spectateurs jugeront, et je les engage à aller le découvrir pour se faire leur opinion : http://www.facebook.com/video/video.php?v=2346642184595
    ou ici :
    http://www.dailymotion.com/video/xctunw_chicago-blues_shortfilms#.UQRUcmdoeM0

    Eric Legrand

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    1. Je suis d'accord avec toi Éric sur le fait qu'on ne peut pas dire que le film est "très mauvais". Peut-être que la prétention du court n'a pas été comprise.

      Souvent sur un tournage, face à l'engouement de l'équipe, je me suis surpris à surévaluer l'intention du film pour lequel je travaillais, et ai été déçu à la première vision. Avec les années de recul, je sais qu'il ne faut juger une œuvre autrement que par la "prétention" qu'elle affiche et sa proximité atteinte avec son objectif, si je me fais bien comprendre.

      Du coup, beaucoup de films auxquels j'ai participé et qui m'ont déçu sont devenus finalement à mes yeux d'assez bons métrages, le temps aidant.

      Sans pouvoir comprendre ces subtilités, il n'y a pas pire public que celui qui a participé à un film. Trop enthousiaste ou trop déçu, rarement clairvoyant. Je comprendrais donc, pour avoir eu les mêmes réactions parfois, que madame Dolène puisse se sentir trahie par -en fait- ses propres attentes. Le film n'affiche pas une image 35mm étalonnée ni un son dolby surround, et il est vrai que les jeux d'acteurs sont inégaux, à commencer selon moi par le sien, mais tout de même jamais "mauvais", faut pas pousser.

      Comme tu le dis, cher ami, c'est une petite pépite qui fond sous la langue, qui passe toute seule, qui nous émeu le temps de la dégustation et à ce titre, bien d'autres grosses productions ont à revoir leur copies. Je dis: objectif atteint, next !

      -Sam, un réa amateur.

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  2. Comme l'a dit M. Legrand à propos du court métrage "Chicago blues", il est très poétique, avec un thème émouvant qui touche normalement tout le monde. Dire qu'il est "mauvais" est en effet très excessif.

    Alex Poulin

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  3. Guillaume Masseau27 janvier 2013 à 10:28

    J'ai moi-même du mal à saisir les propos de Mme Dolène sur le court-métrage "Chicago Blues". Je l'ai vu plusieurs fois, et même si je ne suis pas comédien comme mon ami Eric Legrand, ni même critique de cinéma, je n'en reste pas moins un amateur qui essaie tant bien que mal d'apprécier les oeuvres avec le recul nécessaire et un minimum d'analyse.

    D'accord pour la part de subjectivité dans l'appréciation d'un film, mais la qualité d'une oeuvre n'est pas entièrement vouée aux goûts du spectateur (loin de là). Il y a des choses qui restent indéniables et qui font la qualité d'un film. La mise en scène, l'interprétation et le scénario sont chacun des éléments à part entière qui ont un niveau de qualité propre, une valeur brute, et là c'est une question de travail et de talent.

    Chicago Blues, comme l'ont dit les commentaires précédents, c'est une jolie métaphore sur le sujet tabou de la mort au sein d'une famille, la disparition d'un proche via le prisme de l'imaginaire d'un enfant.
    Donc à la base, c'est bien une oeuvre poétique, qui a une identité et un but.

    Pour le reste, je trouve au contraire que c'est bien mis en scène, avec de la pudeur et de la tendresse. Mme Dolène semble mettre en avant l’interprétation soi-disant "ratée" puisqu'elle dit se trouver elle-même mauvaise.
    En tant que spectateur je ne vois pas du tout où elle veut en venir. A ceux qui penseraient la même chose qu'elle, alors je vous invite à bien regarder l'interprétation du couple Legrand/Montsarrat dans ce court-métrage, et demandez-vous si ce n'est pas mieux joué que ce que nous propose 80% des drames français, et je ne parle même pas des produits français télévisuels actuels (à de rares exceptions près).

    Je rejoins donc les avis précédents, mais autrement qu'excessif, je trouve que c'est plutôt injustifié, ce qui me fait dire que ce passage de l'interview tient plus du mini-règlement de compte que de l'analyse.

    G.M.

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  4. Chicago Blues est pour moi, sur le fond, un très bon travail. Émouvant, touchant, poétique, intéressant. Là où il pêche le plus est sur la forme à mon avis, avec des contre-jours qui auraient dus être évités, des plans qui m'ont semblé malvenus et un son qui m'a parfois semblé discontinu (et je suis très dur...). Néanmoins le travail était là, les comédiens de talent aussi, j'ai aimé beaucoup de choses notamment la construction du film, l'ambiance qui s'en dégage et le jeu des comédiens que je trouve extrêmement juste. Donc pour moi ça reste un (très) bon court avec beaucoup de potentiel de la part de son créateur.

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  5. Bien que j'aime beaucoup Lucie Dolène et que j'apprécie la plupart de ses œuvres, je ne partage pas son point de vue. Je trouve au contraire que ce film est une réussite, vos interprétations à vous tous étaient magnifiques et l'histoire était émouvante, elle m'a beaucoup touchée. Je félicite le réalisateur, il a su rendre chaque scène touchante et il a réussi à traiter le sujet de la mort avec beaucoup de pudeur, de finesse. Je lui souhaite beaucoup de courage et de réussite à ce réalisateur.

    Je conseille à tout le monde de voir ce court-métrage, c'est un vrai chef d’œuvre.

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  6. Bon, ben avis purement personnel après avoir découvert le court métrage "Chicago Blues": il est une vraie réussite pour moi... Émouvant, vrai.... Une belle surprise au final...

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  7. Gilles TopSecret30 janvier 2013 à 01:09

    J'ai vu ce très joli court métrage qu'est "Chicago Blues" et je trouve qu'il en ressort une belle touche de poésie mélodramatique sur l'apprentissage de la vie et la mort.

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